Shaktishaalee'aag est [ft. Sylea Sil'afian]
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 Shaktishaalee'aag est [ft. Sylea Sil'afian]



que la grandeur des cinq éclaire notre chemin.
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Jeu 5 Jan - 16:29

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Points rps : 135

Arrivée en Arenaria : 27/12/2016
Localisation : Le "Circus", derrière son comptoir, probablement en train de vous servir son alcool le plus fort
Fonction/métier : Gérante de la Taverne "Circus"

CARNET DE ROUTE
◊ SAC: Le grimoire familial, des feuilles séchées de Bruaddar, une fiole de potion dite "aphrodisiaque", un coutelas, des osselets, quelques mèches de cheveux diverses et variées (brunes, blondes, blanches, rousses, etc.)
COMPÉTENCES:




Shaktishaalee'aag est
ft. Sylea Sil'afian
Ceti grouillait de monde à chaque heure du jour et de la nuit, contraignant ainsi les marchés à rester ouverts jusque très tard. Quitte à susciter la convoitise des bandits qui commençaient à s'éveiller ça et là, les visages camouflés par d'épais cols roulés et une lame apparaissant au détour d'une poche afin d'effrayer les plausibles âmes qui passaient à côté d'eux, les échoppes frétillaient d'activité, de rires et de cris. Le « Circus » n'échappait pas à la règle. Au beau milieu du centre ville, la Taverne luisait de mille feux ; elle accrochait les regards des passants, mais aussi leur odorat, ce en diffusant une douce odeur d'alcool chauffée par les soins de la tenancière. Le sourire aux lèvres, Surkhã'al surveillait les entrées et sorties de ses clients sans mot dire, occupée qu'elle était à préparer une montagne d'affiches qu'il lui faudrait placarder ça et là dans la ville cette nuit ; à ses côtés, une jolie jeune fille l'assistait : les mains plongées dans une eau mousseuse, elle frottait à s'en briser les mains chacun des verres salis par les lèvres de ces robustes ivrognes qui passaient leurs journées entières au « Circus » ; un peu plus loin, arpentant la salle armé d'un lourd plateau, un jeune garçon servait les clients avec efficacité, sans paraître éprouver la moindre difficulté. Il n'y avait pas à dire : la Taverne tournait particulièrement bien. Aussi, quand la Wyyn, Surkhã'al Nishithini, posa une dernière affiche sur sa pile de paperasses, elle crut bon d'avertir son employée qu'elle comptait lui laisser les clés du « Circus » dans le cas où elle ne serait pas de retour pour la fermeture.



– Soirée ésotérisme –

Les pouvoirs des Wyyn vous fascinent ? Vous avez toujours rêvé de communiquer avec les esprits ? Alors n'hésitez plus et invitez-vous au « Circus » chaque premier samedi soir du mois. Sous l'autorité de Surkhã'al Nishithini, apprenez à défier les lois de l'élément d'Esprit et arpentez un monde encore jamais visité.

Pour l'occasion, la Maison offre la première consommation et réduit de moitié le prix de toute commande passée entre 18h et 00h.

PS : Notez tout de même que le « Circus » se dédommage de tout incident en cas d'imprévu.




- Merci bien Beka ! Je te revaudrai ce petit service à l'occasion !

Surkhã'al agita la main en direction d'une femme d'environ quarante ans. Beka vivait depuis sa plus tendre enfance à Ceti. Elle faisait partie de ces quelques Newid qui vouaient un véritable culte au Pacte parce qu'ils n'y voyaient jamais autre chose que la possibilité de s'enrichir. Gérante d'une épicerie, Beka vendait de tout et de rien, vivait le cœur sur la main. La bonhomie se lisait sur son physique : ronde, petite, tout laissait entrevoir la générosité qui habitait son âme d'éléphante aimante.

- Ne t'inquiète pas, va, je suis bien contente de te ramener quelques clients quand tu organises ce genre de mortelles festivités – Surkhã'al laissa échapper un rire cristallin. Grâce à toi, je fais mon beurre. Après la beuverie, il faut bien que tes clients aient un truc à se mettre dans le ventre.
- Comme d'habitude, Bek', je te les enverrai.
- Je n'en doute pas.

Sans un mot de plus, Surkhã'al se dirigea vers sa prochaine cible. Il n'était pas rare de voir la Wyyn s'inviter dans les échoppes de ses « concurrents », ce afin de leur proposer un partenariat – ou alors de renouveler celui qu'ils avaient déjà. Environ tous les trois mois, elle reproduisait ce même schéma. Elle s'invitait chez eux, vantait les mérites d'une alliance, puis disparaissait après conclusion du marché – sans oublier d'accrocher sa publicité, évidemment. La partie simple consistait à établir le deal avec tous ceux qui faisaient vivre le centre ville – c'était là que le Pacte avait le plus de sens, après tout – ; en revanche, l'affaire se corsait lorsqu'il s'agissait de quitter ce secteur afin de s'inviter dans les territoires de chaque race : le Pacte avait beau prétendre que la paix était possible, il n'en demeurait pas moins que les ego des uns et des autres finissaient inévitablement par se heurter, quitte à provoquer d'énormes conflits que seule la Garde avait le pouvoir de résoudre. C'est pourquoi Surkhã'al Nishithini procédait toujours dans un ordre prédéfini. D'abord le quartier Corcra, puisqu'il était aisé de marchander avec les siens ; venait ensuite le quartier Sininen, car les Wyyn et les Seseli savaient très bien s'entendre lorsqu'il s'agissait de business, ce qui rendait les échanges plutôt aisés ; la tenancière s'en prenait ensuite au quartier Qwyrdd – et c'était là que les événements se gâtaient la plupart du temps, car là où les Newid avaient bâti leur empire, il fallait s'attendre à ce que toute alliance fût conclue par le Jeu et uniquement par lui – ; enfin, elle terminait ses marchandages avec le quartier Dearg, zone habitée par les Feugh ; pas suicidaire, Surkhã'al évitait de se frotter au quartier Valkoi : une fois lui avait suffi, amplement.

Se délestant d'une dernière affiche, Surkhã'al laissa échapper un profond soupir soulagé : avec un peu de chance, elle parviendrait à retourner au « Circus » pour la fermeture. Ça n'était pas qu'elle n'avait pas confiance en ses employés – loin de là –, mais plutôt qu'elle appréciait tout particulièrement incarner la figure la plus connue du « Circus », celle qu'on voyait aussi bien à l'ouverture de la Taverne qu'à sa fermeture. Elle n'eut cependant pas le loisir d'entamer son retour qu'une silhouette familière fit son apparition, à l'angle d'une rue. Sylea. Surkhã'al leva les yeux au ciel, un instant partagée entre le plaisir de croiser la jeune femme par ici et la déception à l'idée de ne pas rentrer à temps. Un sourire se dessina malgré tout sur ses lèvres à l'approche de la charmante blonde, à qui elle adressait déjà un salut courtois.

- il fut décidé que la paix l'emporterait -
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Jeu 12 Jan - 19:36

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Arrivée en Arenaria : 20/08/2015
Localisation : Quelque part à Ceti, entrain de patrouiller. Où à la caserne, en train de s'entraîner.
Fonction/métier : Garde de Ceti et un jour chevaucheuse de dragons.

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◊ SAC: Une dague, un plan de la ville, une pierre de chez elle et un morceau de miroir brisé.
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Sylea avait fini sa patrouille et, pour une fois, avait décidé de se promener dans les rues de Ceti, sans chercher à faire quelque chose de particulier. Ca lui plaisait énormément de profiter de son temps libre pour n’être qu’une citoyenne ordinaire, profitant du temps qui passe et de la beauté de la ville, sans avoir sur le dos les responsabilités de son titre de Garde. Elle était vêtue d’une robe bleue nuit, munit d’un ceinturon autour de la taille, et d’une grosse cape sur le dos, pour se protéger du vent. Elle n’avait pas réellement envie d’attraper froid, ce qui serait légèrement contraignant et un peu bête, il fallait l’avouer. Elle choisit de se laisser porter par ses pas, ne s’inquiétant nullement de la direction qu’elle prenait et de l’endroit où elle atterrirait. De toute façon, elle connaissait la ville comme sa poche et savait très bien se diriger, elle n’avait aucun doute sur sa faculté à retrouver son chemin. C’est ainsi que ses pas la menèrent jusqu’aux premières affiches du Circus, promettant une soirée d’ésotérisme. Elle n’était pas réellement fan de la magie élémentaire, ne comprenant pas réellement ce qu’elle impliquait et ce dont étaient réellement capables les jeunes sor’cières et sor’ciers. Elle ne l’avouait pas, mais d’une certaine façon, elle avait peur de la magie, du contrôle qu’elle permettait et de la folie qu’elle nourrissait. Beaucoup de crimes et d’horreurs avaient été commises au nom de grandes divinités, de grandes croyances, mais aussi de grands pouvoirs. Ils étaient capables de faire de grandes choses, terribles certes, mais de grandes choses tout de même. En ça résidait toute la beauté de la magie. Fascinée par cette dernière, elle voyait combien la magie était utile à leur quotidien, combien elle permettait, alliée à la science, des avancées fulgurantes et intéressantes, mais le nombre de crimes impunis à cause de la magie, ne cessaient d’augmenter. Pour l’instant, ils n’étaient pas en capacité à changer les choses, à comprendre pleinement la magie, à la découvrir, la renverser. La technologie n’était pas dépassée par cette dernière, mais ni l’une ni l’autre n’arrivait à prendre le pas. Elles se voyaient drôlement complémentaires, quand parfois elles étaient totalement opposées, incapables de fonctionner ensemble, créant même des problèmes de très grande envergure.

Ses pérégrinations mentales la menèrent ainsi jusqu’à la tenancière du Circus, Surkhã'al. La jeune femme était une wyyn d’une très grande beauté, il fallait l’avouer. Fine, grande, aux longs cheveux couleur ébène, elle avait cette grâce macabre qui vous attirait d’un battement de cil. Elle avait cette assurance de ceux qui connaissent, savent, maitrisent. Elle était une référence pour tous les aubergistes et taverniers du coin, elle était une sor’cière élémentaire connue pour son lien avec les esprits, elle était une connaissance de la combattante, bref, elle était beaucoup et très peu en même temps. Comme presque tous les citadins de Ceti, elle était une femme venue d’une contrée qui avait ses propres mœurs et coutumes, elle vivait depuis des années désormais au sein de la Capitale, mais tout en elle respirait son Cephei natal. La jeune wyyn lui adressa un salut courtois, auquel la feugh répondit. « J’ai trouvé vos affiches Surkhã'al, elles sont terriblement alléchantes. » Sourire serein sur le visage, la jeune femme s’avance, se rapprochant de la tenancière. « Vous allez encore faire des miracles ? » Se permit-elle, gentiment. « Je suis sûre que votre établissement sera rempli du sol au plafond ». Elle connaissait la réputation du Circus, un lieu qui attirait plus d’un voyageur et plus de citadins que beaucoup d’autre au sein de la ville. Doué de sa propre ambiance, de cette alchimie sombre qui attirait les âmes curieuses, comme celles plus perdues, il avait une réputation bien à lui, que la jeune wyyn qui le dirigeait faisait respecter. Nox et elle étaient des clients réguliers, enfin surtout lui. De ce fait, elle connaissait très bien les lieux, pour les avoir fréquentés en tant que simple consommatrice, en tant que Garde de Ceti, mais aussi en tant que femme. C’était sans doute l’un des rares lieux où la tenancière faisait respecter l’ordre, parfois même un peu trop en demandant aux Gardes d’intervenir. Enfin, il ne fallait pas se mentir, comme dans tous les lieux de Ceti, il arrivait fréquemment que des citadins se mettent sur la gueule. C’était un peu habituel dans les auberges après tout.


dans ses veines coule le feu du dragon, la rage de la bête, la sagesse de ses ancêtres et le froid de la pierre. Fière de ses origines, elle démontrera sa force et chevauchera le vent. — .
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Mer 18 Jan - 15:57

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Shaktishaalee'aag est
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- J'ai trouvé vos affiches Surkhã'al, elles sont terriblement alléchantes – l'intéressée esquissa un sourire embarrassé, visiblement flattée de susciter l'intérêt d'une Garde de Ceti. Vous allez encore faire des miracles ? Je suis sûre que votre établissement sera rempli du sol au plafond.

Surkhã'al pouffa légèrement, les joues rougies de plaisir à s'entendre ainsi complimentée. Si elle ne doutait pas une seconde de la réputation de son « Circus », ça ne l'empêchait pas d'être surprise chaque fois qu'on en disait du bien ; c'était d'autant plus étrange à ses yeux que le compliment provenait d'une Garde, autrement dit : d'une des figures d'autorité qui avaient dû y intervenir plus d'une fois afin d'y faire revenir l'Ordre. D'autres auraient plutôt montré de l'irritation à l'égard d'une soirée susceptible de causer – encore une fois – des problèmes. Des ivrognes aux racistes, il n'y avait qu'un pas, parfois trop mince pour qu'elle seule puisse lutter contre ; bien souvent même, les deux entités se réunissaient en une seule, pour ne former qu'une seule et même Entité terrible et dévastatrice.

- Des miracles, je ne sais pas, répondit-elle enfin d'un ton humble, mais assurément j'espère bien que la thématique attirera les curieux ; notre art est souvent très mal jugé alors qu'il n'a pour autre fin que celle de venir en aide aux âmes égarées, et c'est fort dommage.

Elle fit une pause, l’œil rieur, puis de renchérir :

- Je ne vais cependant pas vous cacher qu'il m'arrive d'exploiter la peur que suscite notre Don quand certains client abusent de leur bon droit... Il faut dire qu'il est toujours très drôle de les voir s'enfuir la queue entre les jambes et les yeux exorbités par la terreur.

Avait-elle un jour offert tel spectacle à la jeune femme ? Surkhã'al n'en savait strictement rien. Ces moments de transe forcée l'épuisaient assez pour qu'elle ne conservât qu'un souvenir très flou de ses emportements momentanés.

- Nous ferez-vous l'honneur de votre présence, Sylea ?

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Dim 29 Jan - 18:29

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La wyyn était une jeune femme des plus resplendissantes. Bien qu’elle ne possédait pas les traits de sa race, comme plusieurs générations, ses cheveux noirs étaient sans conteste la marque de sa nature. Elle appréciait énormément de voir la jeune femme si fière de ses origines, quand beaucoup trop de wyyn se cachaient, refusant d’assumer la perte de leur patrimoine. Disons qu’en Ceti elle avait croisé de tout et parfois, ce n’était pas le meilleur de la mixité raciale. Les joues de la wyyn rougirent, elle pouffa légèrement et la Garde lui glissa un léger sourire. A croire qu’elle était réellement embarrassée. Oui, elle ne connaissait pas la tenancière du Circus, mais elle se doutait qu’elle était bien plus maligne que l’image – presque faible – qu’elle renvoyait. Quelque chose dans sa posture peut être ? Son charisme ? Elle n’en avait aucune idée. Peut-être que ce n’était qu’une intuition, mais elle avait toujours fait confiance à son sixième sens et ce, depuis bien des années désormais.

Elle haussa les épaules. « C’est comme tout, la différence cause toujours le débat et parfois la haine avec une touche de violence. » Elle était toujours autant dépitée de voir l’intolérance qui régnait dans les rues de la ville du Pacte, connue pour tenter d’effacer ces barrières et ces préjugés. Parfois elle ne comprenait réellement pas la logique des citadins. « Pour ma part, il m’intrigue autant qu’il m’effraie. » Ricana la jeune femme, laissant l’honnêteté des feugh s’échapper de ses lèvres. « J’avoue que ça ne me ferait pas plaisir que vous rencontriez mon arrière-grand-père, il était plutôt du genre coriace. » Se permit-elle de blaguer, bien qu’en soit elle se doutait que rencontrer certains esprits n’était pas du tout des plus agréables. Bien au contraire même.
Elle éclata d’un rire léger. « Je comprends totalement et j’pense que je ferais de même à votre place. » Elle haussa les épaules, amusée. « Après tout, tant qu’on peut se débarrasser d’un client un peu trop encombrant, c’est toujours ça de prit n’est-ce pas ? » Après, il fallait aussi qu’elle fasse attention, légalement ça pourrait être dangereux pour elle, mais ça, elle ne doutait pas une seconde que la tenancière le savait. Après tout, Sylea était intervenue de nombreuses fois pour calmer les tensions, arranger la situation de l’établissement, ou juste pour boire un verre comme le faisaient de nombreux gardes. Elle connaissait l’établissement pour la clientèle qu’il avait, pour l’entente et l’ambiance qui s’y trouvait, mais aussi pour les abus qui étaient commis de trop nombreuses fois. Surkha’al n’y était pour rien, bien sûr, mais les alcooliques qui venaient y trouver refuges avaient été de nombreux problèmes – et ils l’étaient toujours. « Je pense oui ! J’ai toujours apprécié prendre un verre dans votre établissement après un service difficile. » Elle pencha la tête sur le côté, réfléchissant un instant. « Je ne sais juste pas si j’y serais en tant que Garde ou en tant que Cliente. » Elle haussa les épaules. « La caserne doit encore me fournir mes disponibilités et mes tours de garde. » Elle lui décocha un léger sourire. « Il ne faudrait pas, après tout, que votre établissement devienne le lieu d’un bazar sans nom et une raison pour la Rose de rappeler que le Pacte ne marche pas ! » Ce qui était malheureusement une triste réalité, bien trop de situations joyeuses et aimables tournaient en véritables désastres, pour des raisons qui étaient bien différentes de ce que la Rose prônait. Evidemment, cette dernière s’en fichait éperdument et les utilisaient pour parvenir à ses fins. Véritable fléau de la ville, elle ne comprenait pas comment les citadins de Ceti pouvaient être aussi aveugles sur les agissements de cette secte.


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Ven 10 Fév - 16:38

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- C'est comme tout, la différence cause toujours le débat et parfois la haine avec une touche de violence.

Surkhã'al approuva d'un léger hochement du chef. Sans mot dire. Les conflits entre les races ne ressemblaient en rien à des discours, ou des débats, qu'elle aimait entretenir. Sources intarissables de mauvais souvenirs, la jeune femme voyait en eux un fléau, une plaie, quelque chose qu'il fallait éviter. Alors, plutôt que d'entretenir la conversation, elle jouait les sourdes oreilles, les aveugles. Au lieu d'entretenir la conversation, elle se contentait du silence, priant pour que l'on en vint à parler d'autre chose. Sa prière dut être entendue puisque son interlocutrice évoqua la possibilité de se montrer à son événement, non sans plaisanter au sujet d'une plausible rencontre entre son grand-père et elle. Surkhã'al se contenta d'esquisser un léger sourire, ne sachant trop si elle devait rire ou pleurer devant la maladresse de son homologue féminine – mais sans parvenir à lui en vouloir pour autant. Comme tant d'autres, Sylea pronostiquait, imaginait, s'inventait des choses afin de mettre des mots sur ce qu'elle ne pouvait pas comprendre. Les relations d'un vivant avec les morts restaient, quoi qu'on voulût faire croire, un sujet des plus tabous. Qui apprécierait qu'un esprit dévoilât ses secrets les plus intimes auprès d'un-e Wyyn ?

- N'est-il pas trop contraignant que de vivre sur horaires décalées constamment ? Se surprit-elle à demander alors que Sylea expliquait ne pas savoir si elle pourrait venir librement, ou sous la contrainte de son travail. Quand j'entends parler des roulements pour les horaires, je ne peux m'empêcher de me dire que je suis bien contente d'être tenancière dans un bar.

Elle risqua un sourire, sourire qui s'élargit à la mention de la Rose.

- Je n'ai encore jamais été dérangée par ces gens, j'ose croire être épargnée de longues années encore. Ceci dit, je ne vois pas bien comment le « Circus » pourrait devenir leur cible... Certes, il y en a eu des bagarres de comptoirs, mais de là à y voir une menace pour le Pacte...

Elle roula des yeux, amusée à l'idée que des mauvaises langues pussent chercher à ternir l'image de son établissement. Les gens aimaient trop se prélasser autour d'une de ses bières maison. Pourquoi se bercer de terreurs inutiles, dans ce cas ?

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Dim 12 Fév - 20:09

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« En soit, on s’y habitue. » Elle haussa des épaules. « Vous savez, je ne sais pas ce qui est le plus contraignant : se balader dans une ville la nuit, ou devoir gérer des ivrognes tous les soirs. » Elle fit un discret clin d’œil à la tenancière. Après tout, son job n’était pas non plus des plus évidents. Elle devait gérer des égos, de l’alcool, de la bagarre et aussi faire les comptes, s’occuper de la nourriture, de la propreté de l’endroit, faire parfois de la pub et en plus, elle s’ajoutait à ça des soirées spéciales, des show en tout genre. C’était peut-être pas le job de Sylea qui était le plus contraignant, enfin à ses yeux en tout cas. « Pour ma part ça me va. J’aime me balader, j’aime le challenge, l’entraînement et de devoir tout surveiller. » Ses yeux ne quittaient jamais son environnement d’ailleurs. Elle avait beau regarder la jeune brune en face d’elle quand elle lui parlait, elle restait pour autant vigilante, même dénuée de son uniforme de la garde. Elle n’était pas toujours au service de la ville sur le papier, mais en réalité si. Elle ne quittait jamais totalement sa fonction, peut-être parce qu’elle prenait très – trop ? – à cœur son métier. Une véritable vocation, elle était née pour servir et protéger la ville. « Tant mieux me direz-vous ! » Elle n’allait pas non plus lui souhaiter de voir la Rose débarquer dans son établissement et faire des horreurs comme ils l’avaient déjà fait. « J’entends assez parler d’eux, sans vouloir pour autant qu’ils s’en prennent aux bons citoyens de la ville. » C’était réellement une plaie dans son travail que de devoir les gérer. « Enfin, me direz-vous, je pense que vous avez déjà votre lots d’ennuis quotidiens. » Elle ne savait pas combien de fois elle avait dû intervenir, elle ou ses collègues, pour déloger des clients un peu trop encombrants. Elle savait que ce n’était pas la généralité des clients, comme ça arrivait dans tous les bars de la ville, mais elle n’appréciait pour autant pas la populace incapable de se tenir. Ils passaient leur temps à se souler et c’était déplaisant. Surtout pour ceux qui se devaient de s’occuper de leurs bêtises et les ramener dans le droit chemin. A croire qu’ils n’avaient que ça à faire de leur journée. Enfin, passons.

« Je suppose que le Circus se porte toujours aussi bien, du coup ? » Demanda la jeune femme, en montrant du menton l’affiche posée par la tenancière. « Les affaires ont l’air de fonctionner correctement. » Et tant mieux, Ceti ne s’en portait que mieux. « J’espère que ça continuera ! » Elle le disait sincèrement, la jeune wyyn lui était sympathique, bien qu’elle ne la connaissait pas énormément. « Sinon, qu’elles sont les nouvelles ? » Parce qu’après tout, qui mieux qu’une tenancière pouvait être au courant des dernières rumeurs en ville ? Sylea avait toujours eu l’habitude de ramasser quelques informations auprès des tenanciers, des barmaids et des aubergistes. Ils voyaient le plus de monde dans la ville, après quelques privilégiés et certaines adresses. C’était toujours un plus de s’intéresser à leur métier et à ce qu’il faisait, ça récompensait toujours. Ou presque.


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Jeu 2 Mar - 16:34

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Il était vrai que gérer le « Circus » n'était pas toujours de tout repos, mais il ne fallait pas non plus croire que les ivrognes étaient tous des sauvages incapables de répondre aux provocations autrement que par les poings. Oh ça non, on trouvait parfois de bien jolis énergumènes qui se plaisaient à refaire le monde, de toutes les façons possibles et imaginables et, bizarrement, certains faisaient preuve d'une poésie à couper le souffle. Trop réelle. Trop franche. D'une sincérité plus touchante que le reste. « Les familles recomposées, moi la mienne tout le monde est mort, elle est décomposée. » faisait partie de ces petites phrases étonnantes qu'elle pouvait entendre jour après jour, et qui lui donnaient chaque fois le sourire. Pas parce que c'était... drôle, non. Bien sûr que non. Mais uniquement parce que les ivrognes étaient souvent bien plus vrais que toutes ces figures bien pensantes qui venaient aussi, souvent pour célébrer une quelconque réussite avec leurs prétendus amis qui les couvraient de leur faux sourire. En fait, les ivrognes étaient de ces créatures fascinantes qu'elle préférait de loin servir, parmi toutes les autres.

- Pour ma part ça me va. J'aime me balader, j'aime le challenge, l'entraînement et de devoir tout surveiller.

Surkhã'al esquissa un sourire intéressé. Elle avait beau apprécier sortir, prendre l'air, ou bien se mesurer à d'autres Wyyn qu'elle afin de parfaire son Don, ça n'empêchait pas qu'elle ne se voyait pas du tout consacrer sa vie à un entraînement intensif – encore moins à la surveillance d'autrui. En vérité, plus Sylea parlait, et plus elle jugeait que les gardes étaient payés à tous les espionner.

Triste réalité.

- Tant mieux me direz-vous. J'entends assez parler d'eux, sans vouloir pour autant qu'ils s'en prennent aux bons citoyens de la ville. – La jeune femme acquiesça silencieusement ; qu'aurait-elle pu dire de toute façon ? Enfin, me direz-vous, je pense que vous avez déjà votre lot d'ennuis quotidiens.
- Ma foi, pas vraiment. Je n'ai pas à me plaindre, en tout cas, répondit posément la jolie brune. À part mes petits ivrognes violents, tout se passe relativement bien – un peu maternelle avec ses « petits ivrognes », Surkhã'al l'était, et pas qu'un peu ; elle aimait écouter leurs plaintes, leurs histoires, leurs fantasmes, elle aimait être la confidente qui ne répéterait jamais rien de ce qui se disait.

Aussi, lorsque Sylea chercha à savoir quelles étaient les nouvelles – il ne fallait pas être né de la dernière pluie pour comprendre par-là qu'elle apprécierait bien être à l'affût des derniers petits potins de la ville –, la brune sentit son sourire s'élargir. Amusée. Ça l'amusait toujours que de constater que les gardes dépendaient – en partie – des tenanciers et autres restaurateurs de la ville pour se tenir informés.

- Que voudriez-vous savoir exactement, Sylea ? J'imagine que les racontars de l'ivrogne qui a toujours aimé une autre femme que la sienne vous importent peu, n'est-ce pas ?

- il fut décidé que la paix l'emporterait -
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Sam 25 Mar - 12:28

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D’une certaine façon, Sylea ne savait pas toujours à qui se fier. Evidemment, son métier lui avait enseigné méfiance et protection. Elle se devait de ne faire confiance à personne, dans l’optique future de pouvoir protéger tout le monde, même de l’insignifiant voisin qu’on ne soupçonne jamais. L’entraînement et les cours magistraux lui avaient enseigné à décrypter les visages, à découvrir l’histoire de l’autre sous chaque mimique faciale. Malheureusement, bien que réalisable avec l’entraînement, certaines personnes restaient difficiles à cerner et, parmi elles, se trouvaient Surkha’al. Sylea n’avait pas de difficulté à comprendre ce qu’elle disait, ou à sentir l’aura rassurante qui se dégageait de la taverniste, pour autant, quelque chose chez elle restait opaque et mystérieux. Etait-ce propre aux wyyn, ou était-ce en lien avec son don, plus développé que chez certains ? Ou encore, n’était-ce pas simplement sa personnalité ? Le temps seul répondrait sans doute à ces questions.
D’une apparente neutralité, était-elle vraiment celle qu’elle se disait être ? En soit, les paroles de la jeune femme ne déclenchait aucun radar chez la blonde, elle se posait juste une multitude de questions sur chaque personne qu’elle rencontrait, à un moment ou à un autre.

« Tout se passe relativement bien. » Elle esquissa un léger sourire, rassurée d’entendre de telles certitudes. N’était-ce pas le plus important ? Que tout se déroule au mieux dans la Capitale d’Arenaria ? « C’est rassurant. » Elle savait pertinemment que la Garde ne pouvait pas tout voir, tout entendre ou tout comprendre. Elle ne pouvait pas l’affirmer, mais elle était ravie pour autant d’entendre que tout n’était pas noir dans la ville où elle travaillait et que, d’une certaine façon, le rôle qu’elle avait permettait cette paix, cette stabilité. Peut être juste superficielle et hypocrite, peut être plus réelle, la blonde n’arrivait pas encore à mesurer la dimension de cette dernière. La Garde leva les yeux, admirant le vol d’un dragon sur la ville endormie, avant de retourner à la discussion avec la jeune femme. Tout était calme ce soir dans les rues de Ceti, mis à part quelques musiques en fond sonore, l’ambiance n’était pas aussi festive qu’elle avait pu l’être, tout en restant douce et chaleureuse, même pour ceux qui, comme elle, n’étaient à aucune soirée.

A la remarque de la tenante du Circus, Sylea ne put s’empêcher d’esquisser un léger sourire. « A vrai dire, tout peut être utile un jour ou l’autre. L’amour vous pousse à faire beaucoup de choses, parfois même trop. » Déclara-t-elle d’un ton léger, élevant ses épaules comme si tout ceci n’était qu’une vaste évidence. « La vie des citoyens m’importe, car apprendre à les connaître me permettra de savoir les défendre. Ca veut dire connaître leurs forces, leurs faiblesses, mais aussi leurs peurs et leurs espoirs. » Elle eut léger sourire sur le visage, plus doux que les autres. « L’Histoire de notre ville se construit de la sorte et bien qu’on ne soit pas toujours bien vus, on ne cherche qu’à s’assurer que chaque histoire personnelle puisse se dessiner. » Elle poursuivit, sûre d’elle. « Tout en restant dans la légalité et le respect d’autrui, évidemment. » Finalement, décida de répondre plus directement à la question de la wyyn en face d’elle. « Rien de particulier à signaler ? Vous n’avez pas crainte d’un élément inquiétant ou senti quelque chose se profiler ? » Elle était presque sûre de ne pas pouvoir se fier à la wyyn, quelque chose lui disait qu’elle était bien trop ancrée dans son Circus pour accepter d’être vue comme une jeune balance, comme une vendue pour certains. Elle se doutait fortement que rien ne sortirait de la bouche de la jeune femme, rien de réellement utile en tout cas.


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Mar 11 Avr - 22:29

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Surkhã'al eut un sourire poli, bien que les intentions – mal – dissimulées de son interlocutrice commençassent à singulièrement l'agacer. Elle n'en montra rien, habituée qu'elle était à ranger ses a priori derrière un sourire de façade – ce sourire propre aux commerciaux –, pourtant l'attitude de Sylea devenait un peu trop intrusive à son goût. Qu'elle s'intéressât au succès de son pub, elle pouvait le concevoir, mais de là à tenter de se mêler de la vie de ceux qui se confiaient à elle... c'était plus délicat.

- […] La vie des citoyens m'importe, car apprendre à les connaître me permettra de savoir les défendre. Ça veut dire connaître leurs forces, leurs faiblesses, mais aussi leurs peurs et leurs espoirs...

Surkhã'al se contenta de hocher poliment du chef, comprenant plus ou moins la volonté de Sylea. À défaut de lui jeter directement la pierre, elle préférait lui accorder le bénéfice du doute – même si cela ne signifiait pas pour autant qu'elle irait jusqu'à trahir les secrets de ses clients. Certes, la Garde se devait d'assurer la protection des citoyens de Ceti, mais il y avait tout de même une très nette différence entre « surveiller » et manquer de respect à leur vie privée. Elle-même n'apprécierait pas que Sylea cherchât à obtenir des informations à son sujet en passant par une tierce personne.

- Rien de particulier à signaler ? Vous n'avez pas crainte d'un élément inquiétant ou senti quelque chose se profiler ?
- Je veux bien croire que vous ne cherchiez qu'à protéger les habitants de Ceti, Sylea, mais si leurs vies vous intéressaient réellement, pourquoi ne pas plutôt tenter de lier connaissance avec eux plutôt que de passer par moi ? – Elle rehaussa un sourcil interrogateur, marquant efficacement toute sa perplexité à l'égard de son comportement. – J'avoue ne pas bien saisir votre façon de faire... sans aucune méchanceté ou jugement, bien entendu. Ne croyez-vous pas qu'il serait plus respectable que de vous mêler à la vie des gens, sans votre uniforme, pour réellement cerner leurs aspirations profondes ?

Surkhã'al se tut un instant, cherchant la meilleure façon de formuler ses mots.

- En toute franchise, votre façon de procéder me donne davantage le sentiment que vous voudriez avoir des yeux et des oreilles au « Circus », au détriment de tout le respect que je peux avoir à l'encontre de mes clients, même si je suis convaincue que cette impression est trompeuse. – Surkhã'al ne pousserait jamais sa chance au point d'accuser ouvertement une personnalité aussi importante que la jolie blonde d'agir contre les intérêts du peuple. – Vous ne voudriez tout de même pas donner le sentiment que la Garde se comporte comme... comme... je ne sais pas... une espionne ?

Elle lui offrit un sourire embarrassé, se dandinant d'un pied sur l'autre, l'air visiblement mal à l'aise. Au-delà de ses impressions, Surkhã'al se sentait comme obligée de répondre aux questions de son interlocutrice, si bien qu'elle ne savait plus réellement comment agir face à elle. Était-ce lui faire affront que de lui faire partager son sentiment, ou bien Sylea se montrerait-elle compréhensive ? Surkhã'al n'en savait rien et espérait désespérément que la jeune femme ne lui tiendrait pas rigueur de son honnêteté.

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Jeu 25 Mai - 18:31

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Elle éclata d’un rire léger, sincère. « Vous avez une belle mentalité, mais croyez-vous qu’on me répondra ? Et que si on me répond, on me dira la vérité ? Celle douloureuse, qu’on cherche de cacher ? Celle qu’on espère cacher de la pègre qui courre dans les rangs de la Garde ? » Elle était parfaitement consciente de la salle réputation que subissait son ordre et ça la dérangeait, énormément. Elle savait qu’elle ne la concernait pas vraiment, elle savait qu’elle avait une « bonne » réputation, elle savait que ce n’était pas sa faute et que certains membres de l’Ordre étaient plus mauvais que sa personne. Mais tout de même. Elle ne pouvait pas changer les ressentiments des citoyens. Elle ne pouvait rien y faire, si ce n’est se comporter correctement et respectueusement. Elle faisait son travail, cherchant à le faire du mieux qu’elle pouvait, sans blesser qui que ce soit – sauf que c’était inévitable. « J’ai déjà essayé vous savez, de me fondre dans la masse, mais je ne sais pas. » Elle haussa les épaules, nonchalante. « Certains visages restent dans les esprits, ou c’est peut-être que je suis trop conditionnée à être une Garde... » En vrai, elle n’en avait aucune idée. « Je pense que je suis juste, je sais pas, plus faite pour me mêler au peuple. » Elle avait vraiment une vie différente et une vision du monde totalement différente. Elle appréciait de prendre soin du peuple, elle préférait les protéger plutôt qu’être une simple citoyenne lambda. Elle n’arrivait plus à faire sa vie comme si rien ne s’y passait, elle n’avait plus la nonchalance des citoyens. D’une certaine façon, elle avait trop à cœur la sécurité de Ceti. Ca faisait désormais partie d’elle-même. Peut-être même qu’elle n’avait, inconsciemment, pas envie de « mentir » aux citoyens en les fréquentant et en se faisant passer pour quelqu’un d’autres. Après, elle savait pertinemment qu’il existait des formations pour ça, mais elle ne s’y était jamais vraiment intéressée.

Elle haussa les épaules et recula. « Je comprends et ce n’est pas l’impression que j’ai voulu vous donner. » Elle comprenait que la jeune femme se referme et refuse de discuter avec elle, de toute façon, elle avait toujours été tolérante et sympathique. « Je comprendrais que vous préfériez qu’on change de sujet, je m’excuse, je n’avais vraiment pas envie de donner cette impression ». Et c’était sincère, totalement sincère. « D’ailleurs, vous participez au marché de ceti ? » il existait beaucoup de bars qui promouvaient l’événement et fournissaient des boissons ou des animations. C’était une façon ou une autre de promouvoir l’événement et de se faire une réputation. C’était l’occasion pour les petits commerces de faire parler d’eux et pour les gros d’assurer leurs positions.

Elle réfléchit un instant et revient au sujet premier de discussion. « Je ne pense pas que la Garde se comporte comme une espionne. » Elle hocha les épaules, incertaine. « Peut-être, mais dans ce cas, ça serait sans doute justifié je pense.. Je ne sais pas, ou alors j’en ai aucune idée et je suis tenue à l’écart. » Elle ricana. « Bon après, je pense que nous avons tous ce discours. » Elle souleva ses épaules, un peu naïve à ce propos. Un peu incertaine également, mais qu’importe, elle vivrait sa vie comme elle le pouvait.


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Mer 31 Mai - 11:36

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- Vous avez une belle mentalité, mais croyez-vous qu'on me répondra ? Et que si on me répond, on me dira la vérité ? Celle, douloureuse, qu'on cherche à cacher ? Celle qu'on espère cacher de la pègre qui court dans les rangs de la Garde ?

La jeune femme esquissa un sourire amusé. Comment une femme supposée incarner la Paix dans la ville de Ceti pouvait-elle seulement douter de la bonne volonté de son peuple ? Avait-elle été à ce point confrontée à des heurts qu'elle ne croyait plus qu'il fût possible pour son Ordre de sympathiser avec ses habitants ? La mine sceptique, Surkhã'al respecta suffisamment son interlocutrice pour la laisser terminer de s'expliquer. Sylea lui révéla ainsi avoir déjà tenté de se mêler au peuple, mais n'être parvenue à rien malgré tout. D'une certaine manière, Surkhã'al parut touchée d'avoir suscité chez la jeune femme une envie de se confier – bien qu'elle n'y accordât pas beaucoup plus d'intérêt ou de confiance qu'une telle confidence pouvait mériter. Puis la demoiselle changea de sujet, désirant savoir si la brune avait pour projet de participer au marché. Surkhã'al se contenta de hocher lentement du chef, l'air pensif. Et voilà que la blonde en revenait au sujet précédent, comme s'il fallait nécessairement justifier un autre aspect de son discours, touchant l'espionnage. Ici, la brune comprit qu'il y avait eu quiproquo, si bien qu'elle se hâta de clarifier sa façon de penser :

- Oh, je ne pense pas non plus que la Garde se comporte forcément comme une espionne – elle parut embarrassée d'avoir laissé entendre pareille chose malgré elle –, je parlais plutôt de votre volonté d'obtenir des informations... Comment dire ? Disons que je n'ai pas vraiment l'habitude qu'on me demande – par précaution, la brune préféra employer ce terme plutôt que de parler à demi-mots d'interrogatoirece que disent les rumeurs, au « Circus ». Du coup, j'ai voulu partager avec vous cette impression, justement pour vous épargner d'offrir cette désagréable sensation à d'autres habitants – moins compréhensifs que moi –, ce malgré vous. J'ai bien conscience que ça n'était certainement pas volontaire de votre part. Après, est-ce que d'autres membres de la Garde se sont-ils déjà comportés ainsi, volontairement, je n'en sais franchement rien et je n'ai pas envie de le penser, pour tout vous dire. – Elle lui offrit un sourire courtois. – Vous êtes censés nous protéger, douter de vous me paraîtrait... je ne sais pas, je ne me sentirais pas autant en sécurité si je le faisais, je suppose... C'est d'ailleurs parce que vous n'êtes pas censés être nos ennemis que j'ai du mal à imaginer que les habitants ne puissent pas vous faire suffisamment confiance pour vous confier ce qui alimente leur peur ou leurs soupçons, notamment au sujet de la Rose. Ils devraient plutôt vouloir vous révéler leurs craintes s'ils en ont, non ?

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Dim 4 Juin - 10:41

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Décidément, la tenancière était des plus étranges. Elle semblait embarrassée d’avoir soupçonnée la Garde d’espionner ses citadins, et pourtant c’était sans doute une possibilité qu’elle avait envisagée, comme beaucoup d’autres citadins de la ville. Sylea avait conscience que la société modeste et la haute société de la Capitale voyait parfaitement bien la Garde de Ceti, mais la minorité plus pauvre et délaissée au fond des bas quartiers ne semblait pas forcément de cet avis. La Garde faisait son travail, évidemment, mais comme dans chaque corps de métier il existait des individus plus débiles, plus méchants et plus profiteurs d’un statut. Elle avait déjà été confronté à certains citoyens avides de revanche, de vengeance et de sang. Des citoyens qui n’avaient pas eu ce qu’ils désiraient, n’avaient pas été satisfaits du rôle des Gardes, ou n’avaient pas pu protéger un enfant, un ami, un membre de leur famille. La Garde faisait son possible, mais comme dans tous les royaumes, des meurtres, des viols, des cambriolages et des vols n’étaient pas tout le temps résolus, et parfois des criminels, des coupables, continuaient à sévir dans les rues de la ville. Elle comprenait la rancœur de certains, bien qu’elle ne la partageait pas. En tant que soldat, en tant que membre de la Garde, Sylea avait parfaitement conscience du travail qu’il fournissait et de l’investissement de la ville dans ces recherches, dans les enquêtes, mais tout le monde ne l’avait pas.
Elle hausse les épaules. Cette conversation commençait à l’ennuyer. Elle avait la désagréable sensation que Surkha’al cherchait à avoir raison, à maîtriser cette conversation et ça ne lui plaisait pas. Enfin, elle n’allait pas non plus changer de comportement pour autant. « Je me suis peut être mal exprimée, ce n’était en rien une façon sous-entendu d’interroger pour moi vos habitants. Disons juste que ce n’est pas nouveau que l’uniforme effraie et même quand j’en suis dénuée, mon visage est de ceux qu’on reconnaît. » Elle avait la très nette sensation que la gérante du Circus ne savait pas qu’une bonne partie de ses clients étaient pauvres, dénués d’emplois, à la recherche d’un bonheur impossible, à l’esprit vengeur contre une douleur que la Garde n’avait pu empêcher. Etait-elle la seule à concevoir que l’uniforme doré qu’ils revêtaient chaque jour n’était pas aussi brillant qu’on pouvait le croire pour certains ? « Vous avez là une belle mentalité. » Mais les yeux voilés par une innocence flagrante, ou une habile manipulation. Elle ne savait pas réellement comment se comporter. Elle n’était pourtant pas la gérante d’un endroit chic et à la clientèle proprette, comment pouvait-elle se comporter de la sorte ? Un instant elle se demanda si elle ne mentait pas, si tout ça n’était pas qu’une façon détournée d’obtenir… Quoi ? Elle n’avait rien à obtenir de cette conversation. Ses sourcils se froncèrent un court instant sous sa réflexion, avant que son visage ne se détende à nouveau. « Tant mieux si nous faisons si bien que ça notre travail. » Répondit la jeune femme, un sourire fier sur le visage. « J’ai peut-être pris trop l’habitude de croiser des mécontents. » Elle haussa les épaules, de toute façon elle ne pouvait rien y faire et ne comptait pas changer les choses. Qu’à ça ne tienne, elle trouverait bien une façon d’en apprendre plus sur les détracteurs de la Garde.


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Mer 7 Juin - 17:50

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La tenancière esquissa un léger sourire, moitié convaincue par l'apparente sociabilité de Sylea. Il allait sans dire qu'elle n'appréciait pas vraiment avoir eu le sentiment qu'on cherchait à lui soutirer des informations sur ses clients. Certes, elle n'était pas psychologue, mais ça n'était certainement pas en les balançant qu'elle s'attirerait leur fidélité à l'enseigne. Ça n'était pas contre la Garde, bien loin de là, ça n'était là qu'une simple question de business. Elle avait une affaire à faire tourner, et la faire tourner... c'était aussi respecter les secrets de ses habitués. La mine neutre, Surkhã'al finit par s'excuser auprès de la jeune femme, prétextant à demi-mots que ses employés devaient attendre son retour pour fermer, puis de quitter les lieux sans se faire prier.


[HRP : Du coup pour moi c'est clos Smile ]

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