[Flashback] Et ainsi il eu une dette envers un Wyyn
EVENTS

- Meurtre au Marché des Cinq Royaumes, ici.

LES POSTES VACANTS

- Noble élémentaire de l'eau ◊ ici.
- Assassine pour le pacte ◊ ici.
- Dresseur de dragons ◊ ici.
- Dealeuse ◊ ici.
- Sor'cière aveugle ◊ ici.

SCÉNARIOS DE NOS MEMBRES

- Sor'cier de la Garde ◊ ici.
- Maître d'armes de la Garde ◊ ici.
- Le gros matou ◊ ici.
- L'apprentie prêtresse ◊ ici.


 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Bienvenue en Arenaria !
Vous voilà désormais dans un univers aux larges possibilités, profitez de la diversité !

Les personnages inventés sont autorisés, n'hésitez pas à lire le guide du débutant, ou à poster dans l'atelier de création !

Partagez | 
 

 [Flashback] Et ainsi il eu une dette envers un Wyyn



que la grandeur des cinq éclaire notre chemin.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Jeu 20 Juil - 12:58

TU PEUX M'APPELER
puisse le pacte te protéger



avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Parchemins : 545
Points rps : 404

Arrivée en Arenaria : 06/11/2016
Localisation : Dans les cendres de son atelier
Fonction/métier : Inventeur fou, et bibliothécaire car il faut bien manger

CARNET DE ROUTE
◊ SAC:
COMPÉTENCES:


À peine il avait senti le vent sur lui que déjà il se sentit chuter. Son réflexe fut de battre de l’aile, mais seule elle était aussi utile qu’un pansement sur une jambe de bois. L’odeur nauséabonde de grillé, qui avait suivit une explosion, lui avait indiqué que son test été encore négatif, et qu’il pouvait encore ajouter un échec sur la longue listes de ses prototypes ratés. Pourtant, il avait été sûr que cette fois était ka bonne, il était sur que cette aile pourrait au moins lui permettre de planer et de pallier un minimum sa déficience. Mais non, comme toutes les autres, elle l’avait lâché en plein vol, lui rappelant à quel point sa science n’était rien comparé à la justesse des création que protègent les Dieux. Alors il chutait, chutait, chutait encore malgré son aile naturelle qui faisait tout pour freiner la vitesse, et son cerveau n’était axé que sur une seule chose : essayer de diriger la mécanique pour qu’elle puisse aider son homologue de plumes. Il essayait de garder son sang-froid malgré la panique, car même s’il était étonnement solide vu sa constitution fine et élancée, au vu de la distance, il s’écraserait comme une crêpe en plein milieu du centre-ville. Dans tous les cas, il sera incapable de bricoler pendant plusieurs jours, au plus grand bonheur d’Ethael. Il vit qu’il commençait à se rapprocher dangereusement d’une tour dans le quartier Seseli et les courants d’airs lui indiquait qu’au sol, il commençait à attirer l’attention. En même temps, un Dryd en train de s’écraser avec une belle trainée de fumée, on ne doit pas voir ça tous les jours ! Soudain un courant d’air lui fut profitable et lui permis de se rendre vers la tour. Son toit avait l’avantage d’être assez plat, alors s’il arrivait à en éviter les espèces de décorations, il pourrait éviter un atterrissage trop douloureux. Il braqua la commande de l’aile mécanique pour la faire tourner vers la tour, ce qui fut un réflexe pour son aile droite. Une seconde explosion retentit sur le moteur, qui commença sérieusement à flamber. Le Dryd serra des dents, l’impact l’ayant légèrement dévié de son trajet qui nécessitait une précision drastique. Il appuya encore plus sur la commande pour pousser son oeuvre jusqu’à ses dernières limites. Les décors de la tour s’approchèrent rapidement, il commença à se mettre en position d'atterrissage... Dernière explosion, qui le poussa en avant. Bien trop en avant. Sous la panique, il se rata complètement... et s’écrasa contre la tour dans un bruit sec. Un véritable gag. Ce moteur aura voulu sa mort jusqu’au bout ! Il essaya de se rattraper sur un énorme coquillage nacrée avec ses mains, qui se râpèrent contre la roche. En bas, les badauds commençaient à se rassembler pour voir le spectacle. Il écouta les courants d’airs pour évaluer la situation. Evidemment le premier réflexe était d’aller prévenir la garde de Ceti, ce qui ne l’arrangeait pas. Il savait déjà que des gardes étaient déjà venue plusieurs fois chez lui pour lui demander de faire des recherches plus calmes, il n’aimerait pas ajouter des arguments aux autorités pour le sommer d’arrêter. Puis il entendit quelqu’un dire qu’il allait chercher de l’aide au cas où, il connaissait une guérisseuse qui n’était pas loin. Et qu’il allait la chercher.

- JE N’AI PAS BESOIN D’UN GUÉRISSEUR ! Hurla-t-il. JE PEUX TRÈS BIEN ME DÉBROUILLER TOUT S...

Crack. Se fut le bruit que fit le bout de la sculpture quand elle se brisa. Il eut une seconde pour songer que c’était une blague et qu’il détestait sa vie avant de se sentir à nouveau chuter. Il essaya de se rattraper pour éviter de se briser la nuque, mais vainement. Pourtant, Athair et Mathair ne l’avaient pas abandonné. Il atterrit dans une charrette de légumes et de pailles, dégageant une forte odeur de... betteraves. Sonné par le choc, il ne savait pas si le liquide qui imprégnait ses vêtements étaient son propre sang, ou le jus des légumes. Il tomba ensuite dans les betteraves les pommes.  

[Cela se passe six mois avant la date d’aujourd’hui, et tu te doutes qu’il est forcément en sale état, le Archi What a Face ]


Revenir en haut Aller en bas
Jeu 20 Juil - 21:09

TU PEUX M'APPELER
puisse le pacte te protéger



avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Parchemins : 266
Points rps : 40

Arrivée en Arenaria : 17/07/2017
Localisation : La Taverne et Auberge de la Douce Mort, Quartier Sininen, Ceti
Fonction/métier : Serveur/Tavernier

CARNET DE ROUTE
◊ SAC: dague à rouelle offerte par ma mère à mes vingt ans, cape noire, gants en cuirs noirs, une aiguille violine d'un certain cactus coincé dans le ruban de mon chapeau haut de forme
COMPÉTENCES:






Nom d'une betterave cornue !

Pour mon plus grand bonheur, je me réveille ce matin libre de toutes tâches envers la taverne. Mon père me trouvant pâlichon m'a sommé de prendre une journée pour moi. S'il espère qu'un jour mon teint devienne aussi halé que le sien, il peut espérer longtemps. Plus les années passent et plus je deviens livide ! Cela m'importe peu, je vais pouvoir réinvestir mes recherches en betteraves grâce à ma mine grisée. Depuis quelques temps, l'idée me trotte de dégoter une betterave d'une couleur plus intense. J'affronte avec plaisir la foule du marché pour partie à la recherche de ce spécimen rare… Peut-être devrais-je plutôt me renseigner auprès de l'herboriste Newid qui fournit la taverne il en saura plus ? Dans tous les cas, mon stock de betterave que je cultive actuellement ne suffit pas à la confection de ma bière, il me faut donc réalimenter ma réserve.

Je saute de mon lit, rejoins mon placard pour en tirer une chemise noire et un pantalon … noir ! (Oui, j'aime être original ! Ma tenue de travail, trop coloré à mon goût m'encourage d'autant plus à éviter les nuances dès que je le peux.) Je boucle ma ceinture qui supporte mes escarcelles, vérifie qu'au moins l'une d'elle contient des varetas et descends les escaliers en trombe.

"Mais quel entrain mon fils ! Il n'est que 7h et déjà tu cours alors que nous t'avons donné congé pour que tu te reposes ?"

Je me tourne vers la jolie Dryas quarantenaire derrière le comptoir.

"Que veux tu, c'est l'appel de la betterave !"

Je lui souris, elle me le rend.

Au moment de sortir, la main sur la poignée de la porte, je respire lentement, me préparant à affronter la vie sociale. Je prépare dans ma tête ce que je vais devoir faire, dire et ce dont il faut que je me préserve, c'est une angoisse constante que seule ma beauté camoufle auprès des autres. Dehors, l'air est frais, la rosée scintille sur les maisons coquillages du quartier leur donnant un aspect irréel. Je gagne la petite charrette manuelle qui me servira à transporter mes biens une fois acquis puis j'apprécie un parcours afin d'éviter au mieux les gens, trop nombreux à mon goût, déjà actif dans les rues de Sininen mais aussi la lumière et les flaques habituelles au quartier.
Heureusement, le marché n'est pas loin et je retrouve vite l'agriculteur local qui m'approvisionne. De nouveau j'inspire, j'expire, je souris :

"Bonjour mon ami !"



Je vous passe les détails de ma transaction de betterave doutant de l'intérêt que cela peut générer étant moi-même au courant de mon engouement absurde pour cet amaranthaceae.
Passablement peu fier de ma récolte, l'air maussade je m'apprête à rejoindre la taverne. La prochaine cuvée ne promettait en rien d'être extraordinaire voir au contraire plutôt quelconque. Distrait, malgré ma bonne ouïe, je ne prête pas attention au murmure grandissant dans la rue trop occupé à ruminer mon malheur.

SPLASH

Je m'arrête et essuie le jus de betterave ruisselant sur mon visage. Nos regards se croisent, il s'évanouit.
Autour de moi, je sens la foule qui commence à s'amonceler.
Pris entre une panique naissante et mon exaspération liée à mes betteraves insipides, mon instinct m'entraine, la garde peut arrivée d'un instant à l'autre et je ne veux en aucun cas avoir à leur répondre. Je marche rapidement vers la taverne, poussant toujours mon chargement invraisemblable. J'entre dans la taverne ne me préoccupant pas de tout le jus de betterave qui coule de-ci de-là.

"Nom d'une plume ! Mais qu'est ce que tu nous as trouvé ?"

Ma mère me rejoint tellement vivement que je la suspecte de ne pas avoir beaucoup touché le sol pendant son déplacement. Elle regarde le Dryd sonné et de ses doigts délicats l'inspecte méticuleusement.

"Plus de peur que de mal … Porte le jusqu'à la chambre "Perle", elle est inoccupée en ce moment."


La mine renfrognée je m'exécute. Je laisse la charrette suintante du liquide violacée et porte le squatteur jusqu'à l'escalier. Je remercie le hasard qu'il soit souple et léger n'étant pas moi-même d'une constitution musculeuse. Un quart d'heure plus tard, ma mère nous  rejoint, une coupelle d'eau fraîche et un linge à la main. Elle applique précieusement ce dernier après l'avoir humidifié et m'assigne à la surveillance de notre hôte jusqu'à ce qu'il retrouve ses esprits.

D'une de mes escarcelles, je sors un petit volume recueillant des prières à Naoidhean emprunté à mon père et commence ma lecture, impassible, ressaisissant ma nature stoïque et glaciale.
Bientôt, je sens s'agiter notre convive et grommeler dans son sommeil….
Je tends ma main vers le linge, m'en saisi, le rafraîchi et le repose sur le front de l'homme ailé. Il ouvre les yeux.

- il fut décidé que la paix l'emporterait -


Le mal se connaissant est moins affreux et plus près de la guérison que le mal s'ignorant.
Friend, if your brooding were any more impressive, women would swoon as you passed. They'd have broody babies in your honor.
Revenir en haut Aller en bas
Ven 28 Juil - 23:37

TU PEUX M'APPELER
puisse le pacte te protéger



avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Parchemins : 545
Points rps : 404

Arrivée en Arenaria : 06/11/2016
Localisation : Dans les cendres de son atelier
Fonction/métier : Inventeur fou, et bibliothécaire car il faut bien manger

CARNET DE ROUTE
◊ SAC:
COMPÉTENCES:


Il ouvrit les yeux, un mal de crâne vrillant sa tête. C’était pas la seule chose que la douleur vrillait, d’ailleurs. Il avait l’impression qu’un dragon lui était passé dessus, puis l’avait mâchonné comme apéritif. Il avait une épaule qui ne répondait que par une brûlure immense, une jambe enflée d’éraflures, des bleus à chaque morceau de peau qu’il voulait mouvoir. Il avait encore sur lui un morceau de son prototype accroché au reste de son aile droite, il sentait les brides d’un épais cuir sur son corps. Il y avait comme une petite odeur de plumes brûlées aussi, et d’huile, mais fortement surplombée par celle omniprésente de... betteraves. Il arriva à lever péniblement une mai pour voir que son corps était mystérieusement recouvert d’une substance collante et violette à l’odeur... peu appétissante. Il n’était pas du genre à rechigner devant la nourriture, mais il avait toujours eu un peu de mal avec ce légume. Peut-être que c’était parce que sa mère servait cela quand il ne restait plus que cela dans le garde-manger. Qui était assez fou pour aimer les betteraves ? En tout cas, même s’il était sacrément allumé, il ne l’était pas. Sa vue retrouva un peu de netteté, et il se rendit compte qu’il ne reconnaissait pas ce plafond. Il eut comme un sursaut d’une seconde en se rendant compte que les poutres de la chambre de son atelier étaient absentes. Où était-il ? À un quelconque hôpital ? Cela n’avait pas l’odeur d’un hôpital - enfin, surtout de betteraves. Le lit était d’ailleurs trop confortable pour un hôpital. Pourtant, il y avait ce linge humide sur sa tête. Il essaya d’abord de relever un peu le front pour mieux voir, mais cela n’eut d’effet que de laisser tomber l’étoffe sur ses yeux, ce qui le fit grommeler. Il le retira en serra des dents avec son côté le plus valide, mais tout de même abimé. On ne revenait pas d’une chute d’une tour en un seul morceau. Il se tourna sur le côté pour croiser le visage tranquille d’un homme brun aux yeux bleus en pleine lecture.

- Qui... qui êtes vous ?! Lâcha le Dryd peu rassuré. Son regard tomba sur ses mains, puisque curieux de savoir ce qu’il lisait. Quelque chose clochait... Une... Deux... Trois... Quatre ? Quatre articulations par doigt ?! Archibald eu un mouvement de recul presque instinctif.

- Qu’est-ce que vous me voulez, saleté de Wyyn ?! Vous m’avez kidnappé c’est ça ? Si vous croyez qu’on met un Dryd en cage vous vous tromp... Aouch !

À force de trop hurler, une douleur dans son dos lui rappela de ne pas trop s’agiter, car il n’en avait pas la possibilité.


Revenir en haut Aller en bas
Sam 29 Juil - 8:40

TU PEUX M'APPELER
puisse le pacte te protéger



avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Parchemins : 266
Points rps : 40

Arrivée en Arenaria : 17/07/2017
Localisation : La Taverne et Auberge de la Douce Mort, Quartier Sininen, Ceti
Fonction/métier : Serveur/Tavernier

CARNET DE ROUTE
◊ SAC: dague à rouelle offerte par ma mère à mes vingt ans, cape noire, gants en cuirs noirs, une aiguille violine d'un certain cactus coincé dans le ruban de mon chapeau haut de forme
COMPÉTENCES:







Sa vue doit être encore brouillée par son réveil brutal, il ne me remarque pas. Je hausse les épaules et continu ma lecture. Pas que notre invité ne m'intéresse pas … mais bon, je ne résiste jamais à la soif de connaissance.
Il s'agite, grogne, tente désespérément de remuer ce corps qui n'est plus qu'un amas de bleus et de contusions m'empêchant de me concentrer pleinement sur mon livre. Bientôt le voilà qui s'adresse à moi. Par automatisme je réponds par mon "titre" de fils de taverniers :

"Danak, serveur à la Mort Douce"

Un bref silence suivit par les inévitables insultes. Pas pour longtemps compte tenu de son état pitoyable.
Le spectacle qui s'offre à moi révèle de l'absurdité la plus totale. Impossible de me retenir, je me mets à rire à pleine gorge. J'essuie une larme au coin de mon œil, me lève. Je rapproche une petite table de chevet en bois du lit et y dépose une bassine plus volumineuse. A la porte, j'appelle ma mère.

"Moon ? Je pense qu'un visage amical rassurerait notre invité et si tu pouvais m'attraper plus de linges et des vêtements propres ?

Au loin, je distingue un "oui oui" me confirmant que ma mère ne tarderait pas. Deux minutes plus tard, la voilà qui passe la tête par l'encadrement de la porte et s'adressant au Dryd :

"Bonjour, jeune homme ! Ne vous inquiétez pas, mon fils va vous aider à vous remettre en état."

Elle se tourne ensuite vers moi.

"Tiens, mon cher et soit … au moins bienveillant, je sais que sympa serait trop t'en demander."

Elle glousse en disparaissant, sans doute la taverne allait ouvrir d'une seconde à l'autre.

"Ha-ha-ha, je peux être très amical quand je le veux !"

Au loin, le craquement des planches m'indiquent qu'elle rejoint la salle principale. Mon père doit être actif pour deux à cause de mon absence en salle. Il ne devait pas non plus être très enthousiasmé par la trainé baveuse de jus de betterave que j'avais laissé un peu partout en amenant le jeune homme jusqu'ici.

Je regarde le Dryd, un monticule de tissus dans les bras.

"Pas que je n'aime pas votre nouvelle odeur, mais vous êtes plus sirupeux qu'un cocktail au miel."

Je pose les habits propres et les linges sur son lit.

"On va peut être commencer par enlever votre … moteur ? Je vous laisserai le plaisir de vous occupez de vos parties intimes mais en attendant je doute que vous puissiez vous frotter le dos seul ou même atteindre votre genou."


- il fut décidé que la paix l'emporterait -


Le mal se connaissant est moins affreux et plus près de la guérison que le mal s'ignorant.
Friend, if your brooding were any more impressive, women would swoon as you passed. They'd have broody babies in your honor.
Revenir en haut Aller en bas
Mer 6 Sep - 23:53

TU PEUX M'APPELER
puisse le pacte te protéger



avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Parchemins : 545
Points rps : 404

Arrivée en Arenaria : 06/11/2016
Localisation : Dans les cendres de son atelier
Fonction/métier : Inventeur fou, et bibliothécaire car il faut bien manger

CARNET DE ROUTE
◊ SAC:
COMPÉTENCES:


Le Wyyn répondit qu’il ‘sappelait Danak et qu’il travaillait à La Mort Douce. Le fait que le nom de cet... établissement était foncièrement étrange ne rassurait pas Archibald qui restait fixé sur le fait qu’il y avait un fichu Wyyn à deux mètres de lui. Il est vrai que même si il vivait depuis un paquet d’années à Ceti, il avait été éduqué comme n‘importe quel Dryd de Corvi. Pour lui les Wyyn étaient constamment hautains, et avaient une culture étrange. Ils n’avaient aucune cellule familiale solide ce qui, selon lui, était une chose essentielle pour donner une éducation solide aux enfants. Et malgré l’ouverture que lui avait donné Ceti, certains principes restent aussi ancrés qu’une molaire a une mâchoire. De plus, les quelques Wyyns avec qui il avait dû adresser la parole avaient confirmés ses préjugés. Danak lui parut faire de même avec son rire tonitruant et moqueur qui blessa sa fierté drydique. Il se retrouva pris au dépourvu, ne sachant que finalement répondre à part une grimace moitié outrée, moitié surprise. Et quand il essaya à nouveau de protester, le choc s’agrandit lorsqu’une une femme ailée fit son apparition dans l’encadrement de la porte. Quarantenaire et sûrement propriétaire de l’établissement au vu de son apparence, la dénommée Moon semblait parfaitement vivre sa cohabitation avec un Wyyn. Une Dryas, avec un Wyyn. Avec un enfant Wyyn. Que disait-elle à ses freères et soeurs ? Avait-elle au moins donné des frères et soeurs au Wyyn ? Peut-être n’avait-elle pas la capacité d’enfanter, et que ce désir l’avait poussée à recueillir le premier gamin qui passait ? Une Dryas qui deplus travaillait. Quel genre d’homme pouvait laisser une Dryas s’occuper des corvées d’une Auberge ?! Il se tapota la joue de ses deux mains. Malgré le temps qu’il avait passé à Ceti, son éducation rigide bien de Corvi le rattrapait toujours. Il trouvait ces comportements étranges, songeant parfois que le contact avec d’autres cultures pouvait défigurer la notion de bienséance aux lignées de Dryas habitant depuis des générations et des générations à Ceti. Archibald regarda la porte se refermer derrière Moon, n’osant plus cracher un mot. Sauf qu’il n’était toujours pas prêt à accepter qu’il pouvait peut-être faire une erreur de jugement. Il restait un Wyyn, et sa mère avait suggéré qu’il n’avait pas le caractère facile. Comme tous les Wyyns. Danak le tira de sa stupeur en lui rappelant qu’il puait la betterave, puis continua :

- On va peut être commencer par enlever votre … moteur ? Je vous laisserai le plaisir de vous occupez de vos parties intimes mais en attendant je doute que vous puissiez vous frotter le dos seul ou même atteindre votre genou.

- Ne touchez surtout pas à ce moteur ! S’exclama l’ingénieur comme si on allait lui arracher son propre enfant. Et ne me touchez pas non plus ! Je peux très bien me débrouiller tout seul et aller sous une douche ! S’entêta-t-il en essayant de se lever, mais ce fut rapidement un échec critique qui se transforma en cri de douleur. Il se retrouva vite en face d’un dilemme : soit puer affreusement la betterave et coller à tout ce qu’il se passait, soit se laisser aider par un Wyyn. Dans les deux cas, sa fierté était atteinte de manière égale. Autant prendre celle où il y a un minimum de bénéfices, c’est à dire lui enlever cette odeur

- Bon... Je dois reconnaître que j’aurais peut-être besoin d’un coup de main... Abandonna-t-il après de longues secondes de réflexion. Mais je dois récupérer chaque pièce de ce moteur. Chacune, même la plus minuscule. C’est d’une importance absolument capitale, précisa-t-il en insistant bien sur le dernier mot. Il tenait quelque chose avec ce moteur, il le sentait. Il sentait qu’il verrait peut-être le bout du tunnel en faisant quelques réglages. C’était cette surchauffe imprévue qui avait tout causé.


Revenir en haut Aller en bas
Mar 12 Sep - 21:49

TU PEUX M'APPELER
puisse le pacte te protéger



avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Parchemins : 266
Points rps : 40

Arrivée en Arenaria : 17/07/2017
Localisation : La Taverne et Auberge de la Douce Mort, Quartier Sininen, Ceti
Fonction/métier : Serveur/Tavernier

CARNET DE ROUTE
◊ SAC: dague à rouelle offerte par ma mère à mes vingt ans, cape noire, gants en cuirs noirs, une aiguille violine d'un certain cactus coincé dans le ruban de mon chapeau haut de forme
COMPÉTENCES:






Je ferme les yeux en attendant que la colère du Dryd s'apaise. Lentement, mais sûrement, il y parvient.
Il s'agite, cri et semble se perdre dans ses pensées. Il doit vraiment ne pas aimer les Wyyn, pas de chance pour lui, je n'en ai rien à faire de nos différences de race. Cela me passe à des kilomètres au-dessus de la tête. Je ne me suis jamais auto-identifié comme étant réellement un Wyyn de toute façon. S'il recommence à s'agiter, je lui enfonce un doigt dans une de ses plaies pour le détendre.

"Ne vous mettez donc pas dans tous vos états, je ne vais pas le jeter. Pour l'instant, nous avons vos blessures à désinfecter et à panser. Vous trouverez sans doute la suite de vos engrenages à l'intérieur de la brouette dans laquelle vous avez lamentablement échoué lorsque vous m'êtes tombé dessus."

Sans plus attendre, je commence à le déshabiller. C'est qu'il est presque mignon le petit, s'il arrête deux secondes de faire une mine si renfrognée. Je ferais mieux de le surveiller. Il a l'air prêt à me mordre à chaque fois qu'il sent mon contact. Il observe avec un dégoût non caché mes doigts lorsqu'ils le frôlent, à chaque fois que j'essaye de lui retirer ses habits. Au bout d'un moment, je soupire d'exaspération.

"Bon, vous pouvez pas mettre de côté le fait que je vous dégoûte ? J'essaye de vous aider là ! Je ne vais pas me couper une phalange à chaque doigt pour vous mettre à l'aise quand même."

Je m'écarte de lui et pose mes mains sur mes hanches en prenant un air sensiblement autoritaire. Mon regard glacial le transperce, s'il peut y résister, il ferait mieux de ne pas s'attendre à plus de patience de ma part. Je le ligoterai s'il faut. Ce n'est pas comme s'il était en mesure de se défendre.

"Maintenant, vous restez tranquille et vous me laisser faire. Sinon, j'appelle ma mère, c'est la seule Dryas du coin et je suis sûr que cela va encore plus vous plaire de vous faire mettre à nu par une femme de votre espèce."

Je fronce les sourcils et prends un air sévère. C'est un véritable gamin, il faut qu'il se calme un peu et qu'il arrête de s'inquiéter pour son jouet. Je ne suis pas responsable de l'état pitoyable dans lequel il l'a mis et je n'ai aucunement l'intention de l'empêcher de retourner faire mumuse, mais seulement une fois qu'il sera remis sur pied. Et là, ce n'est pas le cas. Certaines estafilades qu'il s'est faites semblent profondes. C'est sympa de sa part… Grâce à lui, j'ai l'impression d'être un parent… Et c'est sincèrement aussi chiant que cela en à l'air ! Il va avoir le droit à la fessée s'il continue héhéhé.

Il capitule. Le voilà finalement nu, je ne vois pas bien pourquoi il rougit autant, il n'a pas de quoi avoir honte, il n'est définitivement pas mal. Je ne peux pas dire que je compte de Dryd dans mes conquêtes, c'est donc la première fois que j'en vois un dans le plus simple accoutrement. C'est assez remarquable l'endroit où les ailes perforent leur dos et presque douloureux. Je dépose soigneusement toutes les pièces mécaniques dans un drap pour former une sorte de balluchon. Ainsi, aucune pièce ne sera perdue. Cela devrait au moins le calmer un tant soit peu.

"Bon, et bien maintenant que j'ai tout vu, on peut peut-être se tutoyer qu'en penses-tu ?"

Je ris, lui apparaît encore plus vexé. Non, mais quelle tête de mule. J'essaye désespérément de détendre l'atmosphère et lui, il la plombe avec sa mine revêche. C'est moi qui ai perdu une cargaison entière de betteraves dans l'affaire par sa faute, il pourrait au moins être sensible à mon humour ce sac de plumes… Tiens, c'est vrai que ce n'est qu'un demi-emplumé. Il a perdu une aile et c'est pour ça qu'il essaye de se faire un moteur, je suppose. Il est tant défait de ne plus pouvoir voler ? Pauvre petite chose. Cela doit être sa corde sensible.

Un peu distrait par le moignon, je trempe l'éponge dans l'eau tiède apportée par ma Libératrice tout en continuant de le fixer. Il y a aussi une éraflure à cet endroit là. Il ne va pas me sauter dessus si je le touche, j'espère.

Je commence à lui nettoyer le dos. Pfff, c'est bien parce que c'est une demande de Moon, sinon, un grand coup de pied dans le derrière et il serait rentré chez lui comme un grand, sans doute en boitant.

- il fut décidé que la paix l'emporterait -


Le mal se connaissant est moins affreux et plus près de la guérison que le mal s'ignorant.
Friend, if your brooding were any more impressive, women would swoon as you passed. They'd have broody babies in your honor.
Revenir en haut Aller en bas
Ven 22 Sep - 19:44

TU PEUX M'APPELER
puisse le pacte te protéger



avatar

Voir le profil de l'utilisateur
Parchemins : 545
Points rps : 404

Arrivée en Arenaria : 06/11/2016
Localisation : Dans les cendres de son atelier
Fonction/métier : Inventeur fou, et bibliothécaire car il faut bien manger

CARNET DE ROUTE
◊ SAC:
COMPÉTENCES:


Une brouette ? Il était donc tombé en plein dans une brouette de betteraves ? C’est vrai que dit comme ça, c’était un peu ridicule, mais il remercia quand même Athaìr d’avoir mis cette brouette sur son chemin. Sans elle, il serait sûrement bien plus amoché voire mort, ou pire, encore plus estropié qu’il ne l’était. Mais comme toute chose, il fallait qu’il y ait un revers négatif. C’est à dire se faire récurer par un Wyyn qui vous touche partout avec ses doigts à quatre phalanges. Il n’empêche qu’il n’aimait juste pas qu’on le touche, parce que durant un an de sa vie il avait été tripoté de partout par des médecins qui s’assurait de la cicatrisation de son aile et de s’il n’avait pas d’autres conséquences de son accident. Depuis, il avait un peu de mal avec les palpations trop prolongées venant d’inconnus, puisque cela ne lui rappelait pas vraiment de bons souvenirs. Son malaise ne passa pas inaperçu, Danak le prenant - de manière très logique - plutôt personnellement. Le Dryd se contenta de le regarder un peu de travers et de soupirer, ne souhaitant pas vraiment s’étendre sur le sujet. Mais comme il ne faisait toujours d’effort, Danak répliqua à nouveau :

- Maintenant, vous restez tranquille et vous me laisser faire. Sinon, j'appelle ma mère, c'est la seule Dryas du coin et je suis sûr que cela va encore plus vous plaire de vous faire mettre à nu par une femme de votre espèce.

Il ouvrit la bouche pour répondre mais ne trouva rien à dire. Ce serait mentir de dire qu’il préférait cent fois qu’une Dryas s’occupa de lui plutôt qu’un Wyyn. Mais au vu de son âge, cette femme n’était-elle pas mariée ? Ne serait-ce pas un peu gênant pour elle de devoir subir la vue d’un corps étranger à celui de son mari ? Et donc peu correct de sa part de le lui imposer ? Surtout que bon, les seules fois où une Dryas l’avait déshabillé c’était soit parce qu’il s’agissait de sa mère, ou bien... Il rougit légèrement. Danak prit son hésitation pour une capitulation, et il était trop endolori pour pouvoir véritablement protester, même si son expression était pleine d’animosité. Il ne résista pas à lui mettre un coup d’aile dans la tronche quand il osa toucher à ses sous-vêtements, insistant pour le faire lui-même. Et aussi qu’il se retourne, ses regards lubriques ne lui avaient pas échappé. Malgré ses blessures, il réussit à faire l’anguille - en serrant quand même des dents pour laisser échapper des soupirs douloureux - pour se débarrasser de ses derniers vêtements puis se retourna sur le dos. Être nu devant un homme n’était pas très gênant pour lui, c’était juste qu’il ne voulait pas trop satisfaire les yeux de Danak, son aile unique couvrant inévitablement une partie de son postérieur.

- Bon, et bien maintenant que j'ai tout vu, on peut peut-être se tutoyer qu'en penses-tu ?
- On a pas fait pousser vos betteraves ensembles, donc non, répliqua l’ingénieur. Et faites-vite, je déteste que quelqu’un d’autre me lave.

C’est vrai que d’une manière, au moins il n’était pas dans un hôpital. C’était un endroit assez stressant pour lui. On y voyait bien trop de malheurs et des guérisseurs bien trop surmenés.


Revenir en haut Aller en bas

TU PEUX M'APPELER
Contenu sponsorisé
puisse le pacte te protéger







Revenir en haut Aller en bas
 

[Flashback] Et ainsi il eu une dette envers un Wyyn

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» indu CPAM grrrrr
» L'Argent-Dette
» Alain Le Vern en a décidé ainsi...
» qu'est ce qui nous fait courir ainsi?
» Je me sens tout à l'envers

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Ceti :: Quartier Sininen :: La Douce Mort-