[Flashback] Et ainsi il eu une dette envers un Wyyn
EVENTS

- Meurtre au Marché des Cinq Royaumes, ici.

LES POSTES VACANTS

- Noble élémentaire de l'eau ◊ ici.
- Assassine pour le pacte ◊ ici.
- Dresseur de dragons ◊ ici.
- Dealeuse ◊ ici.
- Sor'cière aveugle ◊ ici.

SCÉNARIOS DE NOS MEMBRES

- Sor'cier de la Garde ◊ ici.
- Maître d'armes de la Garde ◊ ici.
- Le gros matou ◊ ici.
- L'apprentie prêtresse ◊ ici.


 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Bienvenue en Arenaria !
Vous voilà désormais dans un univers aux larges possibilités, profitez de la diversité !

Les personnages inventés sont autorisés, n'hésitez pas à lire le guide du débutant, ou à poster dans l'atelier de création !

Partagez | 
 

 [Flashback] Et ainsi il eu une dette envers un Wyyn



que la grandeur des cinq éclaire notre chemin.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Jeu 20 Juil - 12:58

TU PEUX M'APPELER
puisse le pacte te protéger



avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Parchemins : 590
Points rps : 182

Arrivée en Arenaria : 06/11/2016
Localisation : Dans les cendres de son atelier
Fonction/métier : Inventeur fou, et bibliothécaire car il faut bien manger

CARNET DE ROUTE
◊ SAC:
COMPÉTENCES:


À peine il avait senti le vent sur lui que déjà il se sentit chuter. Son réflexe fut de battre de l’aile, mais seule elle était aussi utile qu’un pansement sur une jambe de bois. L’odeur nauséabonde de grillé, qui avait suivit une explosion, lui avait indiqué que son test été encore négatif, et qu’il pouvait encore ajouter un échec sur la longue listes de ses prototypes ratés. Pourtant, il avait été sûr que cette fois était ka bonne, il était sur que cette aile pourrait au moins lui permettre de planer et de pallier un minimum sa déficience. Mais non, comme toutes les autres, elle l’avait lâché en plein vol, lui rappelant à quel point sa science n’était rien comparé à la justesse des création que protègent les Dieux. Alors il chutait, chutait, chutait encore malgré son aile naturelle qui faisait tout pour freiner la vitesse, et son cerveau n’était axé que sur une seule chose : essayer de diriger la mécanique pour qu’elle puisse aider son homologue de plumes. Il essayait de garder son sang-froid malgré la panique, car même s’il était étonnement solide vu sa constitution fine et élancée, au vu de la distance, il s’écraserait comme une crêpe en plein milieu du centre-ville. Dans tous les cas, il sera incapable de bricoler pendant plusieurs jours, au plus grand bonheur d’Ethael. Il vit qu’il commençait à se rapprocher dangereusement d’une tour dans le quartier Seseli et les courants d’airs lui indiquait qu’au sol, il commençait à attirer l’attention. En même temps, un Dryd en train de s’écraser avec une belle trainée de fumée, on ne doit pas voir ça tous les jours ! Soudain un courant d’air lui fut profitable et lui permis de se rendre vers la tour. Son toit avait l’avantage d’être assez plat, alors s’il arrivait à en éviter les espèces de décorations, il pourrait éviter un atterrissage trop douloureux. Il braqua la commande de l’aile mécanique pour la faire tourner vers la tour, ce qui fut un réflexe pour son aile droite. Une seconde explosion retentit sur le moteur, qui commença sérieusement à flamber. Le Dryd serra des dents, l’impact l’ayant légèrement dévié de son trajet qui nécessitait une précision drastique. Il appuya encore plus sur la commande pour pousser son oeuvre jusqu’à ses dernières limites. Les décors de la tour s’approchèrent rapidement, il commença à se mettre en position d'atterrissage... Dernière explosion, qui le poussa en avant. Bien trop en avant. Sous la panique, il se rata complètement... et s’écrasa contre la tour dans un bruit sec. Un véritable gag. Ce moteur aura voulu sa mort jusqu’au bout ! Il essaya de se rattraper sur un énorme coquillage nacrée avec ses mains, qui se râpèrent contre la roche. En bas, les badauds commençaient à se rassembler pour voir le spectacle. Il écouta les courants d’airs pour évaluer la situation. Evidemment le premier réflexe était d’aller prévenir la garde de Ceti, ce qui ne l’arrangeait pas. Il savait déjà que des gardes étaient déjà venue plusieurs fois chez lui pour lui demander de faire des recherches plus calmes, il n’aimerait pas ajouter des arguments aux autorités pour le sommer d’arrêter. Puis il entendit quelqu’un dire qu’il allait chercher de l’aide au cas où, il connaissait une guérisseuse qui n’était pas loin. Et qu’il allait la chercher.

- JE N’AI PAS BESOIN D’UN GUÉRISSEUR ! Hurla-t-il. JE PEUX TRÈS BIEN ME DÉBROUILLER TOUT S...

Crack. Se fut le bruit que fit le bout de la sculpture quand elle se brisa. Il eut une seconde pour songer que c’était une blague et qu’il détestait sa vie avant de se sentir à nouveau chuter. Il essaya de se rattraper pour éviter de se briser la nuque, mais vainement. Pourtant, Athair et Mathair ne l’avaient pas abandonné. Il atterrit dans une charrette de légumes et de pailles, dégageant une forte odeur de... betteraves. Sonné par le choc, il ne savait pas si le liquide qui imprégnait ses vêtements étaient son propre sang, ou le jus des légumes. Il tomba ensuite dans les betteraves les pommes.  

[Cela se passe six mois avant la date d’aujourd’hui, et tu te doutes qu’il est forcément en sale état, le Archi What a Face ]


Revenir en haut Aller en bas
Jeu 20 Juil - 21:09

TU PEUX M'APPELER
puisse le pacte te protéger



avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Parchemins : 425
Points rps : 222

Arrivée en Arenaria : 17/07/2017
Localisation : La Taverne et Auberge de la Douce Mort, Quartier Sininen, Ceti
Fonction/métier : Serveur/Tavernier

CARNET DE ROUTE
◊ SAC: dague à rouelle offerte par ma mère à mes vingt ans, cape noire, gants en cuirs noirs, une aiguille violine d'un certain cactus coincé dans le ruban de mon chapeau haut de forme
COMPÉTENCES:






Nom d'une betterave cornue !

Pour mon plus grand bonheur, je me réveille ce matin libre de toutes tâches envers la taverne. Mon père me trouvant pâlichon m'a sommé de prendre une journée pour moi. S'il espère qu'un jour mon teint devienne aussi halé que le sien, il peut espérer longtemps. Plus les années passent et plus je deviens livide ! Cela m'importe peu, je vais pouvoir réinvestir mes recherches en betteraves grâce à ma mine grisée. Depuis quelques temps, l'idée me trotte de dégoter une betterave d'une couleur plus intense. J'affronte avec plaisir la foule du marché pour partie à la recherche de ce spécimen rare… Peut-être devrais-je plutôt me renseigner auprès de l'herboriste Newid qui fournit la taverne il en saura plus ? Dans tous les cas, mon stock de betterave que je cultive actuellement ne suffit pas à la confection de ma bière, il me faut donc réalimenter ma réserve.

Je saute de mon lit, rejoins mon placard pour en tirer une chemise noire et un pantalon … noir ! (Oui, j'aime être original ! Ma tenue de travail, trop coloré à mon goût m'encourage d'autant plus à éviter les nuances dès que je le peux.) Je boucle ma ceinture qui supporte mes escarcelles, vérifie qu'au moins l'une d'elle contient des varetas et descends les escaliers en trombe.

"Mais quel entrain mon fils ! Il n'est que 7h et déjà tu cours alors que nous t'avons donné congé pour que tu te reposes ?"

Je me tourne vers la jolie Dryas quarantenaire derrière le comptoir.

"Que veux tu, c'est l'appel de la betterave !"

Je lui souris, elle me le rend.

Au moment de sortir, la main sur la poignée de la porte, je respire lentement, me préparant à affronter la vie sociale. Je prépare dans ma tête ce que je vais devoir faire, dire et ce dont il faut que je me préserve, c'est une angoisse constante que seule ma beauté camoufle auprès des autres. Dehors, l'air est frais, la rosée scintille sur les maisons coquillages du quartier leur donnant un aspect irréel. Je gagne la petite charrette manuelle qui me servira à transporter mes biens une fois acquis puis j'apprécie un parcours afin d'éviter au mieux les gens, trop nombreux à mon goût, déjà actif dans les rues de Sininen mais aussi la lumière et les flaques habituelles au quartier.
Heureusement, le marché n'est pas loin et je retrouve vite l'agriculteur local qui m'approvisionne. De nouveau j'inspire, j'expire, je souris :

"Bonjour mon ami !"



Je vous passe les détails de ma transaction de betterave doutant de l'intérêt que cela peut générer étant moi-même au courant de mon engouement absurde pour cet amaranthaceae.
Passablement peu fier de ma récolte, l'air maussade je m'apprête à rejoindre la taverne. La prochaine cuvée ne promettait en rien d'être extraordinaire voir au contraire plutôt quelconque. Distrait, malgré ma bonne ouïe, je ne prête pas attention au murmure grandissant dans la rue trop occupé à ruminer mon malheur.

SPLASH

Je m'arrête et essuie le jus de betterave ruisselant sur mon visage. Nos regards se croisent, il s'évanouit.
Autour de moi, je sens la foule qui commence à s'amonceler.
Pris entre une panique naissante et mon exaspération liée à mes betteraves insipides, mon instinct m'entraine, la garde peut arrivée d'un instant à l'autre et je ne veux en aucun cas avoir à leur répondre. Je marche rapidement vers la taverne, poussant toujours mon chargement invraisemblable. J'entre dans la taverne ne me préoccupant pas de tout le jus de betterave qui coule de-ci de-là.

"Nom d'une plume ! Mais qu'est ce que tu nous as trouvé ?"

Ma mère me rejoint tellement vivement que je la suspecte de ne pas avoir beaucoup touché le sol pendant son déplacement. Elle regarde le Dryd sonné et de ses doigts délicats l'inspecte méticuleusement.

"Plus de peur que de mal … Porte le jusqu'à la chambre "Perle", elle est inoccupée en ce moment."


La mine renfrognée je m'exécute. Je laisse la charrette suintante du liquide violacée et porte le squatteur jusqu'à l'escalier. Je remercie le hasard qu'il soit souple et léger n'étant pas moi-même d'une constitution musculeuse. Un quart d'heure plus tard, ma mère nous  rejoint, une coupelle d'eau fraîche et un linge à la main. Elle applique précieusement ce dernier après l'avoir humidifié et m'assigne à la surveillance de notre hôte jusqu'à ce qu'il retrouve ses esprits.

D'une de mes escarcelles, je sors un petit volume recueillant des prières à Naoidhean emprunté à mon père et commence ma lecture, impassible, ressaisissant ma nature stoïque et glaciale.
Bientôt, je sens s'agiter notre convive et grommeler dans son sommeil….
Je tends ma main vers le linge, m'en saisi, le rafraîchi et le repose sur le front de l'homme ailé. Il ouvre les yeux.

- il fut décidé que la paix l'emporterait -


Le mal se connaissant est moins affreux et plus près de la guérison que le mal s'ignorant.
Never again will I be dishonored
And never again will I be reminded
Of living within the world of the jaded
Revenir en haut Aller en bas
Ven 28 Juil - 23:37

TU PEUX M'APPELER
puisse le pacte te protéger



avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Parchemins : 590
Points rps : 182

Arrivée en Arenaria : 06/11/2016
Localisation : Dans les cendres de son atelier
Fonction/métier : Inventeur fou, et bibliothécaire car il faut bien manger

CARNET DE ROUTE
◊ SAC:
COMPÉTENCES:


Il ouvrit les yeux, un mal de crâne vrillant sa tête. C’était pas la seule chose que la douleur vrillait, d’ailleurs. Il avait l’impression qu’un dragon lui était passé dessus, puis l’avait mâchonné comme apéritif. Il avait une épaule qui ne répondait que par une brûlure immense, une jambe enflée d’éraflures, des bleus à chaque morceau de peau qu’il voulait mouvoir. Il avait encore sur lui un morceau de son prototype accroché au reste de son aile droite, il sentait les brides d’un épais cuir sur son corps. Il y avait comme une petite odeur de plumes brûlées aussi, et d’huile, mais fortement surplombée par celle omniprésente de... betteraves. Il arriva à lever péniblement une mai pour voir que son corps était mystérieusement recouvert d’une substance collante et violette à l’odeur... peu appétissante. Il n’était pas du genre à rechigner devant la nourriture, mais il avait toujours eu un peu de mal avec ce légume. Peut-être que c’était parce que sa mère servait cela quand il ne restait plus que cela dans le garde-manger. Qui était assez fou pour aimer les betteraves ? En tout cas, même s’il était sacrément allumé, il ne l’était pas. Sa vue retrouva un peu de netteté, et il se rendit compte qu’il ne reconnaissait pas ce plafond. Il eut comme un sursaut d’une seconde en se rendant compte que les poutres de la chambre de son atelier étaient absentes. Où était-il ? À un quelconque hôpital ? Cela n’avait pas l’odeur d’un hôpital - enfin, surtout de betteraves. Le lit était d’ailleurs trop confortable pour un hôpital. Pourtant, il y avait ce linge humide sur sa tête. Il essaya d’abord de relever un peu le front pour mieux voir, mais cela n’eut d’effet que de laisser tomber l’étoffe sur ses yeux, ce qui le fit grommeler. Il le retira en serra des dents avec son côté le plus valide, mais tout de même abimé. On ne revenait pas d’une chute d’une tour en un seul morceau. Il se tourna sur le côté pour croiser le visage tranquille d’un homme brun aux yeux bleus en pleine lecture.

- Qui... qui êtes vous ?! Lâcha le Dryd peu rassuré. Son regard tomba sur ses mains, puisque curieux de savoir ce qu’il lisait. Quelque chose clochait... Une... Deux... Trois... Quatre ? Quatre articulations par doigt ?! Archibald eu un mouvement de recul presque instinctif.

- Qu’est-ce que vous me voulez, saleté de Wyyn ?! Vous m’avez kidnappé c’est ça ? Si vous croyez qu’on met un Dryd en cage vous vous tromp... Aouch !

À force de trop hurler, une douleur dans son dos lui rappela de ne pas trop s’agiter, car il n’en avait pas la possibilité.


Revenir en haut Aller en bas
Sam 29 Juil - 8:40

TU PEUX M'APPELER
puisse le pacte te protéger



avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Parchemins : 425
Points rps : 222

Arrivée en Arenaria : 17/07/2017
Localisation : La Taverne et Auberge de la Douce Mort, Quartier Sininen, Ceti
Fonction/métier : Serveur/Tavernier

CARNET DE ROUTE
◊ SAC: dague à rouelle offerte par ma mère à mes vingt ans, cape noire, gants en cuirs noirs, une aiguille violine d'un certain cactus coincé dans le ruban de mon chapeau haut de forme
COMPÉTENCES:







Sa vue doit être encore brouillée par son réveil brutal, il ne me remarque pas. Je hausse les épaules et continu ma lecture. Pas que notre invité ne m'intéresse pas … mais bon, je ne résiste jamais à la soif de connaissance.
Il s'agite, grogne, tente désespérément de remuer ce corps qui n'est plus qu'un amas de bleus et de contusions m'empêchant de me concentrer pleinement sur mon livre. Bientôt le voilà qui s'adresse à moi. Par automatisme je réponds par mon "titre" de fils de taverniers :

"Danak, serveur à la Mort Douce"

Un bref silence suivit par les inévitables insultes. Pas pour longtemps compte tenu de son état pitoyable.
Le spectacle qui s'offre à moi révèle de l'absurdité la plus totale. Impossible de me retenir, je me mets à rire à pleine gorge. J'essuie une larme au coin de mon œil, me lève. Je rapproche une petite table de chevet en bois du lit et y dépose une bassine plus volumineuse. A la porte, j'appelle ma mère.

"Moon ? Je pense qu'un visage amical rassurerait notre invité et si tu pouvais m'attraper plus de linges et des vêtements propres ?

Au loin, je distingue un "oui oui" me confirmant que ma mère ne tarderait pas. Deux minutes plus tard, la voilà qui passe la tête par l'encadrement de la porte et s'adressant au Dryd :

"Bonjour, jeune homme ! Ne vous inquiétez pas, mon fils va vous aider à vous remettre en état."

Elle se tourne ensuite vers moi.

"Tiens, mon cher et soit … au moins bienveillant, je sais que sympa serait trop t'en demander."

Elle glousse en disparaissant, sans doute la taverne allait ouvrir d'une seconde à l'autre.

"Ha-ha-ha, je peux être très amical quand je le veux !"

Au loin, le craquement des planches m'indiquent qu'elle rejoint la salle principale. Mon père doit être actif pour deux à cause de mon absence en salle. Il ne devait pas non plus être très enthousiasmé par la trainé baveuse de jus de betterave que j'avais laissé un peu partout en amenant le jeune homme jusqu'ici.

Je regarde le Dryd, un monticule de tissus dans les bras.

"Pas que je n'aime pas votre nouvelle odeur, mais vous êtes plus sirupeux qu'un cocktail au miel."

Je pose les habits propres et les linges sur son lit.

"On va peut être commencer par enlever votre … moteur ? Je vous laisserai le plaisir de vous occupez de vos parties intimes mais en attendant je doute que vous puissiez vous frotter le dos seul ou même atteindre votre genou."


- il fut décidé que la paix l'emporterait -


Le mal se connaissant est moins affreux et plus près de la guérison que le mal s'ignorant.
Never again will I be dishonored
And never again will I be reminded
Of living within the world of the jaded
Revenir en haut Aller en bas
Mer 6 Sep - 23:53

TU PEUX M'APPELER
puisse le pacte te protéger



avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Parchemins : 590
Points rps : 182

Arrivée en Arenaria : 06/11/2016
Localisation : Dans les cendres de son atelier
Fonction/métier : Inventeur fou, et bibliothécaire car il faut bien manger

CARNET DE ROUTE
◊ SAC:
COMPÉTENCES:


Le Wyyn répondit qu’il ‘sappelait Danak et qu’il travaillait à La Mort Douce. Le fait que le nom de cet... établissement était foncièrement étrange ne rassurait pas Archibald qui restait fixé sur le fait qu’il y avait un fichu Wyyn à deux mètres de lui. Il est vrai que même si il vivait depuis un paquet d’années à Ceti, il avait été éduqué comme n‘importe quel Dryd de Corvi. Pour lui les Wyyn étaient constamment hautains, et avaient une culture étrange. Ils n’avaient aucune cellule familiale solide ce qui, selon lui, était une chose essentielle pour donner une éducation solide aux enfants. Et malgré l’ouverture que lui avait donné Ceti, certains principes restent aussi ancrés qu’une molaire a une mâchoire. De plus, les quelques Wyyns avec qui il avait dû adresser la parole avaient confirmés ses préjugés. Danak lui parut faire de même avec son rire tonitruant et moqueur qui blessa sa fierté drydique. Il se retrouva pris au dépourvu, ne sachant que finalement répondre à part une grimace moitié outrée, moitié surprise. Et quand il essaya à nouveau de protester, le choc s’agrandit lorsqu’une une femme ailée fit son apparition dans l’encadrement de la porte. Quarantenaire et sûrement propriétaire de l’établissement au vu de son apparence, la dénommée Moon semblait parfaitement vivre sa cohabitation avec un Wyyn. Une Dryas, avec un Wyyn. Avec un enfant Wyyn. Que disait-elle à ses freères et soeurs ? Avait-elle au moins donné des frères et soeurs au Wyyn ? Peut-être n’avait-elle pas la capacité d’enfanter, et que ce désir l’avait poussée à recueillir le premier gamin qui passait ? Une Dryas qui deplus travaillait. Quel genre d’homme pouvait laisser une Dryas s’occuper des corvées d’une Auberge ?! Il se tapota la joue de ses deux mains. Malgré le temps qu’il avait passé à Ceti, son éducation rigide bien de Corvi le rattrapait toujours. Il trouvait ces comportements étranges, songeant parfois que le contact avec d’autres cultures pouvait défigurer la notion de bienséance aux lignées de Dryas habitant depuis des générations et des générations à Ceti. Archibald regarda la porte se refermer derrière Moon, n’osant plus cracher un mot. Sauf qu’il n’était toujours pas prêt à accepter qu’il pouvait peut-être faire une erreur de jugement. Il restait un Wyyn, et sa mère avait suggéré qu’il n’avait pas le caractère facile. Comme tous les Wyyns. Danak le tira de sa stupeur en lui rappelant qu’il puait la betterave, puis continua :

- On va peut être commencer par enlever votre … moteur ? Je vous laisserai le plaisir de vous occupez de vos parties intimes mais en attendant je doute que vous puissiez vous frotter le dos seul ou même atteindre votre genou.

- Ne touchez surtout pas à ce moteur ! S’exclama l’ingénieur comme si on allait lui arracher son propre enfant. Et ne me touchez pas non plus ! Je peux très bien me débrouiller tout seul et aller sous une douche ! S’entêta-t-il en essayant de se lever, mais ce fut rapidement un échec critique qui se transforma en cri de douleur. Il se retrouva vite en face d’un dilemme : soit puer affreusement la betterave et coller à tout ce qu’il se passait, soit se laisser aider par un Wyyn. Dans les deux cas, sa fierté était atteinte de manière égale. Autant prendre celle où il y a un minimum de bénéfices, c’est à dire lui enlever cette odeur

- Bon... Je dois reconnaître que j’aurais peut-être besoin d’un coup de main... Abandonna-t-il après de longues secondes de réflexion. Mais je dois récupérer chaque pièce de ce moteur. Chacune, même la plus minuscule. C’est d’une importance absolument capitale, précisa-t-il en insistant bien sur le dernier mot. Il tenait quelque chose avec ce moteur, il le sentait. Il sentait qu’il verrait peut-être le bout du tunnel en faisant quelques réglages. C’était cette surchauffe imprévue qui avait tout causé.


Revenir en haut Aller en bas
Mar 12 Sep - 21:49

TU PEUX M'APPELER
puisse le pacte te protéger



avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Parchemins : 425
Points rps : 222

Arrivée en Arenaria : 17/07/2017
Localisation : La Taverne et Auberge de la Douce Mort, Quartier Sininen, Ceti
Fonction/métier : Serveur/Tavernier

CARNET DE ROUTE
◊ SAC: dague à rouelle offerte par ma mère à mes vingt ans, cape noire, gants en cuirs noirs, une aiguille violine d'un certain cactus coincé dans le ruban de mon chapeau haut de forme
COMPÉTENCES:






Je ferme les yeux en attendant que la colère du Dryd s'apaise. Lentement, mais sûrement, il y parvient.
Il s'agite, cri et semble se perdre dans ses pensées. Il doit vraiment ne pas aimer les Wyyn, pas de chance pour lui, je n'en ai rien à faire de nos différences de race. Cela me passe à des kilomètres au-dessus de la tête. Je ne me suis jamais auto-identifié comme étant réellement un Wyyn de toute façon. S'il recommence à s'agiter, je lui enfonce un doigt dans une de ses plaies pour le détendre.

"Ne vous mettez donc pas dans tous vos états, je ne vais pas le jeter. Pour l'instant, nous avons vos blessures à désinfecter et à panser. Vous trouverez sans doute la suite de vos engrenages à l'intérieur de la brouette dans laquelle vous avez lamentablement échoué lorsque vous m'êtes tombé dessus."

Sans plus attendre, je commence à le déshabiller. C'est qu'il est presque mignon le petit, s'il arrête deux secondes de faire une mine si renfrognée. Je ferais mieux de le surveiller. Il a l'air prêt à me mordre à chaque fois qu'il sent mon contact. Il observe avec un dégoût non caché mes doigts lorsqu'ils le frôlent, à chaque fois que j'essaye de lui retirer ses habits. Au bout d'un moment, je soupire d'exaspération.

"Bon, vous pouvez pas mettre de côté le fait que je vous dégoûte ? J'essaye de vous aider là ! Je ne vais pas me couper une phalange à chaque doigt pour vous mettre à l'aise quand même."

Je m'écarte de lui et pose mes mains sur mes hanches en prenant un air sensiblement autoritaire. Mon regard glacial le transperce, s'il peut y résister, il ferait mieux de ne pas s'attendre à plus de patience de ma part. Je le ligoterai s'il faut. Ce n'est pas comme s'il était en mesure de se défendre.

"Maintenant, vous restez tranquille et vous me laisser faire. Sinon, j'appelle ma mère, c'est la seule Dryas du coin et je suis sûr que cela va encore plus vous plaire de vous faire mettre à nu par une femme de votre espèce."

Je fronce les sourcils et prends un air sévère. C'est un véritable gamin, il faut qu'il se calme un peu et qu'il arrête de s'inquiéter pour son jouet. Je ne suis pas responsable de l'état pitoyable dans lequel il l'a mis et je n'ai aucunement l'intention de l'empêcher de retourner faire mumuse, mais seulement une fois qu'il sera remis sur pied. Et là, ce n'est pas le cas. Certaines estafilades qu'il s'est faites semblent profondes. C'est sympa de sa part… Grâce à lui, j'ai l'impression d'être un parent… Et c'est sincèrement aussi chiant que cela en à l'air ! Il va avoir le droit à la fessée s'il continue héhéhé.

Il capitule. Le voilà finalement nu, je ne vois pas bien pourquoi il rougit autant, il n'a pas de quoi avoir honte, il n'est définitivement pas mal. Je ne peux pas dire que je compte de Dryd dans mes conquêtes, c'est donc la première fois que j'en vois un dans le plus simple accoutrement. C'est assez remarquable l'endroit où les ailes perforent leur dos et presque douloureux. Je dépose soigneusement toutes les pièces mécaniques dans un drap pour former une sorte de balluchon. Ainsi, aucune pièce ne sera perdue. Cela devrait au moins le calmer un tant soit peu.

"Bon, et bien maintenant que j'ai tout vu, on peut peut-être se tutoyer qu'en penses-tu ?"

Je ris, lui apparaît encore plus vexé. Non, mais quelle tête de mule. J'essaye désespérément de détendre l'atmosphère et lui, il la plombe avec sa mine revêche. C'est moi qui ai perdu une cargaison entière de betteraves dans l'affaire par sa faute, il pourrait au moins être sensible à mon humour ce sac de plumes… Tiens, c'est vrai que ce n'est qu'un demi-emplumé. Il a perdu une aile et c'est pour ça qu'il essaye de se faire un moteur, je suppose. Il est tant défait de ne plus pouvoir voler ? Pauvre petite chose. Cela doit être sa corde sensible.

Un peu distrait par le moignon, je trempe l'éponge dans l'eau tiède apportée par ma Libératrice tout en continuant de le fixer. Il y a aussi une éraflure à cet endroit là. Il ne va pas me sauter dessus si je le touche, j'espère.

Je commence à lui nettoyer le dos. Pfff, c'est bien parce que c'est une demande de Moon, sinon, un grand coup de pied dans le derrière et il serait rentré chez lui comme un grand, sans doute en boitant.

- il fut décidé que la paix l'emporterait -


Le mal se connaissant est moins affreux et plus près de la guérison que le mal s'ignorant.
Never again will I be dishonored
And never again will I be reminded
Of living within the world of the jaded
Revenir en haut Aller en bas
Ven 22 Sep - 19:44

TU PEUX M'APPELER
puisse le pacte te protéger



avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Parchemins : 590
Points rps : 182

Arrivée en Arenaria : 06/11/2016
Localisation : Dans les cendres de son atelier
Fonction/métier : Inventeur fou, et bibliothécaire car il faut bien manger

CARNET DE ROUTE
◊ SAC:
COMPÉTENCES:


Une brouette ? Il était donc tombé en plein dans une brouette de betteraves ? C’est vrai que dit comme ça, c’était un peu ridicule, mais il remercia quand même Athaìr d’avoir mis cette brouette sur son chemin. Sans elle, il serait sûrement bien plus amoché voire mort, ou pire, encore plus estropié qu’il ne l’était. Mais comme toute chose, il fallait qu’il y ait un revers négatif. C’est à dire se faire récurer par un Wyyn qui vous touche partout avec ses doigts à quatre phalanges. Il n’empêche qu’il n’aimait juste pas qu’on le touche, parce que durant un an de sa vie il avait été tripoté de partout par des médecins qui s’assurait de la cicatrisation de son aile et de s’il n’avait pas d’autres conséquences de son accident. Depuis, il avait un peu de mal avec les palpations trop prolongées venant d’inconnus, puisque cela ne lui rappelait pas vraiment de bons souvenirs. Son malaise ne passa pas inaperçu, Danak le prenant - de manière très logique - plutôt personnellement. Le Dryd se contenta de le regarder un peu de travers et de soupirer, ne souhaitant pas vraiment s’étendre sur le sujet. Mais comme il ne faisait toujours d’effort, Danak répliqua à nouveau :

- Maintenant, vous restez tranquille et vous me laisser faire. Sinon, j'appelle ma mère, c'est la seule Dryas du coin et je suis sûr que cela va encore plus vous plaire de vous faire mettre à nu par une femme de votre espèce.

Il ouvrit la bouche pour répondre mais ne trouva rien à dire. Ce serait mentir de dire qu’il préférait cent fois qu’une Dryas s’occupa de lui plutôt qu’un Wyyn. Mais au vu de son âge, cette femme n’était-elle pas mariée ? Ne serait-ce pas un peu gênant pour elle de devoir subir la vue d’un corps étranger à celui de son mari ? Et donc peu correct de sa part de le lui imposer ? Surtout que bon, les seules fois où une Dryas l’avait déshabillé c’était soit parce qu’il s’agissait de sa mère, ou bien... Il rougit légèrement. Danak prit son hésitation pour une capitulation, et il était trop endolori pour pouvoir véritablement protester, même si son expression était pleine d’animosité. Il ne résista pas à lui mettre un coup d’aile dans la tronche quand il osa toucher à ses sous-vêtements, insistant pour le faire lui-même. Et aussi qu’il se retourne, ses regards lubriques ne lui avaient pas échappé. Malgré ses blessures, il réussit à faire l’anguille - en serrant quand même des dents pour laisser échapper des soupirs douloureux - pour se débarrasser de ses derniers vêtements puis se retourna sur le dos. Être nu devant un homme n’était pas très gênant pour lui, c’était juste qu’il ne voulait pas trop satisfaire les yeux de Danak, son aile unique couvrant inévitablement une partie de son postérieur.

- Bon, et bien maintenant que j'ai tout vu, on peut peut-être se tutoyer qu'en penses-tu ?
- On a pas fait pousser vos betteraves ensembles, donc non, répliqua l’ingénieur. Et faites-vite, je déteste que quelqu’un d’autre me lave.

C’est vrai que d’une manière, au moins il n’était pas dans un hôpital. C’était un endroit assez stressant pour lui. On y voyait bien trop de malheurs et des guérisseurs bien trop surmenés.


Revenir en haut Aller en bas
Lun 25 Sep - 21:47

TU PEUX M'APPELER
puisse le pacte te protéger



avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Parchemins : 425
Points rps : 222

Arrivée en Arenaria : 17/07/2017
Localisation : La Taverne et Auberge de la Douce Mort, Quartier Sininen, Ceti
Fonction/métier : Serveur/Tavernier

CARNET DE ROUTE
◊ SAC: dague à rouelle offerte par ma mère à mes vingt ans, cape noire, gants en cuirs noirs, une aiguille violine d'un certain cactus coincé dans le ruban de mon chapeau haut de forme
COMPÉTENCES:






Je remarque ses joues qui prennent une teinte rosée après avoir suggéré que ma mère le déshabille et s'occupe de sa toilette. Très bien, au moins, il me laissera faire. Il me repousse de son aile pour se débrouiller et retirer seul ses sous-vêtements. Il se tortille pour se déshabiller. A défaut de pouvoir exposer sa nudité, il préfère se ridiculiser. Grand bien lui fasse, il vient de tuer le peu de charmes que j'aurais pu lui attribuer. Pour finir, il s'allonge n'exposant qu'un bout de fesses. Nope, définitivement pas mon genre. Héhéhé.

"Hahaha ! T'as donc déjà été dans cette situation ? Eh ben, t'es un coquin !! T'inquiète donc pas, j'y mettrai tout mon amour."

Je ne prends pas du tout en compte sa remarque sur mon élevage de betteraves. Bien sûr, avec ses mauvaises ondes, rien ne doit pousser aux alentours de ce Dryd. Pas de toute, j'ignore parfaitement et volontairement de prendre en compte le véritable sens de cette expression. Je compte bien rester familier avec un homme qui se déshabille intégralement devant moi et dont je suis forcé de faire la toilette, car il se relève être un empoté en plus d'être estropié.

Accompagnant le geste à la parole, je lui frotte le dos avec vigueur. Qu'il n'exagère pas non plus, je ne fais que vaguement le regarder même si je suis curieux de par sa nature Dryd. Si j'avais eu des intentions plus charnelles, il serait devenu intégralement rouge. Par ailleurs, son ton autoritaire me refroidit quelque peu sur la sympathie naissante que je commençai à ressentir envers cet être qui devrait faire office de définition dans le dictionnaire au mot "absurde".

"Par contre, les ordres, tu peux les garder pour toi… Surtout si tu veux pas rester odorant et collant… et éventuellement je peux compléter ta panoplie de bleus si tu me cherches !"

Je lui dis cela sur un ton bon enfant, mais mon regard trahit l'impératif que je lui impose. Il tient sa langue ou je la lui coupe. Je frotte volontairement son moignon à ce moment pour appuyer mes propos. Tiens ! Souffre ! L'estafilade qui y est présente, laisse se détacher des croûtes de sang. Une fois la partie de sa toilette dont je peux m'occuper terminée, je lui donne une tape sur les fesses.

"C'est bon, tu te débrouilles à partir de là."

Je quitte la pièce fuyant ses insultes, non sans rire à pleine gorge.

Quelques jours plus tard, nous continuons notre petit manège. Il se tortille, je l'aide. Il semble toutefois regagner en autonomie à chaque fois et bientôt, le voilà en mesure de se lever sans trop grimacer.

J'ai pris l'habitude d'être extrêmement familier avec lui, cela semble le frustrer au plus au point et, en contrepartie, je m'amuse. Son comportement est absolument délirant. Je ne dirais pas que nous devenions amis, mais je finis par tolérer sa présence et même l'apprécier. Pour sa part, j'ignore si c'est le cas, mais lui aussi semble plus à l'aise et ses mines de dégoût se font de plus en plus rares. Bientôt, ma contribution à sa toilette se limite à lui apporter l'eau, le savon et les linges, un rapide coup dans le dos et il se débrouille pour prendre la suite.

"Tu as quelqu'un que l'on peut faire venir pour t'aider à retourner à ton domicile ou tu veux que je t'y accompagne ?"

A défaut de l'habituelle chemise de nuit, je lui fournis ce jour des vêtements de ma propre garde-robe.

"T'es en mesure de sortir, cela pourrait te faire du bien de retourner chez toi plutôt que d'être ici. Mon libérateur te propose d'envoyer une missive si tu préfères que quelqu'un d'autre vienne te chercher, mais me Libératrice nous trouve trop mignons tous les deux et préférerait que je t'accompagne…"

Je lui lance un regard amusé. Il a l'air tellement heureux.


- il fut décidé que la paix l'emporterait -


Le mal se connaissant est moins affreux et plus près de la guérison que le mal s'ignorant.
Never again will I be dishonored
And never again will I be reminded
Of living within the world of the jaded
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 28 Sep - 16:55

TU PEUX M'APPELER
puisse le pacte te protéger



avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Parchemins : 590
Points rps : 182

Arrivée en Arenaria : 06/11/2016
Localisation : Dans les cendres de son atelier
Fonction/métier : Inventeur fou, et bibliothécaire car il faut bien manger

CARNET DE ROUTE
◊ SAC:
COMPÉTENCES:


Le dryd serra des dents à chacune de ses remarques envahissantes, n’appréciant pas le qualificatif «coquin». Cela lui évoquait qu’il arnaquait les femmes à force de séduction, et ce n’était clairement pas le cas. En plus, c’était clairement pas quelque chose dont il aimait parler, surtout avec un Wyyn ayant la délicatesse d’un dragon aveugle. Il subit la reste de la toilette effectuée par Danak, qui lui déclara qu’il n’aimait pas les ordres. Pas de bol pour lui, Archibald non plus. Et en plus, il n’aimait pas les menaces, et détestait par dessus tout se laisser marcher sur les pieds.

- Vous pouvez toujours essayer, mais à mon avis vous ne devriez pas provoquer quelqu’un d’assez fou pour risquer sa vie en haut d’une tour. Qui sait ce qu’il est capable de faire... Répondit-il avec un petit sourire narquois. Peut-être que Danak était capable de lui briser le cou en une seule seconde, mais sur le moment ça lui faisait que hausser les épaules.  L’important était d’avoir le dernier mot, et après il verrait. La vengeance du Wyyn ne se fit pas attendre, puisqu’il frotta fort sur son moignon, qui se fit douloureux à cause de cet indélicat. Oui, indélicat était le mot qui qualifiait à son sens le plus ce type. Il serra une nouvelle fois des dents, lui donnant même pas le plaisir de crier de douleur. À l’intérieur, il bouillait, car c’était le rabaisser par son handicap en lui rappelant que cette aile ne le porterait plus jamais. Mais l’humiliation continua lorsqu’il lui donna une tape sur les fesses. Outré, le dryd dévisagea son hôte avec un air choqué. Danak annonça son départ, mais comme nous l’avons déjà dit, Archibald Wingarth aime avoir le dernier mot, même si c’est de la manière la plus puérile possible. Dès que Danak passa près de l’étagère où se trouvait d’épais volumes, tous s’écroulèrent mystérieusement sur la tête, avec un malheureux hasard.

Ce petit jeu continua par la suite de sa convalescence. Étrangement, les objets en voulaient à Danak dès qu’il allait trop loin pour Archibald. Le tabouret tombait sur le côté pour se retrouver dans ses pieds, s’il enlevait ses chaussures une disparaissait sous le lit, les objets qu’il cherchait n’étaient plus à leur place, les livres tombaient encore et toujours de l’étagère sur son passage. La terrible imagination du dryd s’acharnait sur lui grâce à son affinité pour la magie de l’air. Mais Danak le lui rendait bien, comme si cela l’amusait dans le fond. Mais cela irritait encore plus Archibald. Le seul avantage est qu’il récupérait petit à petit sa mobilité, et donc pouvait s’occuper grâce aux restes de son moteur et aux petit outils qu’il avait sur lui lors de sa chute. Il notait scrupuleusement l’état de chaque composant et ses idées de ce qui aurait pu causer la surchauffe. Au moins il aurait de la matière à travailler, il y était presque, il en était sûr. Il fut un jour interrompu par Danak qui lui demanda s’il souhaitait se faire raccompagner chez lui ou alors si jamais quelqu’un pouvait le faire.

- Dites à Madame Moon que je peux parfaitement me débrouiller seul. Les lignes de carrioles de dragon m’emmèneront facilement où je veux. Dès que je peux marcher, je peux revenir chez moi.

Il ne souhaitait montrer où il habitait. Déjà parce que danak s’y incrusterait sûrement, et surtout parce que personne - sauf Ethael bien sûr - ne devait savoir ce qu’il se passait réellement entre ces murs. De plus, il préférait qu’Ethael le croit à l’hôpital. Ce sera bien mieux ainsi.


Revenir en haut Aller en bas
Dim 1 Oct - 19:17

TU PEUX M'APPELER
puisse le pacte te protéger



avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Parchemins : 425
Points rps : 222

Arrivée en Arenaria : 17/07/2017
Localisation : La Taverne et Auberge de la Douce Mort, Quartier Sininen, Ceti
Fonction/métier : Serveur/Tavernier

CARNET DE ROUTE
◊ SAC: dague à rouelle offerte par ma mère à mes vingt ans, cape noire, gants en cuirs noirs, une aiguille violine d'un certain cactus coincé dans le ruban de mon chapeau haut de forme
COMPÉTENCES:






J'hésite, son instinct de survit est, soit, au niveau des pâquerettes, soit, clairement mort et enterré. Il est tout faiblard, à moitié cabossé et s'adresse à moi de la sorte ? Là, je ne lui ai qu'administré une petite tape sur les fesses, mais, s'il continue, la prochaine fois, je lui pince le téton et je veillerai à ce qu'il en garde au moins pour les trois prochaines lunes.
Alors que je m'enfuis, les livres s'écroulent de l'étagère, j'en prends un sur le coin de mon crâne. Aïe, je me frotte à l'endroit de la collision. Ce n'est pas la première fois que je me prends un de ces drôles d'oiseaux sur la tête, notamment quand je fouille dans la bibliothèque de mon Libérateur. Pour cette fois, je mets cela sur le compte du hasard.

Les jours passants, toujours les mêmes anecdotes et autres incidents qui se répètent. Mais il me prend pour une bille en plus ? Il croit que je n'ai pas compris que c'est son habilité de Dryd qui lui permet de me titiller de la sorte ? Heureusement pour lui, j'ai de bons réflexes et évite une bonne partie de ses attaques sournoises et fourbes. C'est comme cela qu'il remercie la main qui le soigne et le nourri ? L'ingrat. Si je me les prenais toutes, je pense qu'il se retrouverait tout nu, sur le pas de la porte, avec la marque de ma botte imprimée sur l'arrière-train. Je lève les yeux au ciel à sa réponse de ministre. Je suis las de ses propos pompeux.

"Ouais, je transmettrai à Madame Moon ta réponse, tu peux aussi l'appeler Moon et être un peu moins grandiloquent. Je crois qu'hier elle est rentrée dans la chambre alors que t'avais le postérieur en l'air, non ? J'imagine même pas ce que tu peux bien dire à tes conquêtes quand tu les déshabilles."

A chaque fois que j'entre à l'improviste, je le surprends en train de bricoler, je glane toujours un regard pour comprendre ce qu'il peut bien fabriquer. C'est impressionnant et cela me captive. Aujourd'hui ne rate pas, je me penche par-dessus son épaule et laisse tomber mes taquineries pour reprendre une attitude sérieuse.

"Tu vas pouvoir réparer ton moteur ?"

Mon ton est empreint de ma curiosité, bien loin de mon habituelle intonation sarcastique.

Vu les circonstances de notre rencontre, je me suis fait une vague idée de ce qu'il concocte avec ses rouages et autres engrenages.

"On n'a pas grand-chose, mais je crois que Moon garde une boîte à outils quelque part s'il te manque un truc."

N'attendant pas vraiment sa réponse je file demander à Moon son fameux attirail de réparation, toujours utile, même si on est tous les trois vraiment pas très doué en bricolage, cela nous permet au moins de faire tenir jusqu'à ce qu'un véritable expert vienne reprendre notre travail. La taverne est un vieux bâtiment et quand ce n'est pas un truc qui se brise, c'est une table ou un tabouret qui devient branlant ou encore un des appareils de la cuisine qui se met en grève.

Je retourne dans sa chambre de location et lui dépose la petite valise.

"N'hésite pas à dire si tu as besoin d'une paire de mains supplémentaire aussi."

- il fut décidé que la paix l'emporterait -


Le mal se connaissant est moins affreux et plus près de la guérison que le mal s'ignorant.
Never again will I be dishonored
And never again will I be reminded
Of living within the world of the jaded
Revenir en haut Aller en bas
Lun 16 Oct - 16:01

TU PEUX M'APPELER
puisse le pacte te protéger



avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Parchemins : 590
Points rps : 182

Arrivée en Arenaria : 06/11/2016
Localisation : Dans les cendres de son atelier
Fonction/métier : Inventeur fou, et bibliothécaire car il faut bien manger

CARNET DE ROUTE
◊ SAC:
COMPÉTENCES:


Plus le temps passait, plus il aimerait partir de la Douce Mort. Danak était un type agaçant mais pas méchant dans le fond, même quand on a la fierté immense d'Archibald Wingarth on le savait. Il aurait pu très bien le laisser crever dans sa brouette et planquer son cadavre dans un coin du quartier Tywyll là où un mort ne faisait pas tâche. Quoiqu'il soupçonnait que cette générosité venait pas de Danak lui-même mais plutôt de sa mère qui devait être une de ses seules  personnes qui arrivaient à cadrer ce rustre. Dans tous les cas il savait reconnaître qu'on l'avait bien aidé ce coup-là. Mais cela ne voulait pas dire qu'il se montrerait sympathique envers le Wyyn. Hors du fait qu'il était un Wyyn, il le trouvait sacrément impoli. Et avec son éducation carrée de Dryd, cela passait pas très bien. Encore moins avec sa personnalité peu tactile. Deplus le côté joueur du serveur n'aidait en rien à ce qu'il fasse des efforts, car il avait tendance à être un peu susceptible (peut-être même beaucoup). Il était presque impossible qu'il n'acceuille pas avec un rictus d'agacement la moindre parole de Danak. À se demander ce que la fameuse Moon avait fait avec ce môme. Peut-être le résultat d'une éducation trop laxiste. Il ne mesestimait pas l'aubergiste mais il songeait que c'était bien dur pour une femme seule d'élever des enfants. C'est bien pour cela qu'il lui semblait qu'une cellule familiale plus grande était une force non négligeable. 
Tout cela pour dire que la simple évocation de Moon devant ses fesses nues l'agaca plus qu'elle ne le rendait coupable ou honteux. Peut-être qu'elle l'enervait justement parce qu'il se sentait honteux, ou parce que Danak avait percé trop facilement son trouble, ou les deux en même temps. Il ne répondit pas afin de ne pouvoir donner aucune satisfaction au Wyyn dans son harcèlement .
Les jours suivants il se contenta de s'occuper comme il le pouvait notemment en essayant de sauver ce moteur qui avait été construit sous l'inspiration soudaine et sans Ethael pour prendre des notes ou des observations. Donc les seules traces qu'il avait était sa mémoire et les restes de son travail. Curieux, le serveur de la Douce Mort - décidément il ne savait pas quoi penser du nom de cet établissement - se prit d'intérêt pour son oeuvre. Étant un Dryd et non un pigeon, il se montra immédiatement méfiant et sur la défensive. C'était un secret absolu et il ne souhaitait pas s'étendre dessus. Sauf que s'il se montrait trop agressif, Danak se montrerait encore plus curieux. C'était à son avis parfaitement ce genre de badaud qui fouillait dans vos affaires dès que vous vous montrez trop évasif. 

- Il ne marchera plus. Il est complètement brulé, en revanche je veux savoir d'où vient la panne et... 

Lorsqu'il se retourna le Wyyn avait déjà disparu pour revenir avec la boîte à outils. Bon au moins cela interrompit le cours de la conversation et il n'avait pas à servir une excuse bidon.

- C'est gentil mais... Il faut du matériel plus sophistiqué. Donc il faut que je rentre chez moi. - il se saisit d'un tournevis - Je vous refais l'électricité avec ça mais pas plus. Ou à la limite une machine qui détecte quand votre niveau de bêtise va trop loin, ce qui ne vous serait pas si inutile, compléta-t-il avec un sourire sarcastique. Soit je range mes affaires, je pars de cette chambre, je laisse ma carte à Madame Moon si elle a besoin que je redonne un coup de neuf aux vieux regatons électriques de cet auberge, et je rentre chez moi seul et ce n'est pas négociable. Ça ira comme cela ?


Revenir en haut Aller en bas
Lun 16 Oct - 22:54

TU PEUX M'APPELER
puisse le pacte te protéger



avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Parchemins : 425
Points rps : 222

Arrivée en Arenaria : 17/07/2017
Localisation : La Taverne et Auberge de la Douce Mort, Quartier Sininen, Ceti
Fonction/métier : Serveur/Tavernier

CARNET DE ROUTE
◊ SAC: dague à rouelle offerte par ma mère à mes vingt ans, cape noire, gants en cuirs noirs, une aiguille violine d'un certain cactus coincé dans le ruban de mon chapeau haut de forme
COMPÉTENCES:







Je soupire, il m'agace. Si les dryd haïssent les Wyyn et les trouvent hautains… je ne sais pas quoi penser de son attitude. Il ne fait preuve d'aucune sympathie et coup sur coup il finit par m'éconduire plus ou moins poliment. Ma patience s'arrête là pour aujourd'hui. Contrairement à ce que pense le poulet, je ne me mêle pas des affaires qui ne me concerne pas et s'il ne se sent pas en mesure de converser et de faire partager son savoir, alors qu'il le garde. Nul doute qu'il est très intelligent, mais je suis bien plus habitué à partager avec mon père qui  ne se formalise pas autant sur. Je lui lance un regard meurtrier à sa réplique sur ma soi- disante bêtise. Mon cher, ne réveille pas la bête, tu le regretterais amèrement. Je lui réponds d'une voix glaciale.

"Bon, si tu n'as pas besoin de moi, je vais retourner au bar… parce que là, je prends quand même sur mes heures. Du coup, si tu te sens mieux, le repas se passe en bas, j'arrête le service en chambre! Et après, aucun souci, tu peux partir. Ce fut un plaisir de t'aider."

Je ne cherche même pas à dissimuler mon ton sarcastique. Si lui ne se prive pas pour me rabaisser, je ne vois pas pourquoi je m'empêcherai de lui retourner la pareille.
Je claque la porte et descends rejoindre la cuisine. Je prépare la vaisselle qui sera nécessaire pour ce midi. Pas de chance pour lui, aujourd'hui mon humeur est plus que fragile. Je casse un verre, grommelle, jette mon chiffon et pars chercher de quoi ramasser ma maladresse plus qu'inhabituelle.

Les premiers clients commencent à débarquer. Je les accueille avec un demi-sourire, mon père me surveille, je ne dois pas me montrer désobligeant envers notre chère clientèle. Je les place, prends les commandes et exécute mon service sans rencontrer le moindre incident. Le Dryd n'a pas pointé le bout de son nez de toute l'heure du repas. S'il a décidé de faire la diète, grand bien lui fasse. Je commence à être fatigué de son attitude désinvolte et irrespectueuse. Je n'ignore pas que je me suis montré joueur, mais rien de bien insultant selon mes critères et je trouve son comportements bien plus insolent. Si ma mère m'a sommé au début d'être déférent, j'ai par la suite pris de mon temps libre volontairement pour l'aider. J'avoue que c'est partiellement parce que je reste quelqu'un de très curieux naturellement et que ses inventions attisent ma curiosité.

Je débarrasse les derniers vestiges et me sers un verre de bière pour me détendre. Une bouteille d'une de mes merveilles à la betterave. A défaut d'être parfaitement goûtu (je ne me plains pas, elle est déjà pas mal savoureuse), sa couleur violine est extraordinaire. Je soupire. Alors que je m'apprête à me servir un second verre, Archibald se montre, descendant lentement les escaliers, sans doute refreiner par la douleur qui continue de l'assaillir lorsqu'il se meut. Je fronce les sourcils.
Je ne me lève même pas et m'adresse à lui à travers la pièce.

"Tu as faim maintenant ?"

Il reste de la nourriture préparée, généralement mes Libérateurs grignotent après le service. Personnellement, je me contente de piquer quelques légumes, quelques fruits. Il est rare que je fasse preuve d'un grand appétit.

- il fut décidé que la paix l'emporterait -


Le mal se connaissant est moins affreux et plus près de la guérison que le mal s'ignorant.
Never again will I be dishonored
And never again will I be reminded
Of living within the world of the jaded
Revenir en haut Aller en bas
Dim 29 Oct - 23:24

TU PEUX M'APPELER
puisse le pacte te protéger



avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Parchemins : 590
Points rps : 182

Arrivée en Arenaria : 06/11/2016
Localisation : Dans les cendres de son atelier
Fonction/métier : Inventeur fou, et bibliothécaire car il faut bien manger

CARNET DE ROUTE
◊ SAC:
COMPÉTENCES:


Danak continuait son job d’infirmier qui semblait ne pas l’enchanter. Déplaisir partagé, on n’avait généralement rien de bon à tirer d’un Wyyn. Il ignora son regard noir, il ne céderai jamais aux menaces, et à vrai dire, il avait connu une garde Feugh bien plus féroce et bien plus implacable que ce type. Il avait certes une carrure plus épaisse que la sienne, preuve en est des habits propres qui étaient trop grands pour lui, au point qu’il nageait dedans comme dans une piscine. À moi que ce ne soit pas ses vêtements, mais dans tous les cas, Danak gagnerait au bras de fer sans trop d’efforts. Dans le fond cela importait peu à Archibald qui songeait depuis toujours que cela ne servirait à rien d’avoir des muscles sans un minimum de vivacité d’esprit. Et son minimum était malheureusement haut, la faute à la condescendance inhérente à ceux dont on avait toujours encensé le talent.
Danak lui signala qu’il était temps pour lui de retourner faire son vrai travail, c’est à dire faire tourner un minimum l’auberge. Il était en effet aux alentours du midi, et l’établissement se devait d’accueillir les clients. Loin de vouloir le gêner, il ne le retint pas. D’ailleurs, ne devrait-il pas s’occuper de cela de prime abord ?

- Vous devriez faire en priorité votre travail, c’est bien plus important que moi, se contenta-t-il juste d’ajouter alors que le serveur tournait les talons. Il n’y avait absolument aucun sous-entendu, même que s’il était vrai que si Danak était occupé ailleurs, cela voulait dire qu’il n’était pas dans cette chambre. Mais il ne comprenait pas la logique de ses parents (ou de Danak si c’était à son initiative). Leur affaire ne devrait-elle pas passer en premier ? Il n’était plus en train d’agoniser, sinon il ne serait pas en train de tripoter ce moteur qui ne redémarrerait pas. Mais il n’avait pas grand chose pour s’occuper. Il n’osait pas toucher aux livres de la chambre, car ils n’étaient pas les siens et avait peur de les abîmer. Il essayait de se faire le plus discret possible car il vivait actuellement chez des étrangers qui l’hébergeaient et le nourrissaient de bon coeur. Il n’avait aussi pas compris pourquoi ils n’avaient pas juste pris la peine d’appeler les secours. Peut-être avaient-ils jugés avoir assez de connaissances médicales, mais malgré ses protestations, les tenanciers de l’auberge avaient insisté pour qu’il reste. Il ne descendit pas pour le repas, il avait compris que c’était pour les clients, et comme il n’était pas un client, il n’avait rien à faire. En même temps, imaginez qu’on remarque que quelqu’un mange à l’oeil. Ils vont penser que la maison fait crédit et ça va sûrement engendrer des débordements... Ce n’est qu’une fois les derniers clients partit qu’il descendit - péniblement - l’escalier qui reliait les chambres à la salle de restauration. Il n’y trouva que Danak qui se servait un verre d’un étrange liquide sûrement aussi violet que le reste de Cephei. Spécialité Wyyn ? Peut-être. Il lui demanda si il avait faim maintenant, détail qui l’intrigua.

- J’ai attendu que les clients partent. Imaginez que quelqu’un voit qu’on nourrit les estropié à l’oeil, il va sûrement essayer d’en profiter puis faire courir des rumeurs. Ce ne serait pas vraiment bon pour les affaires... Et si ma présence dérange, je l’ai déjà dit : vous pouvez aussi me laisser à l’hôpital le plus proche ou me laisser rentrer, cela vous déchargerait d’un travail dont vous vous passeriez bien? En plus, q’est-ce que des aubergistes auraient à se reprocher ?!

Il jeta un oeil, toujours intrigué, à la boisson de Danak. Autour du fût tournait une étrange et subtile odeur de betterave. À moins qu’il n’aie cela dans le nez après avoir macéré presqu’un jour dans leur jus.


Revenir en haut Aller en bas
Ven 3 Nov - 4:54

TU PEUX M'APPELER
puisse le pacte te protéger



avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Parchemins : 425
Points rps : 222

Arrivée en Arenaria : 17/07/2017
Localisation : La Taverne et Auberge de la Douce Mort, Quartier Sininen, Ceti
Fonction/métier : Serveur/Tavernier

CARNET DE ROUTE
◊ SAC: dague à rouelle offerte par ma mère à mes vingt ans, cape noire, gants en cuirs noirs, une aiguille violine d'un certain cactus coincé dans le ruban de mon chapeau haut de forme
COMPÉTENCES:


Je soupire, il n’a rien compris si je résume bien. Et ma fois, on fait bien ce que l’on veut, on donne à manger à qui l’on veut et pour le prix qui nous inspire et si c’est à la tête, ce sera à la tête. Bien sûr, je ne le dis pas, Moon et Abysse ne sont pas comme ça, je suis bien plus sanguin que les deux propriétaires réunis.

« Laisse tomber va, je vais te chercher un truc à te mettre sous la dent, installe-toi où tu veux. »

Je m’en vais vers les cuisine et prépare rapidement une salade composée avec les différents ingrédients qu’il me reste. Un bout de pain, des couverts, une serviette et un verre d’eau. Je dispose le tout sur un plateau que j’amène au Dryd.

« Tiens, bon app’, si tu veux je peux te ramener un peu de ma bière à la betterave, bien que tu ais anéantis mes espoirs d’en refaire en t’écrasant dans ma dernière cargaison. »

C’est partiellement vrai, j’ai dans tous les cas le temps avant d’être à cours de ma réserve en cours et cela me laisse le temps de retrouver des betteraves, de les préparer et enfin de confectionner ma bière dans ma cuve.

« Et ne t’avise pas de critiquer, c’est ma recette, ma préparation, donc voilà, j’supporte quand tu me fais tomber des livres sur la tête ou que tu médis mais là c’est la goutte d’eau qui pourrait faire déborder le vase. »

Je préfère le prévenir, d’autant plus qu’il m’a bien assez énervé ce matin. Je lui dis cela sur un ton las traduisant ma sincérité, je ne compte pas le prendre en traitre et lui laisser croire que tout est ok entre nous. Il peut être heureux, nombre de mes ennemis n’ont jamais eu cette chance… et n’auront plus jamais l’occasion de l’avoir.

« Rentre si tu veux, tu n’es pas prisonnier non plus. Mange ton repas et retourne auprès de ta famille, ils doivent bien se faire du souci, non ?»

Je ne m’attends pas vraiment à ce qu’il me réponde, je reprends mon chiffon et récupère mon verre abandonné quelques tables plus loin. Je finis de le boire et débarrasse la choppe. J’ai l’impression qu’il croit que mon monde tourne autour de lui depuis qu’il est arrivé. Non, non, je vis très bien ma petite vie pépère à côté. Le travail à la taverne n’est pas des plus exigeants, je fais mes séances d’entraînements pour maintenir mon corps en forme. Je jette mon chiffon sur le comptoir et m’étire de tout mon long. Bon, là, je suis un peu éreinté, j’avoue, mais ma nuit de débauche n’a pas aidé. Ben oui, car bien sûr, en plus de mon entraînement physique standard, je m’octroie de fréquenter qui bon me semble. Je préfère en temps normal les retrouver dans leur chambre, loin de la taverne et de ma vie, mais lui, je l’ai dégoté à la taverne et quoi de plus naturel que de l’attirer dans une des chambres inoccupées de l’auberge pour batifoler. Le matin venu, il avait vite décampé, mais n’empêche que ma nuit a été courte et j’ai bien mené la danse. Je souris. Non, je ne suis pas social pour deux sous, mais le plaisir de la chair, la maitrise du corps de l’autre, j’aime ça. Mon avis que c’est exactement le genre de chose qu’Archi n’approuverait pas dans sa propre vie et voire même dans celle des autres. Il m’a tout l’air d’être un homme à penser que sa façon de vivre est la meilleure et qu’il a les plus valeureux principes au monde et que tous les autres sont des abrutis si on ne vit pas selon les mêmes règles. Je soupire et me tourne vers l’individu en question.





Le mal se connaissant est moins affreux et plus près de la guérison que le mal s'ignorant.
Never again will I be dishonored
And never again will I be reminded
Of living within the world of the jaded
Revenir en haut Aller en bas
Lun 13 Nov - 13:31

TU PEUX M'APPELER
puisse le pacte te protéger



avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Parchemins : 590
Points rps : 182

Arrivée en Arenaria : 06/11/2016
Localisation : Dans les cendres de son atelier
Fonction/métier : Inventeur fou, et bibliothécaire car il faut bien manger

CARNET DE ROUTE
◊ SAC:
COMPÉTENCES:


Il soupira. Encore. Pour la énième fois. La présence de Danak n’était pas facile à vivre. Mais pour une fois il ne râla pas et se contenta de ce que le Wyyn lui posa sur la table. La nourriture offerte gratuitement ne devait jamais être critiquée. Refusée poliment à la limite, mais il serait complètement disgracieux de la rejeter. Danak rochonna qu’à cause de lui, il n’avait plus de betteraves pour faire sa recette spéciale. Le Dryd ouvrit la bouche pour faire remarquer que peu de personne appréciait la betterave. C’était juste violet avec un goût infâme. Heureusement pour lui, il s’arrêta au moment où le serveur grognon le prévenu qu’il prendrait mal tout argument négatif de sa part au sujet de sa création. D’une certaine manière il comprenait ce sentiment. Il était lui aussi un type incompris parce que trop innovant. Il ravala un peu sa condescendance qui fut remplacée par un minimum de compassion envers Danak qui devait collectionner les gens sceptiques face à son invention culinaire. Même s’il comprenait ces derniers : personne n’aimait la betterave. Trop sucrée pour rien. Trop violet... Trop indécis sur la texture... Trop... Trop... Enfin personne n’aimait ça quoi. En dehors de cela, il s’en battait l’aile qu’il le méprise. Même si c’est grâce à lui qu’il est encore en vie.

- Rentre si tu veux, tu n’es pas prisonnier non plus. Mange ton repas et retourne auprès de ta famille, ils doivent bien se faire du souci, non ?
- Ma famille est à Corvi donc ils ne risquent pas de s’inquiéter tout de suite... Avoua-t-il en touillant la salade pour mélanger les ingrédients. Il n’attendait pas vraiment une réponse non plus. Et surtout pas que le Wyyn se montre compatissant avec lui.
- Mais cela ne veut pas dire que je vais rester. Je rentre chez moi dès que je le peux, j’ai du travail. Et chaque jour où je ne travaille pas est un jour de perdu, que ce soit en temps ou d’argent.

Il mangea la salade, qui était bonne mais qui restait une salade, donc pas sa nourriture préférée. Ou peut-être que le goût était altéré parce qu’elle était servie par un Wyyn. Il observa Danak finir son verre d’un trait. Il repensa à cette fameuse bière à la betterave.

- Et vous la vendez ici votre bière à la betterave ? Les clients en demande ?

Simple curiosité. Il est vrai que c’était un peu mal intentionné car il croyait peu au succès d’une telle recette. S’il avait été un peu plus brut il aurait clairement ajouté que c’était franchement une drôle d’idée. C’était pas la première chose qui lui venait à l’esprit quand on lui parlait de bière. Il ne se fit pas prier pour commencer à manger.


Revenir en haut Aller en bas
Sam 18 Nov - 22:57

TU PEUX M'APPELER
puisse le pacte te protéger



avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Parchemins : 425
Points rps : 222

Arrivée en Arenaria : 17/07/2017
Localisation : La Taverne et Auberge de la Douce Mort, Quartier Sininen, Ceti
Fonction/métier : Serveur/Tavernier

CARNET DE ROUTE
◊ SAC: dague à rouelle offerte par ma mère à mes vingt ans, cape noire, gants en cuirs noirs, une aiguille violine d'un certain cactus coincé dans le ruban de mon chapeau haut de forme
COMPÉTENCES:


Je continue de ranger la salle, le Dryd pour témoin, en m’approchant du bar pour ramener un verre, je crois ma libératrice. Mon humeur massacrante n’échappe pas à Moon qui m’intime sèchement de ne pas continuer sur cette pente glissante. Je ravale ma fierté et me plis à la volonté de cette dernière. Je reviens près de l’ange pour débarrasser sa table, il me reparle de ma bière.

« Je fais tout ici, je sélectionne les produits locaux si je ne les cultive pas, brasse et la vend uniquement dans cette établissement, je n’ai pas la capacité d’en faire plus. »

Je prends le temps de rassembler la vaisselle sale en un minimum et organisé pour me faciliter la vie.

« Au milieu de tous les cocktails extraordinaires concoctés par Abysse, elle a su se trouver une clientèle qui en demande fréquemment, plus des curieux. Ce n’est pas le goût même de la betterave qui prédomine mais le sucré de ce légume, sans compter que la couleur est magnifique. »

Je suis presque passionné lorsque j’en parle de ma conception.

« Tu sais, si je t’observe construire, c’est parce que j’ai moi-même bidouiller mes cuves de brassage, sauf que je suis assez nul, mais très curieux, c’était pas pour te faire chier ni rien. »

Je hausse les épaules, tant pis. S’il ne voyait aucun intérêt à mon concept, je n’en avais pas de toute façon, juste faire vire mon vieux souvenir. J’achève mon service et pars m’isoler à l’étage.

Le soir même son assistant venez l’aider à débarrasser ses affaires et nous ne nous revirent plus jamais.


Le mal se connaissant est moins affreux et plus près de la guérison que le mal s'ignorant.
Never again will I be dishonored
And never again will I be reminded
Of living within the world of the jaded
Revenir en haut Aller en bas

TU PEUX M'APPELER
Contenu sponsorisé
puisse le pacte te protéger







Revenir en haut Aller en bas
 

[Flashback] Et ainsi il eu une dette envers un Wyyn

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» indu CPAM grrrrr
» L'Argent-Dette
» Alain Le Vern en a décidé ainsi...
» qu'est ce qui nous fait courir ainsi?
» Je me sens tout à l'envers

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Ceti :: Quartier Sininen :: La Douce Mort-