I will not condone a course of action that will lead us to war. (nara)
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 I will not condone a course of action that will lead us to war. (nara)



que la grandeur des cinq éclaire notre chemin.
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Mer 7 Juin - 20:29

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Points rps : 10

Arrivée en Arenaria : 07/06/2017
Localisation : Dans le quartier Feugh sans doute, où au Palais avec son abominable supérieur diplomatique
Fonction/métier : Assistance d'un diplomate, elle se promet à prendre sa place de gré ou de force dans les années à venir ou à représenter avec ses frères et soeurs son pays en diplomatie.

CARNET DE ROUTE
◊ SAC:
COMPÉTENCES:




Darkness Girl
La vie nous fait apprendre les erreurs de nos aînés

NOM&PRÉNOM ◊ Lumière du jour dans un ancien dialecte de leur monde, Narangerel reste un prénom rarement donné pour ses intonations chantantes et claires. Mais la venue au monde simultanée de deux enfants laisse souvent la joie envahir les gens. Malgré tout, elle porte encore le nom de son père : T'Salayn. Pas comme une hommage, pour conjurer le sort d'un homme dépravé à lancé sur leur nom il y a de cela dix-neuf ans.

ÂGE ET DATE DE NAISSANCE ◊ Née en 340, elle a vu les neiges se faner pour laisser place au printemps, du mois de mai, le 21, elle adore ces fleurs qui ne poussent pas en Eridani, mais qu'elle admire sans peine dans la Capitale. Une petite joie qu'elle sait apprécier. Ne vous étonnez donc pas qu'elle ait trente ans.

CARACTÈRE ◊ Bien que née à Ceti, Narangerel a toujours vécu dans le quartier Feugh de la ville. Une enfance de deux ans, elle n’a pas reçu de prénom comme Valina. Elle n’a pas eu ce manque d’amour maternel qui croyait dur comme fer à la survie de ses deux enfants dans la Capitale. La vie plus douce en Eridani. Elle a appris à profiter des fleurs, du soleil et de la vie remplie de monde d’un grand marché. Elle est incroyablement douce par moment Narangerel, comme elle peut être têtue comme une mule l’instant d’après. Certains diront qu’elle est quelque peu lunatique, mais elle a eu pour habitude que son sexe n’influence pas sa place dans le monde. Elle croit en l’égalité et à la méritocratie. Le fait que le passé ou le nom de guide pas son propre destin. Elle est également pieuse, se rendant au temple le soir et le matin. Priant pour que Tad pardonne les méfaits de son père. Cependant, elle n’en reste pas moins réaliste et sait qu’elle obtiendra tout de ses propres mains. Taciturne quand elle écoute les conseils des autres races quant à sa façon de gérer la diplomatie, Narangerel fait toujours la sourde oreille aux gens qui lui déplaisent. Elle ne sait pas être fausse, ce qui la pousse à la franchise qui lui pose parfois problème. Cependant, cela ne gâche en rien la vitalité et la joie dont elle aime faire preuve avec les gens qu’elle aime, comme sa sœur, sa mère ou encore son beau-frère. Elle se voile souvent la face sur ses propres sentiments. Délibérément, elle ignore ce qu’elle ressent, elle refuse typiquement d’être amoureuse ou de connaître ce que cela fait. Tout cela la pousse parfois dans de durs moments de solitude, elle est facilement sur la corde de la déprime sans pour autant que cela se laisse entrevoir. Il n’y a que le lien mystique entre elle et Valina qui laisse deviner à sa jumelle qu’elle est mal dans sa peau. Ne supportant que très peu les remarques, elle n’hésite pas à se montrer violente et à taper du poing sur la table quand cela devient nécessaire. Elle a cette attitude de garçon manqué par moment, elle aime la nature et grimper aux arbres. Elle rêve de voir le monde comme les Dryas et d’obtenir des ailes. Pourtant, elle a tellement peur de la honte que l’honneur soit une facette énorme de sa personnalité, comme la justice. Elle est parfois juste quitte à paraitre injuste vis-à-vis des autres. Elle n’en reste pas moins torturée par le passé et en proie à beaucoup de cauchemars où elle échoue sous les rires de diverses personnes politiques. Elle a si peur de ne pas réussir le défi qu’elle s’est proposé il y a de cela des années. Elle n’en reste pas moins une jeune femme intelligente et disciplinée, parfois appliquée dans ce qu’elle fait, avec une de belles paroles. Une politique en devenir, qui tente de cacher la petite fille meurtrie au fond de son âme.

ROYAUME DE NAISSANCE ◊ Les présages et un ventre bien rond, Dìs n'a pas vraiment hésité quant à la destination pour permettre de mettre au monde deux enfants en simultané. Femme à l'esprit ouvert et réaliste, cette Feugh a trouvé un moyen pour qu'elle et son mari soient à Ceti le jour de la naissance des jumelles.

RACE ◊ Aussi franche et têtue que les volcans et les monts qui abritent son pays d'origine, Nara est une Feugh, sans qu'on ne voie dans son sang un mariage inter-race. Elle est Feugh, voilà tout simplement.

RACE ACTIVÉE ◊ Elle parle comme tout son peuple en langue ancienne et en langue commune, ses mains sont loin d'être douces avec le travail qu'elle doit à la communauté. Difficile de ne pas la reconnaître Feugh à vrai dire, quand elle s'énerve il y a sans aucun doute cette flamme volcanique au fond de sa poitrine et ce ton assassin dans sa voix. Sans compter l'observation accrue et des réflexes qu'elle a plus naturellement que d'autres.

RACE DES PARENTS ◊ Les parents de Nara étaient tous deux des Feugh, en vérité, le père venait du clan des Skadè, alors que leur mère était une héritière du clan des Brathu. Cependant, c'est le Feugh arriviste dans le clan Brathu qui s'est pliée à sa belle famille et pas l'inverse.

MAGIE/AFFINITÉ/DON ◊ Affinité de race avec le feu, elle n'est pourtant pas réellement activée. Elle ne sait rien faire du feu, sauf peut-être créer cette flamme basique de deux à trois centimètres, contrairement à sa soeur qui elle le maîtrise parfaitement.

SITUATION FAMILIALE ◊ Elle n'est pas née seule, à vrai dire, c'est un miracle des Dieux si elle a survécu avec sa soeur jumelle : Valina. Néanmoins, elle n'en reste pas mois orpheline d'un père qui les à couvert de honte. Elle ne prononce plus son nom et ne s'adresse qu'à sa mère : Dìs, dans des lettres qu'elle lui envoie alors que cette femme réside à Eridani.

SITUATION FINANCIÈRE Sa famille a été l'une des plus imminentes durant cinq années et avant cela aisés malgré ce milieu social pauvre d'origine. Disons qu'être aisé chez les feugh revient à avoir quelques objets d'une utilité discutable. Cependant, depuis l'arrivée des jumelles à Ceti, elles coordonnent leurs moyens pour vivre avec décence. Sans chichi, Nara reste une privilégiée qu'elle doit à son rang d'apprentie diplomate.

MÉTIER/FONCTION ◊ Elle a décidé de suivre les traces de son père dans la politique, dans la diplomatie. Elle a suivi, en revenant à Ceti, des cours à l'Académie, lui servant dans ce domaine. Depuis, elle a quitté les bancs de cette dernière pour se mettre au service d'Anigrath, diplomate,lui même au service du Feugh siégeant au Conseil. En général elle est vivement rejetée de la part de ce dernier, mais elle arrive à tirer de profitable leçon de ces rejets, revenant toujours à la charge malgré elle. Elle, l'apprentie diplomate.

STATUT CIVIL ◊ Au grand regret de sa mère, et contrairement à sa soeur, elle est célibataire. Narangerel ne voit pas l'amour dans le mariage et n'en voit aucunement l'intérêt si c'est pour qu'un homme lui fasse honte et qu'elle soit contrainte de ramasser les pots cassés de ce dernier.

GUILDE ◊ Elle porte une profonde affection à la Garde de Ceti. Elle n'a eu à faire à eu que pour quelques protections de leur part, elle loue leurs formations guerrières et leur force pour éradiquer la Rose.

POSITION SOCIALE ◊ Elle est de par sa mère, une sorte de noble, la fille d'une chef de clan élue pour cinq ans, elle n'a plus cette position sans doute, mais elle en joue encore à la Cour. Elle a tout à gravir comme échelons pour parvenir au plus près des Cinq, voire en faire partie un jour si elle est assez sage et digne.

STATUT ◊ Elle n'est rien du tout, elle ne se prétend pas sor'cière ou bien combattante, bien qu'elle a reçu l'éducation et les entraînements pour le combat durant des années et qu'elle maîtrise parfaitement la stratégie de la guerre. C'est bien son seul don que de savoir déplacer les troupes sur un champ de bataille. Depuis, elle cherche juste à apprendre l'art d'éviter la guerre par la parole. Voilà tout.


AUTRE PETIT MOT ◊  

Que pense votre personnage du conseil des 5 ?
Narangerel pourrait détester ce conseil, le procès public en grande pompe pour ce politique découvert. Ce meurtrier. Si durant des mois on avait cru que le poison était une arme de femme, quand le T'Salayn a été découvert, il a été emmené, la justice a été faite, et il est revenu en Eridani dans un linceul noir pour qu'on le place dans une fosse là où était sa place. Mais profondément juste, même si c'était son père, Nara n'a pas soutenu, ni même regarder son père lors des débats, elle n'avait dieux que pour les Cinq et leurs paroles tout aussi justes les unes que les autres. Aujourd'hui, elle trouve cela lamentable qu'une organisation ait pu s'en prendre à l'une de ces grandes personnes. Elle n'est pas prête à dire du mal d'eux, jamais. Ils sont pour elle, aussi précieux que sa foi pour Tad.

Comment votre personne a réagi face à l’annonce de la mort de Nwynn ?
Aussi mal qu'elle pouvait réagir. C'était un blasphème, une abomination. Elle est revenue à ce pour faire table raz du passé, pour redorer ce nom qu'elle porte comme un fardeau depuis ses onze ans. Alors, savoir qu'un meurtre a été commis alors qu'elle cherche à prôner la paix, elle en est saisie d'effroi. Anigrath se fiche d'elle et de ses avis utopistes, mais elle se fiche bien de ce que son maître peut penser d'elle et de ses idées. Si elle ne doit jamais être prête pour lui, cela ne l'empêchera pas de faire preuve de sensibilité lorsqu'une vie est prise à Ceti ou ailleurs.

Comment réagirait votre personne en fonction d’un membre de chaque race ? Nara a en horreur les Seseli, sans doute car leur affinité ne font que s'annuler et elle trouve leurs moeurs légères, tout autant que leur façon de se vêtir. Néanmois, c'est loin d'être le cas pour les Newird et les Dryas. Elle admire leurs capacités au vol ou à la métamorphose. Elle n'est qu'émerveillement vis-à-vis de ces races. En ce qui concerne les wyyn, ce peuple lui fait peur, sans qu'elle ne le veuille. Elle souhaiterait aussi bénéficier de leur pouvoir afin de revoir ce fantôme qui la hante et lui demander pourquoi. Cependant, en tant que bonne diplomate, elle s'efforce de taire ses avis et ses émotions au sujet de ceux qui viennent la rencontrer elle et son maître — bien qu'on viennent voir Anigrath en premier lieu avant de s'intéresser à son avis — elle reste persuadé qu'une personne d'une race ne fait pas son entièreté.

Quel est l’avis de votre personnage par rapport à la Rose ? Elle craint la Rose, comme elle peut craindre la mort. Elle sait qu'elle n'a pas choisi la voie la plus propice pour être loin de la vengeance de la Rose. Elle n'est pas dupe. La sphère politique est la première visée et le peuple est donné en chair à canon pour cette organisation terroriste et malfaisante à Ceti et ailleurs. Nara est terrorisée et Anigarth n'est pas la personne qui l'aide à faire passer cette peur, son maître est souvent la cible d'attaque mesquine des uns et des autres due à sa position. Alors qu'elle tremble parfois quand elle est seule dans une salle du palais ou bien même chez elle, malgré que Valina ne soit pas si loin que cela.


FEUGH

pour en savoir plus
dis-nous tout

Physique agréable, elle n’a nullement choisi la plus grande partie de son anatomie. Jolie jeune femme à la peau claire, Narangerel a le teint lumineux contrairement à ce que l’on pourrait croire quand on vit entouré de volcan. Elle sourit rarement, mais cela laisse apparaitre quelques plis charmants sur son visage la joie qui s’en était imprégnée plutôt jeune, qu’elle semble avoir perdue. Pourtant, rien n’est comparable à ses cheveux bleus qui surfe son dos en de fines ondulations jusqu’à ses hanches. Elle a horreur de les avoir dans les yeux, voilà pourquoi elle est souvent coiffée d’une tresse ou de deux tresses qui retiennent sa crinière sur ses tempes. Le tout encadrant ses yeux azurés. Perçant par moment, elle déteste qu’on la regarde directement dans les yeux, elle a cela en horreur à vrai dire – autant que les cheveux dans les yeux, c’est pour dire — de fait, elle tente toujours de faire autre chose quand on lui parle. Anigrath n’est pas le professeur parfait sur ce point, car il tient toujours à lui parler en la regardant. Pourtant, si le visage reste harmonieux, elle se farde de quelques couleurs sur les lèvres, quelques parfums aux senteurs gourmandes, ceux de Ceti sont de loin les meilleurs à son humble avis. Pourtant, elle porte un collier simple hérité d’un ancêtre dont elle ignore le nom, une petite pierre précieuse de couleur rouge qui pend jusqu’à la naissance de ses seins. Ces derniers n’étant pas aussi imposants que ceux de certaines courtisanes, ils s’allient à sa silhouette maigrichonne. Silhouette qui cache bien l’agilité qu’elle ait de se battre avec des poignards ou encore une épée courte. Elle ne reste pas moins longue et filiforme malgré tout, elle est imposante de charisme qui lui vaut peu de critiques sur son physique. Elle n’apprécie d’elle-même que ses longs doigts qui peuvent l’aider à manier des instruments de musiques. Elle est très mauvaise ne pratiquant que depuis sa nouvelle arrivée il y a deux ans, mais c’est à son avantage également.



Habillement parlant, Narangerel reste sur de grandes robes, appréciant particulièrement le rouge et le bleu, le brun et l’or. De longues manches cachant ses bras et quelques fils d’or qu’elle n’aurait pas la chance de porter en Eridani, elle profite de la mode de Ceti et de son opulence. Elle se refuse à de trop hauts talons, et à des choses trop couteuses, elle n’est pas près de son argent, mais elle est bien en peine de joindre les deux bouts par moment. De ce fait, elle était souvent ses difficultés pour rester moderne à la Cour, bien que cela reste inhabituel pour une Feugh, mais elle semble céder de plus en plus à la passion et à cette vie de dépravé qu’on achète pour obtenir les faveurs des grands de ce monde, prête à paraitre pour aller au plus haut. Elle reste cependant toujours vêtue de cette longue cape bleu marine, semblable en tout point à celle de Valina qui est de couleur pourpre, un cadeau de départ de leur mère, dont elle ne se sépare jamais. Pour le reste, elle fait attention et ne supporte pas les bagues et les bracelets qui l’empêchent de tenir une plume convenablement. Elle supporte peu de chose et ne met pas de corset en général. Elle refuse de se gêner de quelques manières vestimentaires que ce soit.


les points
dis-nous tout

CALCUL DES POINTS
Age : 7 points
Vécu : 6 points
Expérience : 4 points
Physique : 6 points
Magie : 3 points
Total : 26 points
Feugh : +2 points pour la force

COMPETENCES GENERALES ◊
Force : 2
Vitesse : 2
Agilité : 2
Furtivité : 3
Endurance : 1

COMPETENCES EN FONCTION DE LA RACE ◊
maîtrise de l’escalade : 3
manipulation de la roche : 0
résistance à la douleur : 3

COMPETENCE EN FONCTION DU STATUT ◊
éloquence : 3
persuasion : 3
négociation : 2
charisme : 3
soins : 1

PSEUDO/PRÉNOM ◊ Cloée aka DezaiaFRÉQUENCE DE CONNEXION ◊ Je tente le plus souvent de passer, pour RP c'est la fin de semaine donc 4/7 en RP, 7/7 à passer COMMENT NOUS AS-TU TROUVÉ ? ◊ Sur PRD, faut dire je cherchais un renouveau de mes forums UN PETIT AVIS SUR LE FORUM ? ◊ J-E S-U-R-K-I-F-F SOUHAITES-TU ÊTRE PARRAINÉ APRÈS TA VALIDATION ? ◊ Je veux bien, même avant si c'est possible, pour l'âme charitable qui voudra bien

- il fut décidé que la paix l'emporterait -
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Mer 7 Juin - 20:29

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Arrivée en Arenaria : 07/06/2017
Localisation : Dans le quartier Feugh sans doute, où au Palais avec son abominable supérieur diplomatique
Fonction/métier : Assistance d'un diplomate, elle se promet à prendre sa place de gré ou de force dans les années à venir ou à représenter avec ses frères et soeurs son pays en diplomatie.

CARNET DE ROUTE
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Valina
Je souhaiterais parler à ceux qui on partagé le même ventre que moi.
Février 348, Vold, Mont Fuar ▬ « Valina, pst, Valina. » Dit-elle en soufflant sur le creux d’oreille de sa sœur. Elle n’est pas certaine que cela soit bien intéressant pour l’autre petite blonde qui lui ressemble bien trop fortement pour que cela soit un hasard. Elle sourit Valina en ouvrant les paupières directement après l’appel. « Nara, on doit dormir, demain on part tôt avec père. » « Je sais, mais ça ne te fait rien de retourner à Ceti ? » Les jumelles venaient d’avoir toutes juste huit ans, leur mère Dìs avait fait le choix de rester en Eridani pour servir leur clan plutôt que de répondre à l’appel du conseiller Feugh. Envoyant son mari, bien plus doué qu’elle aux arts de la paix, à Ceti avec leurs deux enfants. Un voyage appréhendé par le père, comme par les deux têtes blondes qui dormaient dans cette habitation rocailleuse depuis le retour de Ceti pour leur baptême en Eridani, il y a six ans. « Tu te souviens encore de la ville ? » demande Valina à la première sortie du ventre de leur mère. « Je sais juste qu’il n’y a pas de volcans. » Sa sœur soupire, elle aimait bien trop le monde de leur origine, mais naître à Ceti leur avait donné cette chance de survivre toutes les trois : la mère et les jumelles. « Tu crois que nous serons des bêtes de curiosité ? » « Tu connais beaucoup de personnes qui sortent en même temps du même ventre et qui survivent Nara ? » « Très peu. » Valina et elle rient discrètement, leur parent dans la pièce d’à côté. Cette maison troglodyte ne disposait que de deux chambres et d’une pièce servant de cuisine, de salle à manger et de lieu de détente. Les toilettes se faisant en commun dans les lieux publics prévus à cet effet. Mais l’effet curiosité les avait déjà beaucoup suivis dans les deux premières années de leur vie. Ces années où elles avaient ensemble réfléchi à comment on pourrait les nommer jusqu’à ce qu’on leur dise. Quels prénoms vous font envie. Sans un doute, elles y réfléchissaient depuis qu’on leur posait la question dans les autres quartiers de Ceti. Comment se nomment ces deux petites poupées blondes ? Elles n’avaient pas eu de prénoms avant deux ans. Narangerel et Valina étaient des jumelles qui avaient enlevé tout espoir à leur mère de concevoir un autre enfant sans le savoir. Mais leur volonté et leur fusion avaient fait d’elle un petit duo déjà bien utile pour des tâches courantes du clan. Celle que l’on donne aux enfants en général. Chercher du bois pour commencer le feu, aller chercher un seau d’eau. Toujours à deux, car elles n’en demeuraient que plus fortes. Quand Narangerel lève les yeux vers le plafond de pierre. Elle ajoute. « Je n’ai pas envie d’y aller, pas seulement avec Père. » « Moi non plus. » La vérité c’était qu’elles étaient toutes les deux horrifiées par l’aspect qui était présent dès leur jeune âge. Un mariage. Trouver un bon parti. Dans quelques années, tout au plus six ans, l’une et l’autre pourraient saigner et porter des enfants. Cette allée à Ceti, c’était sans doute aussi pour trouver un futur mari. Aussi jeune qu’elles, ou bien plus vieux. « Nara, tu promets qu’on ne se sépare pas. » Elle se retourne vers sa jumelle ladite Nara, en prenant sa main. « Je promets. » Ceti ne les aurait pas à l’usure. 

Mars 348, Palais de Ceti, Ceti ▬ Elles marchent main dans la main, les cheveux blonds noués en des tresses qui pendent sur le côté droit de leurs crânes. Leur père devant, une pochette de cuire dans les bras, il discute avec un diplomate proche du conseiller, celui qui va retourner en Eridani afin qu’il prenne sa place. Narangerel serre aussi fort la main de Valina. Elles sont terrorisées dans ce Palais où les regards se posent déjà sur elles. Deux petites filles de huit ans à la peau claire et aux cheveux blonds comme le soleil. Quand elles s’arrêtent sur les talons de leur géniteur, elles entendent très bien. « Veillez à ce que ces enfants ne mettent pas de raffuts. » Les deux petites Feugh n’ont pas d’ordres à recevoir sur leur éducation et le regard aussi noir que possible part de leurs prunelles vers ce diplomate, bien que cela demeure mignon à cet âge, elle passe la porte de cet énorme bureau où se trouve un homme d’un âge incertain, mais qui est sans aucun doute Feugh également. Si la conversation se fait entre les deux hommes. C’est Valina qui quitte son siège, suivi de près de Narangerel pour aller regarder l’extérieur. Ce jardin aux mille fleurs. Ces fleurs qu’elles ne voyaient presque pas, pour ne pas dire jamais, à Vold. Hormis la steppe. Il n’existe que si pu de diversité en Eridani. La discussion se coupe et se porte sur les deux enfants. Qu’on leur demande d’approcher du Conseiller. « Quels sont vos prénoms mes enfants ? » Si Valina se fait timide, c’est l’aînée de quelques minutes qui répond. « Moi, c’est Narangerel, et ma sœur, c’est Valina. » Le Feugh leur sourit, le manque de protocole leur est réprimandé par leur père. « Vos filles n’ont que huit ans Ser T’Salayn, elles ont tout le temps d’apprendre le protocole diplomatique. » Lâche le Conseiller à l’adresse du père des enfants. Quelques autres bribes de conversations sont encore échangées, quand l’homme demande à une femme de distraire ces deux jeunes enfants en les emmenant se promener dans les jardins. Quelques heures, Valina demande à cette courtisane ou gouvernante. « Quand allons-nous travailler ? » « Votre travail est de grandir et de ne faire honte à votre père et votre clan. » Répond-elle sèchement. « Vous êtes Feugh ? » « Non ? » « Vous êtes quoi ? » Le silence en guise de réponse. La leçon d’aujourd’hui était sans doute que la curiosité était un vilain défaut.

Novembre 350, Quartier Dearg, Ceti ▬ Autour de la table, Valina regarde la pendule au-dessus de la tête de son père. Narangerel en face d’elle sur cette même table. Un repas silencieux, comme depuis les deux ans de leur arrivée. Elles avaient eu leurs onze ans ici même. Sans le plus de cérémonie que cela. Les deux jeunes femmes suivant encore des cours d’élocution et de bonnes conduites à domicile, lors qu’elles n’étaient pas invitées au Palais pour rencontrer des jeunes de leurs âges. Dans deux ans ou trois ans, elles seraient en âge de se marier, de fonder une famille… De faire tout ce qu’une femme avait le devoir de faire. « Qu’avez-vous fait aujourd’hui ? » demande alors le paternel en coupant une tranche de pain brun pour chacune. « Mestre Dwavin est venu m’enseigner d’autres stratégies de batailles à cheval, et nous avons commencé celles des airs. Il a même pensé qu’il serait utile de voir pour prendre des leçons auprès de propriétaires de dragons ou de pégase afin que je connaisse au mieux les animaux. » Il acquiesce longtemps, sans demander plus. Quand il se retourne sur Valina, elle n’en répond pas grand-chose. « Mon maître m’a emmené en leçon pratique dans le quartier des Wyyn » « C’était instructif ? » « Il n’y a pas de doute à émettre là-dessus père. Maître Odoÿs est très bon dans son domaine. » Pas que les compétences que développait les jeunes filles étaient intéressantes, Valina n’avait jamais été vraiment attirée par l’architecture, elle préférait de loin les dragons et la façon de les élever. Narangerel, contrairement à sa jumelle prenait plaisir à étudier la guerre et la façon de motiver les troupes pour les garder sous le joug de la bataille et du dévouement à la cause qu’ils défendaient. Chose qui semblait étonnante pour les autres femmes qui se contentaient de tisser ou encore de faire des choses plus féminines. Ce n’était pas dans leur culture à ces Feugh. Elle sourit en buvant son bouillon. Quand le père demande. « Des familles m’ont approché mes filles. » Valina relève la tête, quand Nara la baisse. Elle refuse de croire ce qui se dit actuellement. Des familles Feugh de Ceti, assez puissantes. Elle s’y refuse, comme de juste. Quand les gardes entre en trombe dans la salle à manger de cette maisonnée, se saisit de son père. La garde de Ceti venait d’interrompre tout cela. Interrompre l’avenir glorieux qu’on leur prévoyait. « Au nom des cinq, je vous arrête pour le complot en tournant la mort de… » Le monde bascula pour Nara et Valina à ce moment. Elle se refusa d’entendre quoi que ce soit sur le mort. Elle s’y refuse. Cependant, elle reste là, avec Valina. Encore quelques mois. Attendant le jugement et la décision finale.




Dìs
La responsabilité, l'honneur et la mère
Janvier 351, Grande Place, Ceti ▬ Les inculpations envers le père des jumelles étaient bien lourdes. Viol, puis meurtre pour que cette femme ne puisse rien révéler des agissements du Feug. Si le stratagème semblait brillant. Le reste de la famille T’Salayn en était insultée pour bien des générations. Cloitrés dans une chambre du Palais, Valina et Narangerel étaient plutôt protégés du monde extérieur à cause de leur paternel. Elle se tient toujours contre sa sœur Nara. Après tout, des petites filles de onze ans n’étaient jamais préparées à ce que leur père, leur héros devinent le pire des couards. Si Valina ne réalisait pas ou ne souhaitait pas réaliser. C’était autre chose pour Narangerel. Aînée de simples secondes, voire minutes. Elle avait cette dimension protectrice. Mais ce dont elle avait le plus peur, c’était de rester seule ici avec sa sœur. De rester et de voir tout cela. Quand la porte d’ouvre, elle est la première à se mettre devant Valina pour un éventuel danger. Elles n’étaient ni handicapées, ni pourries par les principes de lâche de leur géniteur. Il était ainsi hors de question qu’on les touche. « Écartez-vous par Tad ! » La voix qu’elles reconnaissent aussitôt même si cela fait des années qu’elles n’ont pas vu leur mère en chair et en os. Valina se lève et saute dans les bras de la femme brune aux boucles prononcées, bien que caché par une cape de voyage grise. Narangerel sent juste ses jambes faillir. Elles allaient enfin pouvoir se reposer sur cette mère-chef de clan. Celle qui avait tant l’habitude de prendre des décisions pour des centaines de Feugh, elle pourrait faire les bons choix pour ses filles. Ses seules filles. Mais c’est au tour de l’autre petite blonde de onze ans de rejoindre les bras de sa mère, évacuant le stress, la peur et la colère, sans compter la tristesse qui l’avait envahi. Elle était si heureuse de la voir, tout en comprenant que jamais elle ne rêverait son père. Le crime, si ce n’est les crimes, qu’il avait commis était tout plus horrible les uns que les autres. Elle serre si fort sa mère qui ne semble pas vouloir les lâcher non plus. Cet amour maternel si rare chez les Feugh aux vues de la rareté des enfants. Mais Dìs avait déjà prohibé des traditions Feugh pour que ses jumelles aient les meilleures premières années de vies. Pour qu’elles soient en bonne santé. Puis il y avait eu cette confiance du clan et l’éducation des petites avait été mise entre les mains de leur père. Quand elle les lâche. Elle prononce rapidement. « Nous allons devoir parler les filles, vite, et vous allez devoir vite assimiler ce que je vais vous dire, c’est compris. » Deux hochements de tête synchronisés. Elles avaient toutes trois, trente minutes, avant que le procès ne commence sur la place publique.

***

Les consignes étaient simples. Mais tout avait été très dur à encaisser. Leur mère avait décidé de laisser sa place de chef de Clan dès l’annonce de l’arrestation de son mari. En soutenant le fait qu’elle ne reviendrait qu’en méritant sa place une nouvelle fois et en retrouvant la confiance du Clan. Elle avait également renié son mari, demandé la dissolution de son mariage sur le champ et le droit d’aller chercher ses filles à Ceti avant qu’on en fasse des femmes de chambre. Tout avait été accepté par les autres Chefs de clans. Et les jeunes enfants, elles aussi, ne devraient plus prononcer le nom de son père, ni en parler, ni même y faire référence. Jeter ce qui leur avait offert. Il a même été décidé que ses effets seraient brulés et qu’on effacerait son nom des registres. « C’est un lâche et il n’a plus de place dans notre cœur. » Répétait Dìs, dans la calèche à vapeur qui les menait sur la Place de Ceti. Noire de monde. Les jumelles n’avaient d’autre choix que de se cacher dans les pans de leur cape. Oubliant le monde, restant fière et droite. Cette tribu de femme ne jeta pas un regard sur le prévenu et accepta aussi bien les chefs d’accusations, que le récit sordide de ce plan démoniaque. Les réclamations de la Garde, et la décision du conseil. Une mort sur le peloton d’exécution. Tout ce qu’il méritait pour avoir ôté une vie, trompé sa femme, c’était la mort. C’était clair dans l’esprit de Dìs, mais moins dans celui des jumelles. Valina, comme Narangerel, promit qu’elle n’épouserait un homme que si elle était certaine de sa valeur. Narangerel, elle justifia son silence par un simple. « Je refuse de me marier. » Simple phrase qui eut le don de retourner sa mère. Mais les jours passaient, puis on les fit se hâter à dos de dragons. Le linceul dans les griffes de l’animal, elles sur son dos. Elles rentraient au pays. Un pays où elles devraient, toutes trois, redorer l’image que cet homme avait ternie pour bien des années.

Février 367, Vold, Mont Fuar ▬ « Ta fille perd l’esprit Dìs ! » Hurle un Feugh assis en tailleur, suivi de l’approbation silencieuse des trois autres présents dans la pièce. Narangerel est au côté de sa mère. Voilà des années qu’elle est revenue de Ceti. Qu’elle n’a pas arrêté de prouver sa valeur envers le clan et le peuple des Feugh. Son seul défaut était d’avoir bientôt trente ans et de ne pas être encore mariée. Tout comme Valina. Mais cette dernière avait été contactée par une maison Feugh de Ceti afin qu’elle rencontre l’aîné de la famille. Une personne de Ceti avec qui elle avait gardé contact depuis des années. Et désormais, c’était sans doute la reproduction qui les poussait à se marier, mais Nara sentait qu’il y avait plus que cela, sans vouloir chambouler les traditions Feugh au sujet du mariage. Elle avait été bercée de livres fleurs bleues et croyait quelque peu à l’amour. « Loin de là, mes frères. Si ma fille avait perdu la tête, je lui aurais déjà arraché une jambe pour qu’elle ne retourne pas à Ceti. » L’image est grotesque dans l’esprit de Nara, penser que sa mère pourrait lui faire du mal était complètement ironique. Mais elle plaidait juste en sa faveur vis-à-vis des autres chefs de clan. Jadis, elle fut l’une des membres de ce petit comité. Aujourd’hui, elle le tenait tête pour que sa fille aille rejoindre l’académie et y apprenne la politique pour défendre encore plus les intérêts Feugh à Ceti. « Narangerel est intelligente, juste et elle a un grand sens du devoir. Elle tient de notre clan. » Quelques rires s’échappent de la bouche des chefs. Au vu de l’histoire qui collait à l’ombre de cette génération de T’Salayn, c’était difficile à croire. « La politique ne réussit pas à ta famille Dìs. Es-tu simplement prête à voir revenir ta fille, comme d’autres avant ? » Clairement l’allusion était faite. Clairement, elle avait eu beau faire ses preuves durant seize ans. Elle n’était toujours pas digne. Alors que sa mère allait de nouveau ouvrir sa bouche. C’est elle qui fait un pas en avant. « Ma mère n’aura jamais à revoir quelqu’un revenir de la sorte. Si vous le pensez, vous n’avez pas suivi les progrès que nous avons faits avec Valina durant seize ans. » « Ne t’apprend-on pas à apprendre du passé Narangerel ? » « C’est bien pour ces raisons que je ne referais pas les erreurs qui ont pu être faites. » Continue-t-elle avec assurance. « L’Académie dispense une éducation pour tous. Mais je veux me rendre à Ceti avant tout pour Valina et ses fiançailles prévues. Il n’y a rien d’égoïste ou de fou à cela. » Les quatre ronchonnent, quand un ajoute le ton bourru. « La motivation du mariage de Valina nous est compréhensible, mais le choc ne t’as pas suffi pour t’éloigner de la politique et te diriger vers les stratégies militaires que tu étudies depuis des années ? » « Je ne veux pas mener mon peuple à une guerre, la politique, la diplomatie, ce sont des arts complémentaires à la stratégie guerrière, ne comprenez-vous pas ? Apprendre ce qui peut nous sauver en aval est bien plus altruiste pour nous que d’apprendre à faire la guerre convenablement. » Scande-t-elle fortement face au Feugh qui à oser lui poser la question. Pourtant, son ton ne manque ni de respect, il raisonne juste d’une forte envie, d’un fort désir de faire ses preuves. D’épargner un peuple qui n’a déjà pas facile à vivre chaque jour dans cet environnement austère. « Nous ne t’interdisons pas de choisir ta voie Narangerel. Mais ton passé n’est pas blanc comme neige, et nos doutes sont fondés. » Elle hausse les épaules. « Ce passé n’est pas de mon fait. » « Mais l’éducation transmise l’a été. » Elle rage intérieurement. Serrant le poing contre sa robe. Quand elle reprend. « Vous ne pouvez pas forcément avoir confiance en mes choix, j’entends votre avis, mais ne renoncerait pas devant mon but. » Fit-elle entre ses dents. Un signe de main, on l’incita à sortir de la pièce, laissant à Dìs le soin de terminer cette entrevue. Mais qu’importent les conseils. Cette fois, elle serait maîtresse de son destin.




Anigrath
La diplomatie n'est pas le fort des humanoïdes, elle ne l'ai pour personne
Décembre 368, Académie, Ceti ▬ De nouveau à Ceti, Nara avait choisi d’intégrer, et non sans mal, l’Académie. Quelques cours de géographie, quelques cours d’organisation et autre spécialité d’élocution pour parfaire son but. Six mois avaient passé. Elle cherchait un maître diplomate pour les années à venir. Elle cherchait désespérément à cause de ce nom. Ce nom maudit qu’elle avait décidé de porter comme sa croix. Un choix courageux pour certains, un choix honteux pour d’autres. C’était compliqué de porter le nom d’une personne enterrée chez les Feugh. Le linceul noir était la mort de l’honneur. Et la honte sur la famille du traitre ou du couard. Les quelques Feugh de son âge qui connaissaient cette histoire avaient le plus grand mal du monde à lui adresser un regard sérieux, la remettant toujours en doute. Quelques professeurs lui avaient déconseillé la voie politique pour ne pas faire « comme votre père ». Elle ne les écoutait pas, elle s’y refusait, elle refusait pouvoir être détournée de son but. C’était pour elle précieux. C’était tout pour elle. Si Nara avait choisi ce but, elle était bien la seule. Valina, elle, avait choisi une autre voie. Celle de la construction dans les divers quartiers de la ville. Et un mari. Chose que Narangerel avait en horreur. Un mari, sa sœur s’était mariée il y a de cela un an avec un Feugh de Ceti. Un Feugh qui n’avait vu l’Eridani qu’une fois dans sa vie. Elle en rageait la demoiselle à chaque fois. Mais elle ne pouvait s’empêcher d’être heureuse de cette étincelle de bonheur visible dans les yeux de Valina. Son visage emmitouflé dans sa cape marine, la Feugh parcourt les couloirs extérieurs de l’Académie. Afin de se rendre dans un bureau de professeur de géopolitique. Un véritable soutien malgré tout ce qu’elle voudrait avouer. Elle faisait en sorte d’être détestable. Tout l’inverse de feu son père. Une future politicienne implacable, mais arriverait-elle simplement à faire tenir cette apparence longtemps la petite poupée fragile ? Sans doute pas du tout. Distinctement, elle interrompt la discussion en frappant à la porte, quand on lui suggère d’entrer. Passant le pas de la porte, laissant le froid derrière elle. Elle observe toujours les parchemins et les traités roulés sur les étagères pleines à craquer de son professeur, un lambda fantastique. « La voilà ! Narangerl, ma précieuse élève. » « Je suis navrée de vous avoir fait attendre Professeur Uzar. » Il agite la main signifiant que cela ne fait rien, quand l’étudiante en fin de cycle remarque cet homme. Donc, elle ignore la race. Les cheveux blancs et le style sobre. Ce genre d’homme dont on a peur dans la rue la nuit venue. Surtout avec l’arrivée de la Rose en ville. Elle l’observe du coin de l’œil, sans ajouter un mot de plus, lui toujours de dos, quand son professeur la prend par l’épaule. « Dis-moi, t’ai-je prévenu que j’avais une excellente nouvelle à t’annoncer ? » Elle hausse les épaules. « Pas de mémoire Professeur. » Il tend la main vers l’homme près des traités géographiques, en l’appelant d’un « Mon ami, ne restez donc pas dans l’ombre. » Le visage qu’entrevoit Narangerel est dur, fatigué. Mais pas moins dénudé d’un sens moral et de dureté. « Laissez-moi vous présenter, Narangerel, Ser Anigrath. Ser Anigrath, mon élève Narangerel. » « La Feugh dont vous parlez souvent Uzar. » Elle a un petit air pincé sur le visage et une moue sur les lèvres la blonde. Il a cette voix roque, mais bien trop doucereuse pour être dénudée d’intérêt. « Une petite personne brillante qui ne demande qu’à faire ses preuves. » « Comme tous ceux qui nous entretiennent, mon ami. » Le coupe-t-il sans émotion. Si bien que Narangerel frappe du pied au sol. « Être suffisant et méprisant ne sont pas des qualités. » Uzar, comme Anigrath sourient sans le vouloir au ton hautain de la Feugh. Qu’il réplique si facilement le diplomate. « Peut-être que si votre père… » « Je vous interdis de prononcer quoi que ce soit. » Dit-elle en serrant le poing, le ton menaçant. Mais cet homme connaissait son histoire, alors que le professeur la retient désormais par les deux épaules. « Mon enfant, Anigrath est le diplomate Feugh qui donne bien des conseils à son éminence Feugh du Conseil. » Elle tombe des nues, son corps se détendant par la surprise. Alors qu’une main couvre sa bouche. Un long silence, quand il reprend le diplomate et sans un hm d’agacement. « Au moins, elle a assez de jugeote pour se taire. » « Anigrath… » « Tu sais, commence-t-il en se retournant vers un parchemin, elle est plaisante et à une intonation satisfaisante pour l’élocution, reste à voir ses capacités d’écritures et de synthèse. » Elle se tait la Feugh finalement, les indices s’assemblant dans son crâne, le tout assez vite pour comprendre ce qui se décidait. Un possible tutorat. Elle se dégage des mains de son professeur pour faire voler les pans de sa robe à l’opposé de la pièce, tournant en rond, faisant les cent pas devant des piles de livres bien plus grandes qu’elle ne le serait jamais. « Narangerel fait preuve de grande détermination dans ce qu’elle entreprend, tout en restant résistante à toutes remarques. » « Sauf celle concernant son géniteur. » C’est un livre qui fend la pièce en deux. « Vous n’êtes qu’un rustre et un primaire ! » Hurle-t-elle, le bras tendu d’Uzar lui barrant la route. « Première leçon Lady T’Salayn, tous les coups sont permis en politique, comme en diplomatie, seul le résultat compte. » Dit-il en ramassant le libre qui lui avait atterri en bas des pieds. Qu’il pose par la suite sur le bureau encombré au milieu de la pièce. « Elle restera encore à l’académie un trimestre, pour parfaire le contrôle de ses émotions. Envoie-la-moi quand ce temps sera révolu. Elle ne serait qu’un boulet à mes pieds aujourd’hui. » « Je ne vous permets ! » Fît la Feugh et le plantant les mains sur les hanches devant le Feugh. « Vous ne jugez que de ma capacité à la colère en parlant de sujet sensible. Mais ne serait-il pas de même si nous parlions de l’alliance qui n’a plus place sur votre doigt ? » Une mine surprise apparaît sur le visage d’Anigrath, se transformant en regard sombre, noire, ivre de colère. « Ne présumez pas de ce que vous ne connaissiez pas. » Elle ricane. « Ne croyez pas que je ne connais pas la honte ou la douleur, Ser. » Uzar, en arbitre, soupire derrière Narangerel, quand Anigrath remet sur ses épaules sa longue cape noire et pourpre, ajoutant. Du bout des lèvres. « Envoie-la, la semaine prochaine. »

Août 369, Palais de Ceti, Ceti ▬ Elle accélère le pas dans les longs couloirs du palais, un traité politique sous le bras. Quelques choses d’assez lourd qu’elle avait rédigé et relues sur une semaine pour quelques échanges commerciaux entre Ceti et les Wyyn. Cette race qui lui faisait si peur par moment, Nara n’a pas d’autre choix que de tourner dans les couloirs en cherchant son diplomate attitré. Anigrath était ronchon, têtu et franc comme tout bon Feugh digne de ce rang. Mais cette suffisance qui l’habitait mettait souvent l’élève à rude épreuve face à un caractère de feux et ce Feugh totalement arrogant face aux autres personnes. Quelle que soit la race de son interlocuteur, Anigath n’était pas conseiller et petit oiseau des plus grands de ce monde pour rien. Il avait les bonnes paroles et la réflexion politique bien poussée et très intelligente quoiqu’elle puisse en dire. Elle aimait tant le dénigrer auprès de Valina qui lui répétait sans cesse qu’elle devrait le rencontrer. Certes, mais Narangerel refusait que cet homme odieux puisse blesser sa sœur en parlant de leur père par ses gardes. Quoiqu’il serait capable de le faire exprès après tout. Elle lève les yeux au ciel évitant quelques courtisans qui passaient en face d’elle. Quand elle demande à une femme de chambre. Amie de mauvaise fortune à vrai dire. Galëtta était sa meilleure espionne dans le Palais pour quelques ragots et surtout pour trouver Anigrath. Difficilement trouvable, sauf qu’il lui donnait rendez-vous pour la blâmer devant d’autres personnes. Si bien que Nara soulève le bas de sa robe pour attraper l’avant-bras de son amie. Lui demandant haletante. « Tu l’as vu cette fois ? Il me fait tourner en boutique depuis une heure et demie. » « Quand te décideras-tu à changer de maître ? Vraiment, il n’y a rien de respectueux entre vous. » « Quand un autre diplomate acceptera, qui je suis, qui de mieux qu’un Feugh n’est-ce pas ? » Fit la blonde en roulant des yeux. Quand elle reporte son regard sur son amie, elle voit bien qu’elle sait quelque chose, sans savoir dire si c’est une retenue véritable ou bien si Anigrath lui avait donné quelques pièces pour qu’elle se taise quant à sa localisation. « Galëtta, dit-elle en suspens, tu sais quelque chose n’est-pas ? Combien ? » Elle baisse les yeux sur son tablier Galëtta, le froissant sous la honte. « Vingt valutas… » Narangerel lève les yeux au ciel dans un soupir exaspéré. Elle n’avait pas meilleur somme sur elle à vrai dire. Rien pour la faire chanter non plus, en tant qu’amie, elle ne le ferait pas. « Galëtta… » dit-elle en posant sa main libre sur sa tempe, y dégageant une mèche blonde. « Cet homme est un démon, ou je ne sais quoi. Que Tad le maudisse. Dis-moi où il est et je t’emmènerais au marché dimanche, je payerais pour ta famille entière. » Tant pis, si elle devait manger du pain et de l’eau durant quelques jours. Le traité ne pouvait pas attendre. Elle voit bien, en rouvrant les yeux, que Galëtta est en pleine hésitation, trahir Anigrath n’était pas des plus conseillés, mais des courses pour cinq personnes, dont le petit dernier de quelques mois. C’était tentant alléchant. Si bien qu’elle lâche. « Tu sais cette diplomate Seseli, elle est dans l’aile ouest. Peut-être qu’il s’y trouve, ils semblaient beaucoup parler quand il m’a donné les valutas. » Un cri de rage s’échappe des lèvres de Narangerel. Alors qu’elle commence à l’insulter dans la langue gutturale des Feugh, en marchant son traité dans les bras afin de ne pas le lâcher tant elle tremblait de rage et de déception. Anigrath connaissait son aversion pour les femmes Seseli malgré leur plus grande pudeur à Ceti, Nara ne trouvait pas cela suffisant en général. De plus, leurs mœurs étaient plus légères que les siennes. Arrivée dans l’aile ouest, elle attrape le collet d’un garçon d’étage en demandant les dents serrées. « Les appartements de la nouvelle Seseli arrivée. Vite. » Tout en glissant, cinq valutas dans sa poche de veston. Le jeune homme ne devait pas être là depuis longtemps, mais bien assez pour pouvoir lui indiquer la porte qu’elle devait enfoncer à ce moment-là, quand elle lui demandât de dégager ce couloir anormalement vide. La colère étant bien plus que lisible sur le visage de la jolie T’Salayn, elle porta sa main à la poignée de porte. La jouant bien plus discrète. Pensant soudainement qu’il pourrait préparer un mauvais coup pour lui mettre une Seseli dans les jambes. Chose que Narangerel refuserait bec et ongles. Pourtant quand la porte s’ouvre sur un petit salon d’accueil, ce n’est pas des négociations qu’elle entend dans une pièce adjacente. Gauche ou droite, elle ne saurait le dire. Elle sait juste que ses parchemins tombent au sol dans un bruit sourd. Elle sur le pas de la porte. Le visage médusé par ce genre de négociation engagée. Elle, elle n’était pas prête à se donner de cette sorte pour réussir dans cette voie. Son père l’avait-il fait en son temps ? Avait-il des bâtards ? Anigrath avait beau être veuf. Elle ne comprenait pas. Elle avait le regard embrumé, perdu, consterné. Elle sentit que quelques choses se brisaient dans son thorax sans pouvoir dire quoi. Le souffle court, simplement court et accéléré. Elle semble distinguer ce Feugh qui l’a prise sous son aile envers et contre tous. Ce même homme mûr qui semble tendre sa main vers elle pour la sortir de cette pseudotranse. Qu’elle dégage d’une tape sèche. Le souffle coupé par les mots qui sortent de sa bouche. « Ne… Ne me touchez pas. Plus. » Fît elle, lui-même étonné de ce comportement. Elle se baisse sans distingué qu’il n’a qu’un pantalon mal fermé et une chemise ouverte sur les épaules pour ramasser son précieux traité commercial. Quand elle reporte son regard sur lui. Elle n’a que quelques mots. « Vous me répugniez. » Tout était clair dans ses paroles. Le ton juste, sans hausser le ton d’un calme plat. Elle n’est pas elle-même. Oscillant entre la déception et la peine. Mais d’om venait-elle cette peine par Tad. « Narangerel, écoutez… » « Je n’ai rien à entendre d’un homme qui a presque son pantalon sur les chevilles. » Il se tait piqué au vif, sachant désormais ce qu’elle avait eu le temps d’entendre dans les longues minutes où elle était demeurée stoïque. Combien de temps était-elle restée là à écouter cela… Elle l’ignore. « Vous… Vous… » continue-t-elle sans trouver ses mots. Quand la jeune Seseli apparait enfin un voile cachant à peine sa morphologie délicieuse. Le coup d’épaule bouscule Anigrath quand Nara s’approche de la jeune femme. Lui assenant un coup de son épais traité sous la colère. Qu’importe l’incident diplomatique à vrai dire. Quand la demoiselle est à genoux, choquée par le choc, Nara pose le volumineux traité sur une table basse. Et non sans bruit, elle relève la tête la garde haute. Quand elle est si près de son tuteur et maître, qu’elle sent son souffle contre ses lèvres. Qu’elle sent ce que cette créature légère avait senti et bien plus. « Maintenant réglez cela comme vous savez si bien le faire Ser Anigrath. » Le dédain dans le fond de sa voix, elle relève le pan avant de sa robe doré, de grand pas, de gros sanglots étouffés par la fierté. Des larmes qui roulaient le long de ses joues. C’est Uzar qui la retrouva prostrée dans son bureau à l’académie sans qu’elle ne veuille en parler. Sans qu’elle ne vit que cette Seseli avait les yeux clairs et une chevelure dorée. Elle avait ignoré bien des signes Nara. Aveuglée par la colère.

Janvier 370, Temple de Tad, Quartier Dearg ▬ Les genoux sur le sol de pierre claire. Les mains jointes, quelques milliers de bougies brulaient non loin d’elle, sur la gauche, sur la droite, sans aucun doute dans son dos. Voilà quatre mois qu’elle n’avait pas remis les pieds au Palais, qu’elle refusait d’ouvrir à Uzar ou bien de répondre aux missives d’Anigrath. Elle avait cette petite chose de brise en elle. Cette petite chose qu’elle refusait d’avouer. Tad sans doute seul témoin de son désespoir intérieur. Narangerel ne faisait qu’emprunter des livres à la Bibliothèque de Ceti pour garder ses savoirs intacts. Et aussi de se tenir au courant des nouvelles de la ville. Galëtta était toujours là pour lui dire ce qui se passait dans la vie politique du Palais. Elle n’était pas parfaitement coupée du monde, mais elle préférait lire et faire évoluer ses connaissances sans avoir dans les pattes qu’une personne qui n’était pas droite dans ses bottes. À vrai dire, elle avait ce petit quelque chose de différent, ce genre de pensée qu’on refuse d’avoir. Savoir qui nous aime, comment et jusqu’à où fallait-il donner de soi-même pour être quelqu’un de droit ? Elle rouvre les yeux vers l’immense statut au centre du temple. Incertaine sur ce qu’elle devait faire, elle avait chez elle bien plus d’une lettre ou bien plus d’un mot où on lui demandait de faire fit de ce qu’elle avait pu voir pour revenir suivre un apprentissage. Mais à commencer de la sorte, qui la sauverait-elle, si elle devait dans des péchés qui ressembleraient à ceux de son père par le passé. Elle avait cette peur de ne pas savoir faire face à la politique de Ceti. Les anciens en Eridani lui avaient pourtant dit et elle ne les avait pas écoutés pour autant. Depuis quand écoutait-elle les gens désormais ? Si elle s’y refusait, elle s’y refuserait. Elle soupire, les doigts toujours entrelacés devant elle, quand une autre personne vient se placer à ses côtés. Un coup d’œil à sa droite. Un sourire. Valina était venue se joindre à elle pour prier. Chose que Nara appréciait toujours autant. Des moments d’intimité qu’elle arrivait à voler à son beau-frère. Quand elle murmure les yeux clos. « Pourquoi pries-tu prier aujourd’hui Val ? » « Et toi ? » répond sa sœur. Maligne et muette malgré les yeux ouverts et interloqués de sa sœur. Pourquoi venait-elle prier elle ? La blonde aux cheveux jusqu’à la taille baisse la tête vers le sol. Murmurant dans un souffle. « Je ne sais pas, pour le salut de mon âme. » « Tu te reproches quelques choses ? » « Rien du tout. » « Tu pries donc pour le salut de l’âme de quelqu’un d’autre. » Fît Valina sans poser la question, elle l’affirmait comme si elle avait vécu l’épisode qu’avait vécue Nara au Palais, il y a quatre mois de cela. Un silence pieux, long s’installa jusqu’à ce que l’aînée du jumelage demande. « Et toi ? Pourquoi viens-tu prier ? » « Pour toi, pour mon mari et l’enfant dans mon ventre. » Narangerel ne se ferait sans doute jamais au fait que sa sœur soit enceinte à peine deux ans après son mariage. Elle qui refusait de se marier, elle ne comprenait ni le mariage, ni les enfants. « Nara… Tu devrais répondre à une lettre. Cela te coûterait-il la vie de donnée des nouvelles aux personnes qui t’estiment. Le professeur Uzar n’a rien à voir dans ton grief avec Anigrath. » Elle émet un petit hm de contrariété Nara, joignant plus intensément ses mains entre elles. Ne répondant rien. Valina souriant en coin. « C’est donc pour son salut que tu pries. » « Tais-toi par Tad ! » Un fin rire et un signe, Valina se lève la laissant de nouveau seule avec ses propres démons. Priait-elle véritablement pour le salut de l’âme de cet impétueux diplomate ? Elle secoue la tête de gauche à droite pour le sortir de ses pensées. Se relevant par la même occasion. Elle reprend sa cape non loin, l’attachant avant de sortir du temple. Janvier n’était pas le plus beau temps en Ceti malgré ce qu’on puisse dire du temps clément de la Capitale. Quand sur le parvis, elle aperçoit enfin Valina avec Anigrath en face à face. Une discussion passionnée. En était-elle le sujet. Elle ne le sait, mais ce qu’elle sait, c’est que ses pas la rapprochent de sa sœur pour la dégager du discours de cette vipère. « Partez ! Laissez-nous tranquilles. » Lance-t-elle aussi froide et sèche qu’elle ne le peut. À s'y méprendre, c’est un sourire sincère qui fleurit sur les lèvres pincées du diplomate. Qu’il répond sur le même ton. « Si vous donniez des signes de vie, il serait probable que je n’importune pas votre sœur. » Elle se retourne, les yeux lançant des éclairs sur Valina. De mémoire, Anigrath n’était jamais venu chez l’une ou l’autre. Ils étaient donc de mèches pour qu’il sache leur lien de parenté. Elle soupire en lâchant l’avant-bras de sa jumelle, croisant les bras sous sa poitrine. Boudeuse, c’était donc Valina qui l’avait conduit jusqu’ici. Qu’elle répond. « Vous les attendrez encore longtemps. Ce n’était pas un plaisir de vous revoir. » S’éloignant en tournant le dos à sa sœur et à son tuteur attitré, sauf si dans une missive il laissait entendre qu’il ne voulait plus d’elle comme élève. Sans doute les hormones, c’est Valina qui lui hurle. « NARANGEREL, tu vas revenir ici avant que je ne vienne te chercher ! » Piquée à vif, la blonde se retourne sur l’autre blonde qui la toise comme une mère le fait avec sa propre fille. « Je ne sais pas vos différends, et je n’en ai cru. Mais ça suffit. » Rien ne suffisait. Rien ne serait suffisant. « Oh, tu ne sais pas ! Non tu ne sais pas ce qu’il a fait ce… » « Goujat ? » tente Anigrath pour lever l’ambiance pesante de la discussion. « J’aurais plutôt dit rejet de la société. » Parole prononcée et non sans colère. Anigrath se retint sans doute de dire devant les jumelles que de par leur père, elles étaient des rejets de la société Feugh. Pourtant, Nara reprend pour Valina en face d’elle. « Tu ne sais pas ce que ça fait. De… De. » « Nara… » Quand elle relève la tête. Elle semble croire que quelque chose ne va pas chez sa sœur. Valina posant une main sur la joue rouge de colère de sa sœur. Elle lui murmure. « Tu pleures. » Elle hoquette sous la surprise. Pourquoi pleurait-elle de nouveau en évoquant ce primaire. Elle passe une main sur son visage à demi caché par ses longs cheveux d’or. C’était hors de questions de verser plus de larmes pour un tel individu. Mais c’est lui qui semble lui parler. « Vous savez, il n’y a pas de mal à désapprouver mes agissements, mais de là à passer pour morte pour un grand nombre de personnes. Il n’y a que moi à blâmer. Mais… Il y a de ces choses qui font que votre soutien était devenu important au Palais et dans la diplomatie. » « Vous vous payez ma tête. » Dit-elle à mi-voix, ne le regardant pas plus qu’il y a quelques minutes. « Si je me fichais de vous, vous n’auriez pas reçu tant de missives Naarangerel. Réfléchissez ! » Elle se retourne, ivre de colère. « Avez-vous réfléchi il y a de cela quelques mois ? » Il tire une moue. « Que dois-je vous répondre pour que vous soyez enclin à revenir ? Ce que je pense ou ce que vous voulez entendre ? » C’est la main de la blonde qui part dans le visage de l’homme. Elle ne répond rien que sa respiration forte et saccadée. Il n’y avait que des excuses à prononcer. Mais pourquoi s’excuser d’une chose qui n’était pas censée la toucher aussi profondément. « Je ne veux plus rien entendre de vous. » Dit-elle en tournant le dos à Valina et Anigrath. À vrai dire, rentrer chez elle avait été difficile, tout cela compliqué entre les sanglots et l’angoisse montante en se souvenant du visage de cette Seseli. De la jalousie sans aucun doute. Leur mère avait dû être informée par Valina aux vues de la lettre assassine qu’elle reçut de Dìs. Des demandes diverses. Celle d’y retourner, de lire les lettres qu’on lui envoyait. Pourtant, elle ne voulut pas le faire, mais quand elle eut le courage de lire les premiers mots de la lettre d’Anigrath, la plus ancienne. Elle ne s’arrêta qu’au matin, tombant de fatigue, pas même assez vivace pour lui répondre qu’il fallait encore un peu de temps, mais qu’elle revendrait prendre la place qui était la sienne.

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- il fut décidé que la paix l'emporterait -
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Tu as 2 semaines pour rédiger ta fiche et une semaine pendant laquelle ton avatar te sera réservé. N'hésites surtout pas si tu as la moindre question, on se fera un plaisir de t'épauler I love you
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Merci
Vous êtes tous bien aimable, je vais faire ne sorte d'être dans les temps


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Jeu 8 Juin - 16:13

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Arrivée en Arenaria : 01/01/2017
Localisation : Quelque part dans Ceti, dans sa parfumerie ou dans la ville.
Fonction/métier : Parfumière, créatrice d'eau de toilette.

CARNET DE ROUTE
◊ SAC: Un petit miroir, un rouge à lèvres, une plume ayant appartenu à sa mère, un petit carnet où elle écrit tout et n'importe quoi, puis un flacon vide de parfum.
COMPÉTENCES:



N'oublie pas d'éditer ton titre I love you


S'élever, dans les cieux, dans la hiérarchie. Devenir quelqu'un, changer, évoluer, pour être meilleure. Avant tout, tout le temps. Toujours. Grandir, encore, toujours, ne jamais cesser. Qui m'aime, me suive.
l'air
me
porte.
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Jeu 8 Juin - 16:25

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Arrivée en Arenaria : 07/06/2017
Localisation : Dans le quartier Feugh sans doute, où au Palais avec son abominable supérieur diplomatique
Fonction/métier : Assistance d'un diplomate, elle se promet à prendre sa place de gré ou de force dans les années à venir ou à représenter avec ses frères et soeurs son pays en diplomatie.

CARNET DE ROUTE
◊ SAC:
COMPÉTENCES:


Tu fais bien de le dire, je pensais l'avoir fait avant le ciné hier soir Arrow Voilà qui est fait


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Lun 12 Juin - 13:22

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Arrivée en Arenaria : 06/11/2016
Localisation : Dans les cendres de son atelier
Fonction/métier : Inventeur fou, et bibliothécaire car il faut bien manger

CARNET DE ROUTE
◊ SAC:
COMPÉTENCES:





BIENVENUE BIENVENUE !!
puisse le pacte te protéger
J'ai passé un excellent moment à lire ta fiche !    J'ai vraiment fait une plongée dans la vie de Nara, de sa famille, de son clan, de ses objectifs. Ta plume est superbe et l'histoire était vraiment passionnante !   N'hésite pas à nous rejoindre dans l'event par la suite I love you
Te voilà désormais citadin de Ceti ! Bienvenue en ville mon ami ! J'espère que tu te plairas dans la grande et belle Capitale que voici-ci ! En arrivant n'oublie pas de passer au palais pour te recenser, par là. On aimerait savoir ce que tu fais de ta vie et évidemment éviter qu'un clone ne débarque précipitamment.
Une fois que les Cinq t'auront fait remplir toute la paperasse, n'hésite pas à passer demander un logement, pour ne pas rester à la rue.
Puis, quand tu te seras installé et que tu auras fait ta pendaison de crémaillère, il sera utile d'ouvrir ton carnet d'adresse, pour que tu puisses y répertorier toutes tes connaissances et toutes les rencontres que tu as fait.

Si tu le souhaites et si tu l'as demandé, tu peux te faire parrainer. N'hésite pas à le harceler de question, ou aller voir le staff si jamais

On espère que tu te plairas en Arenaria, amuse toi bien parmi nous  !


- il fut décidé que la paix l'emporterait -


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Lun 12 Juin - 15:09

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Arrivée en Arenaria : 07/06/2017
Localisation : Dans le quartier Feugh sans doute, où au Palais avec son abominable supérieur diplomatique
Fonction/métier : Assistance d'un diplomate, elle se promet à prendre sa place de gré ou de force dans les années à venir ou à représenter avec ses frères et soeurs son pays en diplomatie.

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Merci
Je suis contente que la lecture t'ai intéressé. Comme ça ça évite les pavés indigeste si ça passionne un peu ♥
Je fais en sorte de vous rejoindre à l'event le plus rapidement possible


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