Le pyromane des bas-fonds - Wei
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 Le pyromane des bas-fonds - Wei



que la grandeur des cinq éclaire notre chemin.
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Mer 2 Aoû - 12:47

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CARNET DE ROUTE
◊ SAC:
COMPÉTENCES:




Il court, il court le feu follet
ft Timur Simakov

NOM&PRÉNOMWei. Un prénom que l'on préfère murmurer pour ne pas attirer la bête. Il a abandonné celui choisi à sa naissance au profit du nouveau que lui a donné sa sor'cière, comme pour sceller sa nouvelle vie. Il a gardé son nom de famille, ARNBJÖRN, mais ne décline jamais son identité complète quand on le lui demande.

ÂGE ET DATE DE NAISSANCE27 ans, né un 23 octobre.

CARACTÈREJe ne suis pas fou... Les fous, ce sont ceux qui parlent seuls et qui s'agitent bizarrement... Je ne pas comme ça... C'est pas vrai...

Et pourtant.

Vie en noir et blanc. Le gris n'existe pas chez lui. Les nuances, les subtilités, Wei ne les connaît pas. Il ne va pas apprécier ou non les autres. Il va les adorer, les admirer ou les détester, les haïr du plus profond de son coeur. Il n'arrive pas à être neutre vis-à-vis des autres, hormis peut-être les inconnus qu'il croise dans les rues. Et là encore, le peut aussi bien vouloir se rapprocher ces gens que de montrer son mécontentement parce qu'ils auront osé poser leur regard sur lui. Toujours dans les extrêmes, ce n'est pas rare qu'il passe d'un amour inconditionnel à un dégoût profond pour la même personne, et la tendance peut s'inverser du jour au lendemain sans crier gare. Très guidé par ses émotions, le jeune homme pourra avoir un fou rire pour une chose qui étirerait à peine le coin des lèvres ou se morfondre d'un rien. Bien que généralement, sa palette émotionnelle soit plus tournée vers les sentiments négatifs. Comme la colère et ce qui tourne autour, à cause de ses débuts de vie difficiles. Le blanc. Le noir. Le jour. La nuit. L'amour. La haine. C'est tout. Le jeune homme a brisé plusieurs relations en agissant ainsi, sans pour autant pouvoir se maîtriser. Parfois il ne va pas bien, il voudrait combler ce vide affectif. Mais cela se termine toujours mal.

Solitaire. Il a peu à peu abandonné l'idée d'avoir des amis. Ils ne le comprendraient pas de toute manière et le laissent tomber après une pauvre crise de colère. Ils ne vivent pas dans le même monde. Son seul pilier est cette vieille sor'cière. C'est elle qui l'a pris sous son aile, la seule qui a bien voulu de lui. Noyant les horreurs dans l'alcool, retrouvant un semblant de vie dans la débauche, le jeune homme n'est plus qu'un vague souvenir de lui-même. Il est capable de ne pas prononcer un seul mot pendant des jours. Un mur silencieux que la première provocation brisera. Wei n'ira au contact des autres que s'il le juge nécessaire, ou s'il se trouve dans une période euphorique de sa maladie. Dans ce cas, il se transformera en pot de colle, ne les lâchera plus, voulant à tout prix se faire remarquer pour lui prouver qu'il existe. Tout cela sera explosé en milliers de morceaux quand il se désintéressera d'eux sans aucun préavis.

Insolence. Il répond mal, se moque de la garde, gonfle le torse quand on essaye de l'intimider. À presque trente ans, il agit encore parfois comme un gamin des rues. Il n'en fait qu'à sa tête lorsqu'on lui demande quelque chose qui ne lui plaît pas. Il ne pourrait pas être sous l'autorité de quelqu'un. Il faudra toujours qu'il trouve un moyen de désobéir, quelle que soit la sanction encourue. Il n'a pas toujours conscience que ses actes peuvent lui porter préjudice. À croire qu'il ne connaît pas les bonnes manières. Restant la plupart du temps seul chez lui, il fait ce qui lui chante. S'il veut mettre ses pieds sur son bureau croulant, il le fait. S'il veut s'asseoir au milieu de sa table branlante, il le fait. S'il veut parler et rire seul au milieu de la rue après avoir fini une soirée trop alcoolisée dans un bar, au risque de déranger des gens, là encore il le fait. Lorsqu'il sort, la seule chose à quoi penser est la survie. La politesse et la douceur n'y ont pas leur place. Il n'y a qu'à Mama qu'il jure fidélité.

Agressivité. Vivant dans les quartiers les moins accueillants de la capitale, il vaut mieux ne pas montrer que l'on est faible, au risque de terminer sa vie dans une ruelle puante, les entrailles à l'air en train de se faire bouffer par on ne sait quelles immondes créatures. Il n'hésite pas à sortir sa dague ou à faire apparaître des flammes lorsqu'il se sent menacé. Traité comme un monstre, il est devenu un monstre. Celui qu'il regarde dans le miroir crasseux de sa chambre n'est pas son reflet. C'est une bête à l'esprit torturé. Ses mots sont tout aussi mordants. Sec, parfois vulgaire, il dit ce qu'il pense sans détour. L'hypocrisie, il ne connaît pas. Si ce que lui raconte la personne en face de lui ne l'intéresse nullement, il n'aura aucune gêne à la couper et à lui dire de se la fermer. L'empathie envers le genre humain l'a quitté, il y a bien longtemps.

Parfois la maladie se calme. Risquant moins d'attirer les regards, il rase les murs des quartiers mieux entretenus pour acheter un peu de nourriture saine, qu'il dévorera dans un coin tranquille pour reprendre des forces jusqu'à la prochaine exécution que lui demandera sa sor'cière.

Elle n'est jamais loin, il le sait.  

ROYAUME DE NAISSANCE
Né dans la capitale. Heureusement pour lui et sa maladie. S'il avait vu le jour au royaume des dragons, il ne serait certainement pas en train d'errer sans but dans les rues perdues à l'heure actuelle.

RACEFeugh.

RACE ACTIVÉE/DÉSACTIVÉEActivée. Sa carrure bien dessinée et son aisance avec les flammes en sont des preuves.

RACE DES PARENTSPurs Feughs tous les deux, autant physiquement que mentalement.

MAGIE/AFFINITÉ/DONMaîtrise élémentaire du feu, pratique pour allumer ses cigarettes sans briquet. S'il lui reste des choses à apprendre, Wei a des bases solides et arrive à contrôler les flammes sans difficulté. Lors de ses rages, il se peut qu'il laisse la fournaise prendre le dessus. Dans des rues aux bâtiments à moitié en ruine, l'incendie n'est pas loin.

SITUATION FAMILIALESes parents biologiques sont morts à ses yeux. Peut-être a-t-il des petits frères ou petites soeurs. Peut-être a-t-il déjà dépouillé le cadavre encore chaud d'un de ses géniteurs après lui avoir tranché la gorge un soir, dans une ruelle sombre. Il n'en sait rien. Il s'en fiche même. S'il s'est enfuit de chez lui, ce n'est certainement pas pour revoir ces monstres, ceux qui auraient été capables de le tuer s'ils étaient restés à Eridani. Ils ne l'ont jamais aimé de toute manière.

Seule Mama compte pour lui désormais. Tant qu'elle sera en vie, il fera tout pour elle. Il accepte d'abattre tous ceux qu'elle ne veut plus voir, juste pour qu'elle ne l'abandonne pas. Wei serait capable de leur arracher le coeur et de le lui donner, si elle le lui demandait, combattant sa nausée et son dégoût pour le fluide rougeâtre. Aveuglé par sa fausse gentillesse, il ne pourrait douter de ses paroles. Il n'imagine pas le déchirement que sa disparition provoquera. Même si la probabilité qu'il se fasse arrêter et mis à mort pour ses abominations est plus élevée que la mort naturelle de cette grand-mère. Cette ignoble femme a compris ses faiblesses et n'hésite pas à l'utiliser comme une vulgaire marionnette.

SITUATION FINANCIÈRE Ni vraiment riche, ni vraiment pauvre. Tout dépendra de la somme cachée dans les bourses qu'il dérobe. Il en dépensera cependant une grande partie dans l'alcool et les cigarettes, en donnera un peu à la sor'cière qui lui a tout appris et gardera le reste.

MÉTIER/FONCTIONOfficiellement il n'en a pas. Officieusement, pour une grosse somme d'argent, il peut éliminer en toute discrétion celui ou celle que vous ne supportez plus. Cependant, contrairement à la Rose qui vient à votre porte, il faudra le trouver dans le royaume de suie et de sang, caché sous son masque. Sans aucune empathie pour ses futures victimes, il pourra supprimer n'importe quelle race, de n'importe quel sexe ou âge. Il n'est plus à ça près dans l'immoralité. S'il peut ôter la vie d'un être humain sans plus de question, il hésitera à le faire pour un animal. Ces bestioles ne le jugent pas, peu importe son état. De ce fait, il a plus de mal à lever sa dague sur un newid, et attendra nécessairement que celui-ci se change pour lui porter le coup fatal.

STATUT CIVILCélibataire, il n'a besoin de personne pour le ralentir, se mettre en travers de son chemin ou lui râler dessus parce que lui-même râle trop. Il n'hésite cependant pas à enchaîner les conquêtes d'un soir pour oublier les horreurs qu'il commet. Bien qu'il ne se prostitue pas, il n'hésitera pas à délester la bourse de son ou sa partenaire encore endormit de quelques valutas au passage, tant qu'à faire. Les clopes ne se payent pas toutes seules.
Pendant un moment, il avait un pote cafard. Mais il est parti. Il ne sait pas s'il est allé squatter ailleurs ou s'il est en train de dessécher derrière un meuble ou dans un trou du mur.

GUILDEAucune. Pourquoi faire ?

POSITION SOCIALETout en bas, dans la crasse et la misère qui le voient sombrer un peu plus de jour en jour.

STATUTSor'cier. C'est Mama qui lui a tout appris. Wei n'est jamais allé à l'académie et n'aurait de toute façon pas supporté les autres. Il se serait certainement battu avec le premier qui l'aurait regardé de travers. Tant de règles stupides à suivre et d'enseignements qui lui passeront par une oreille et qui ressortiront par l'autre. Alors qu'il peut faire comme bon lui semble dans les bas-fonds après avoir suivi les cours de sa sor'cière, basés en priorité sur la maîtrise de son élément. Manque de chance pour le combattant qui l'aura comme partenaire, ce n'est pas vraiment la personne rêvée pour un duo imposé.

AUTRE PETIT MOT ◊ Ce qu'il s'inflige ne serait-il pas un appel à l'aide silencieux ?

Que pense votre personnage du conseil des 5 ? Clairement, il s'en fiche. Les lois, le pouvoir, tout ça lui passe au-dessus de la tête.
Comment votre personne a réagi face à l’annonce de la mort de Nwynn ? Un mort de plus ou de moins, ça ne change pas grand chose. Le fait qu'il soit haut placé ne lui donne pas plus d'importance à ses yeux.
Comment réagirait votre personne en fonction d’un membre de chaque race ? Il haït les Feughs plus que tout. Si ses propres parents n'auraient pas hésité à le jeter dans un volcan, n'importe quelle autre personne ne se serait gênée pour le faire à leur place. Il ne peut pas être avec l'un d'eux dans la même pièce plus de cinq minutes sans broncher. S'il ne peut pas fuir, ses émotions prendront rapidement le dessus jusqu'à devenir très désagréable.

Il n'est pas en très bons termes avec les Seselis, du fait de leur particularité magique. Feu vs eau, le calcul est rapide à faire. Tant qu'ils ne s'approchent pas trop de lui, ça passe, mais moins il en voit, mieux il se porte.

Le cas des Newids est assez particulier. Ces êtres mi hommes-mi animaux sèment le trouble dans son esprit. Les animaux ne le pointeront pas du doigt en le traitant de fou. Les hommes, si.

Concernant les Dryas, les Wyyns et les lambdas, il n'a pas vraiment d'avis dessus de manière générale. Tout dépendra des individus et de l'humeur dans laquelle il se trouve.
Quel est l’avis de votre personnage par rapport à la Rose ? Peut-être a-t-il aidé, tué ou couché avec certains de ces membres. Peut-être sa sor'cière fait-elle parti de l'organisation. Quand on lui parle de ça, il hausse les épaules. Il ne pourrait pas se plier aux ordres de quelqu'un d'autre que Mama.


FEUGH

pour en savoir plus
dis-nous tout

◊ Des cheveux sombres en pagaille, des cernes qui semblent gravées sous ses yeux et une peau pas très éclatante, on remarque d'un seul coup d'oeil que le jeune homme ne fait pas partie de la haute bourgeoisie. Même si sa musculature ne rivalise pas avec les plus entraînés des Feughs, il possède de quoi pouvoir se défendre et grimper aux murs. Il continue d'entretenir sa silhouette avec les exercices qu'il pratique dans son appartement ou lorsqu'il décide de passer quelques heures à escalader les bâtiments en mauvais état. Même s'il est accro à la nicotine, il évite de brûler trop de clopes en une journée. De un, parce que ces merdes coûtent cher. De deux, s'il veut continuer à faire son travail, mieux vaut éviter de flinguer ses poumons trop tôt. Idem pour l'alcool. Dans la plupart des cas, il saura s'arrêter avant de se rendre malade. Pas top de devoir faire une mission avec une gueule de bois. Rajoutez à ça une hauteur dépassant le mètre quatre-vingt-cinq et vous obtenez un homme qu'il ne faut pas trop chercher.

Malgré sa situation, il n'est pas sale. Venant à l'origine des bons quartiers, il prend soin de son hygiène. Ce n'est pas en sentant la sueur et le sang qu'il arrivera à plaire aux autres. Il se rend souvent dans les bains publics durant les périodes creuses de la journée. Il adore dégourdir ses muscles dans l'eau chaude et pourrait y passer des heures. Elle le change des bassines d'eau froide utilisées pour se débarbouiller la figure ou laver sa lame pleine d'hémoglobine. Bon, c'est vrai, il pourrait les faire chauffer avant avec un coup de magie. Mais ça prend du temps, ça refroidit vite et le sang séché est galère à enlever de son arme sans s'éplucher un doigt au passage. Il préfère tout de même s'éclipser à peine séché lorsque les foules arrivent.

Lorsqu'il s'apprête à commettre un meurtre, il enfile toujours les mêmes choses. Une cape dissimulant sa silhouette et des gants en cuir pour ne pas se salir les mains. Il cache son visage sous une espèce de masque de médecin de la peste façon steampunk qu'il a lui-même fabriqué. Le bec n'est pas bien long. Cela l'aurait dérangé plus qu'autre chose. Il lui permet, en plus de ne pas se faire identifier, de ne pas sentir l'odeur du sang s'échappant de sa victime, ni même celles des rues en général. Wei a développé une répulsion assez forte pour le liquide vermeil, presque psychologique, suite au traumatisme laissé par son premier assassinat. C'est à peine s'il tolère le sien lorsqu'il se blesse. En sentir lui tord les intestins, en voir une grande quantité le fera courir jusqu'aux toilettes. Une fois le corps mort à ses pieds, il ne le touchera que pour récupérer les éventuelles pièces qu'il avait sur lui, prenant soin d'éviter toute salissure inutile. Il laissera le cadavre en plan, ou le brûlera pour laisser le moins de traces possibles. Le feugh ne reste que très peu de temps sur les lieux du crime, pour ne pas se faire attraper et pour éviter de voir les litres d'hémoglobine se répandre partout. Le reste du temps, il se balade sans son accoutrement pour que personne ne fasse le rapprochement entre les deux.


les points
dis-nous tout

CALCUL DES POINTS
Age : 7 points
Vécu : 7 points
Expérience : 6 points
Physique : 6 points
Magie : 4 points
Total : 30 points
Feugh : +2 points pour la force

REPARTITION DES COMPETENCES
- COMPÉTENCES GÉNÉRALES
Force : 2
Vitesse : 3
Agilité : 2
Furtivité : 2
Endurance : 3

- COMPÉTENCES DE LA RACE
maîtrise de l’escalade : 2
résistance à la douleur : 3
mutisme : 1

- COMPÉTENCES DU STATUT
utilisation de l'élément feu : 3
résistance à l'épuisement : 3
survie : 2
arme blanche : 3
combat à mains nues : 3

PSEUDO/PRÉNOM ◊ Pyrobarbare, ça sonne bien FRÉQUENCE DE CONNEXION ◊ Quand j'ai du temps libre COMMENT NOUS AS-TU TROUVÉ ? ◊ J'étais déjà là   UN PETIT AVIS SUR LE FORUM ? ◊ Il est si nul que j'en ai fait un DC   SOUHAITES-TU ÊTRE PARRAINÉ APRÈS TA VALIDATION ? ◊ J'pense que ça ira  

- il fut décidé que la paix l'emporterait -
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CARNET DE ROUTE
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Ce qu'il voudrait oublier
Le sous-titre
     Né en bonne santé ici, à Céti, le bébé aurait pu vivre à Eridani sans trop de difficultés. Ses parents, Feughs tous les deux, ne lui donnèrent pas plus d'attention que cela, bien que sa mère soit un peu plus présente les premières années de sa vie. Son père partait tôt et revenait tard du travail. Wei vivait confortablement, ni dans la richesse, ni la pauvreté. Cependant, le manque affectif se ressentait de plus en plus. Dès qu'il put marcher seul, ses parents ne le surveillèrent plus que de loin, du coin de l'oeil. Ses anniversaires étaient à peine fêtés, et aucun vrai contact ne s'était établi depuis sa naissance. Lui qui recherchait constamment un peu d'amour ne recevait rien en retour.  
  Sa mère reprit peu à peu son travail, le laissant avec une nounou pour le surveiller. Le brun prenait sur lui et s'amusait avec ses quelques amis lorsqu'il était autorisé à sortir. Même si la gouvernante et ses potes comblaient un peu ce manque, l'absence sentimentale de ses parents rouvrait la plaie à peine fermée. C'était dur pour lui de voir les autres enfants accompagnés de leur famille, tandis que ses parents lui prenaient à peine la main que pour traverser une rue.

     Si son enfance et son adolescence se passèrent plutôt bien en matière de santé en général, son mental dégringolait en flèche. La fin de cette dernière ne se passa pas comme prévu. Le garçon se renfermait sur lui-même, cherchait de moins en moins à entretenir ses relations amicales. Ce qu'il semblait être une simple crise d'ado prit des proportions auxquelles ses parents ne s'attendaient pas. Les dialogues se raréfièrent -et ils étaient déjà peu nombreux-, et lorsque les mots franchissaient les lèvres, les reproches pleuvaient. Autant du côté du père que du fils. Les disputes devenaient de plus en plus acerbes. Une certaine agressivité se mit en place. La garde surprenait fréquemment le jeune homme à se battre contre d'autres garçons de son âge. Ce fut également à cette période que son affinité avec le feu fit surface. La maîtrise de cette nouvelle énergie se révélait difficile à cause de tous ces changements de comportement. Les paroles horribles de son géniteur envenimaient la situation. Venant du royaume des dragons, il aurait voulu y rester. Il avait suivi sa femme à la capitale pour son travail parce qu'il l'aimait, mais il aurait préféré que son enfant naisse dans les flammes comme les autres. À croire qu'il en voulait à l'adolescent d'être né ailleurs que son royaume originel. Wei le sentait et la distance de plus en plus grande entre eux n'arrangeait rien.


     Le sor'cier se souvient encore parfaitement de la soirée qui a fait basculer sa vie. Au moment du repas, le dernier qu'il passera avec eux, une nouvelle crise avait éclaté au sujet de sa bagarre dans l'après-midi. C'était l'un des rares moments où la famille était au complet.

« La garde m'a encore fait un rappel à ton sujet ! Quelle honte ! C'est donc comme cela que je t'ai éduqué ?!
T'as jamais été là !
Baisse d'un ton ! À Eridani, on t'aurait déjà jeté dans les flammes !
Ça t'aurait plus, hein ?! »

     Une main lourde et usée par l'âge s'abattit violemment sur la table, faisant trembler ce qui était posé dessus. Le père s'était levé, le feu des volcans dans les yeux.

« Je t'ai dit de ne pas me répondre de la sorte !
J'en ai rien à foutre ! T'as pas d'ordre à me donner !
Messieurs, on se calme. »

     Sans l'intervention de la mère, il aurait été capable d'en découdre avec son père. Sa silhouette imposante de forgeron ne semblait guère l'impressionner. Ses liens avec le réel s'émiettaient, il ne distinguait plus vraiment ce qui était autorisé de faire ou non. L'adolescent laissa tout en plan et alla s'enfermer dans la chambre, claquant la porte au passage. Tout se mélangeait dans sa tête. Entre la colère, presque la haine qu'il développait pour ses parents et la douleur que provoquait leur affection plus que limitée, il ne pouvait pas rester avec eux. Il ne le voulait pas. Entre l'un qui lui reprochait presque de vivre et l'autre qui ne faisait rien pour calmer les tensions, la situation devenait invivable et un drame finirait par se produire. Il jeta un sac sur son lit, le bourra de vêtements jusqu'à ce qu'il puisse à peine fermer. Son bazar sur l'épaule, Le brun ouvrit la fenêtre en grand, prit une longue inspiration. Sans même jeter un dernier regard vers la porte, il descendit le long de la gouttière et partit en courant sans savoir où aller.

     Ses pas l’amenèrent dans des ruelles puant l'urine et le sang. À bout de souffle, au bord des larmes, il s'était perdu. Cela faisait des heures qu'il errait de rue en rue. Le garçon se retint de sangloter, frotta ses paupières d'un bord de manche. Il forma une petite flamme au creux de sa main et avança dans ces chemins inconnus. Avec un peu de chance, il trouvera une auberge ou quelque chose du genre. Il avait gardé quelques pièces de côté. Cependant, plus il s'enfonçait, moins il se sentait en sécurité. Il allait pour faire demi-tour, lorsqu'il entendit un bruit de canne sur les pavés. Wei regarda autour de lui, n'ayant qu'une flammèche de quelques centimètres pour s'éclairer.

« Tu es perdu, mon enfant ? »

     Cette voix sortit de l'ombre ne le rassurait pas. Une femme d'un certain âge s'avança vers lui, déchirant l'obscurité d'une flamme plus imposante que la sienne, lévitant à ses côtés.

« Que fais-tu ici ? Ce n'est pas vraiment un endroit pour toi.
Je... je ne sais pas où je suis... J'ai nulle part où aller...
Allons, ne pleure pas, mon enfant. On va trouver une solution, d'accord ? Viens avec moi. »

     Ses jambes suivirent cette inconnue, sans que son cerveau se pose la moindre question. Les lieux puaient la mort, il ne fallait pas être un Wyyn pour le remarquer. Tout aurait pu lui arriver. La grand-mère devant lui aurait pu être un appât. D'un simple dépouillement à l'irréparable, n'importe qui aurait pu fondre sur lui sans qu'il s'en aperçoive. Mais il n'avait plus rien à perdre.




Le loup dans la bergerie
Le sous-titre
     Le jeune homme fêta ses vingt ans quelques années plus tard, au côté de sa nouvelle tutrice. Grâce aux exercices de cette vieille femme qu'il surnomma « Mama », il développa ses pouvoirs. Ce n'était pas simplement une affinité qu'il possédait, mais bel et bien de la magie. Ses émotions prenaient parfois encore le dessus et ses flammes devenaient ingérables. Des entraînements personnels permettaient de garder son corps en forme. L'académie ne lui proposa jamais de rejoindre ses rangs. Peut-être que la lettre avait terminé entre les mains de Mama, qui, ne voulant pas perdre son apprenti, la réduisit en cendres. Ou peut-être avait-elle atterri chez ce qui fut autrefois ses géniteurs. Ça lui était égal. Le sor'cier apprit à connaître les bas-fonds, à éviter certains endroits et trouver les bonnes cachettes si la situation tournait au drame. Cependant, sa maladie n'allait pas en s'arrangeant. Cette sor'cière étendait son emprise sur lui de jour en jour, sans qu'il s'en rende compte. Au bout d'un moment, l'idée de la perdre ou de la trahir devint inconcevable. Il pouvait tout faire pour elle. Sentant qu'elle avait le pouvoir absolu, elle n'avait plus qu'à passer à l'étape supérieure.


     Un jour, tandis qu'il habitait encore chez Mama, cette dernière demanda qu'il vienne la voir dans son bureau. Elle poussa un dessin réaliste d'un homme qui était inconnu au brun. Celui-ci prit le morceau de papier et regarda ce visage.

« Tu vois cette personne ?
Oui. Qui est-ce ?
Cette question est sans importance. Tu dois juste l'éliminer, mon enfant. »

     L'incompréhension se lut dans ses yeux. Il s'était déjà battu, parfois de manière acharnée, mais il n'avait encore jamais assassiné quelqu'un.

« Mais... Mama !
Qui y a-t-il, mon enfant ? As-tu quelque chose à redire ?
Non, bien sûr que non...
Bien. Cela te fera un excellent exercice. Tu le trouveras tard le soir à l'auberge. Attend qu'il s'éloigne un peu et ouvre-lui la gorge avec cela. Je t'en fais cadeau. »

     Elle lui tendit une dague brillante. Il attrapa cette arme d'une main tremblante et posa son regard dessus. Sa lame aiguisée trancherait la peau aussi facilement que du beurre. Son index frôla la partie tranchante de l'arme. S'il avait appuyé ne serait-ce qu'un peu plus, elle lui aurait fait une vilaine entaille.

« Je te fais confiance, mon enfant. Va maintenant. »

     L'apprenti se courba pour la saluer et la laissa dans son bureau, la dague dans la main. Il ne savait pas trop quoi penser. S'il n'obéissait pas, il perdrait sa confiance. Mais ça restait un meurtre ! Les heures défilèrent. Un tas de questions se bousculèrent dans sa tête sans lui laisser une minute de répit. Le soleil commençait à descendre dans le ciel pollué. Il se leva et passa sa cape sur ses épaules.


     Le soir venu, assis au bord d'un immeuble, il surveillait les allées et venues des gens, tout en imprimant au fond de ses rétines l'image qu'il tenait entre les doigts. Il était tard, les insomnies sévissaient depuis plusieurs nuits. Il sentait la fatigue peser sur ses épaules. Le feugh se frotta les yeux et secoua la tête pour remettre ses idées en place. Enfin, l'homme du dessin sortit de la taverne. Il suivit ses déplacements depuis son perchoir, plia le papier plusieurs fois pour le glisser dans sa poche. Le voyant disparaître au coin d'une rue, il descendit du toit et le prit en filature. Ses doigts serrèrent la poignée de l'arme. Son coeur tambourinait dans sa poitrine. Il contrôlait sa respiration pour ne pas se faire remarquer. Enfoncé dans la noirceur des bas-fonds, il s'approcha furtivement de sa victime. Il plaqua sa main libre sur sa bouche pour l'empêcher de crier et planta la lame dans son cou, tira d'un coup sec pour sectionner la jugulaire.
  L'homme ne mit pas longtemps à s’effondrer au sol, se vidant de son sang. Il regarda le corps sans vie s'écrouler à ses pieds, mit du temps à réaliser ce qu'il venait de faire. Wei lâcha sa dague. Cette dernière émit un bruit métallique en tombant sur les pavés. Aucun cri n'arriva à sortir de ses lèvres. Tremblant, les mains pleines de sang, il venait de tuer un homme qui ne lui avait personnellement rien fait. Son esprit n'avait pas hésité une seconde. Il était allé trop loin. Le liquide sombre s'écoulait de la plaie béante à une vitesse impressionnante. Une violente nausée le prit. Il arriva à peine à faire quelques pas plus loin avant de rendre le contenu de son estomac. Cette vision d'horreur restera gravée dans sa mémoire. Il s'essuya la bouche et tourna la tête vers le cadavre. Le brun déglutit et s'approcha, lui fit les poches. Quelques pièces tout au plus. Il les glissa dans sa besace en cuir. Son ventre vide se tordit en entendant ses semelles marcher dans la flaque pourpre. Il ramassa sa nouvelle arme au passage et s'enfuit dans la pénombre avant que quelqu'un le surprenne.

     Il fut chaudement félicité pour son acte. Si cela faisait plaisir à Mama, alors il continuerait. C'est ainsi qu'elle lui confia d'autres missions de ce genre. Il dissimula son visage derrière une sorte de masque qu'il avait conçu lui-même. Son dégoût pour la mort disparaissait au fur et à mesure de ses crimes. Ces personnes sans identité n'étaient plus que du bétail à abattre pour que sa sor'cière soit fière de lui. Le jeune homme ne ressentait pas de plaisir à ôter la vie. Il fallait le faire, c'est tout. Sa technique se perfectionna. D'une boucherie, il arriva à une découpe plus fine, précise. Couper le bon endroit sans décapiter à moitié. Toutefois, si l'acte de tuer devenait banal, son écoeurement pour le sang restait tout aussi violent. Il lui devenait difficile de fouiller les corps pour grappiller quelques valutas sans mettre les pieds là où il ne fallait pas. Paradoxe qu'il n'arrivait pas à surmonter. Wei n'avait jamais parlé de ça à la sor'cière.


     Une nuit, après avoir tué une drya par erreur, il regarda le corps sans vie de sa victime allongée contre les pavés. Sans s'en rendre compte, il venait d'assassiner l'un des êtres les plus purs que ce monde pouvait offrir pour que Mama soit contente. Le sor'cier l'avait fait sans réfléchir, encore une fois. Il s'avança lentement vers elle, s'accroupit à côté du cadavre frais. La rue était en pente, le sang s'éloignait d'eux. Il aurait pu pleurer, crier, être dégoûté de son geste. Mais la seule réaction qu'il eut, ce fut de retirer son gant et de passer sa main sur le doux plumage aux reflets roux. Sans plus de compassion pour ce qu'il venait de faire, il arracha les plus belles plumes que ses ailes lui offraient. Il les donnera à Mama. Pris d'une colère soudaine, il agrippa le reste et dépluma les ailes par poignées entières. Le jeune ne pouvait se faire du mal, la sor'cière aurait vu les marques gravées sur son corps à un moment ou un autre. La seule manière qu'il eut de soulager cette émotion violente fut de la décharger sur une innocente jeune femme. Toute la tension accumulée depuis des années se déchargea à chaque poignée. Derrière son masque, la bête grognait.


     Pour ne pas étouffer cette femme qui prenait de l'âge, il trouva un vieil immeuble pas encore trop délabré et quasiment à l'abandon près de sa demeure. À part quelques sans-abri qui venaient s'y réfugier la nuit, il n'y avait pas grand monde. Il fit en sorte de bloquer tout le dernier étage pour lui et lui seul. Ainsi, les petits malins ne pourront se servir dans ses réserves.  Il pouvait s'étaler comme bon lui semblait. Il squatta l'appartement le moins abîmé. Pour ne pas étouffer dans son débarras, il emménagea vite fait les autres. Etre sous les toits lui permettait également de fuir plus rapidement en cas de problème.

     Wei déménageait les quelques affaires qui restaient chez sa sor'cière. Il se redressa et regarda la chambre désormais vide, passa une main dans ses cheveux. Un soupir franchit ses lèvres. Cette scène lui était familière. Presque dix ans, déjà... Cependant, cette fois, il ne fuguait pas. Il secoua la tête. S'il y avait le moindre problème, sa nouvelle demeure n'était pas loin. En quelques minutes, il pourra retourner la voir. Son sac sur l'épaule, il ferma la porte derrière lui. Le feugh attendait d'être plus loin dans la rue pour allumer la cigarette coincée aux coins des lèvres. Il croisa Mama à quelques pas de la maison, un inconnu à côté d'elle. Il dévisagea ce jeune homme de la tête aux pieds. Était-ce la relève ? Un brin de jalousie le traversa. Ce type n'était pas prévu dans les plans. Jamais la sor'cière ne lui avait dit qu'il y aurait quelqu'un après lui. Il sentit la lave couler dans ses veines, serra la lanière de son sac.

« Mon enfant, je te présente Maxwell. À compter d'aujourd'hui il fait parti de la famille. Je vais lui apprendre la magie. Tu te chargeras de l'entrainement sur le terrain. Tu es d'accord, Wei ? »

     Elle planta ses yeux dans les siens. Un frisson lui remonta le long de l'échine. Le feu naissant se fit éteindre telle une bougie sur laquelle on souffle. Mama ne l'appelait jamais par son prénom d'ordinaire. Et ce regard qui ferait pâlir le plus féroce des dragons... Il hocha la tête, esquissa un sourire.

« Bien sûr. Salut Maxwell, enchanté ! »

     Sa fausse bonne humeur disparut à peine Mama entrée dans la maison. Le feugh se pencha pour le regarder, vissa ses iris brunes dans celles de son petit frère de fortune.

« Écoute-moi bien, raclure des bas-fonds. J'ai autre chose à faire que de traîner un gamin entre mes jambes. On jouera au bac à sable plus tard. »

     C'était dit. Sans un mot de plus, il alluma la clope et alla retrouver son nouveau nid.
  Le soir, il retourna chez sa sor'cière pour dîner. Elle voulait fêter l'arrivée de ce gamin. Un vrai festin de roi. Ce n'était pas juste. Lui n'avait jamais eu de repas aussi copieux. Oh, il était loin d'être malheureux avec elle, mais c'était la première fois qu'il voyait autant de nourriture sur une table. À côté du plus jeune durant le repas, il dut supporter sa mièvrerie constante. Mama était en face d'eux. Il garda la tête dans son assiette, n'osa relever les yeux pour croiser les siens. Il ne devait pas s'énerver. Mais la tension se ressentait autour de lui. Maxwell fut le premier à s'en aller. La vieille femme, après s'être assurée qu'il ne reviendrait pas, débuta son discours :

« Mon enfant. Je sais que cela te fait un choc. Mais ce wyyn nous sera utile. Pour moi, pour profiter de son pouvoir de communication avec les morts, mais également pour toi. Avec un peu d'entraînement, il saura te protéger. Ce n'est qu'une denrée jetable. Tu pourras le dénoncer si tu te fais remarquer lors d'une mission. »

     Le jeune homme redressa la tête, le regard interdit. Il ne s'attendait pas à quelque chose du genre. De nombreuses questions se bousculaient dans sa tête. Était-ce lui aussi un simple pion ? Non... Mama l'aimait trop pour lui faire ça...  Elle posa sa main sur son bras.

« Il n'y a que toi qui compte, mon enfant. Mais apprend-lui tout de même les bases, il peut nous réserver des surprises. »

     Elle lui sourit doucement. Quoiqu'elle l'ait rassuré, le reste du repas se passa dans une atmosphère... étrange. Le brun ne saurait la décrire. À la fin, il l'aida à débarrasser et à nettoyer le tout. Il la remercia pour le dîner et la salua d'une courbette avant de retrouver son immeuble.

    Quelques jours plus tard, Wei attendait le jeune homme, adossé contre le mur de la vieille maison. Il serra le bec de son masque entre ses doigts. Qu'est-ce qu'il fichait, encore ? Ils allaient rater la mission du soir. Et Mama n'aime pas que l'on en loupe une si la raison n'est pas justifiée. Il avait toujours fait son travail malgré son aversion pour le sang. Il ne savait pas ce qui lui arriverait s'il désobéissait. Une boule se forma dans sa gorge. Il ne voulait pas savoir. Le sor'cier sortit son paquet de cigarettes et en mis une entre ses lèvres. Il allait utiliser sa magie pour l'allumer lorsqu'il remarqua Maxwell devant lui. Il avait horreur de le voir apparaître n'importe où comme ça. Il rangea la clope et remit son paquet dans sa poche.

« Bon le morveux, tu me suis et tu regardes. »

     Il enfila son masque et cacha le haut de son crâne sous sa capuche. Les deux jeunes hommes se mirent en route. Il n'y avait plus une minute à perdre. Il préférait être en avance et ne pas bouger plutôt que de voir la cible lui échapper des griffes. Le plus âgé manqua de perdre plusieurs fois le nouveau en route. Il trouva un bâtiment pas trop mauvais et grimpa à la gouttière. Ses grincements ne lui dirent rien qui n'aille. Il se dépêcha de l'escalader pour se réfugier en haut. Positionné sur un toit, il n'y avait plus qu'à attendre. Le wyyn le rejoignit un peu plus tard. Il l'avait presque oublié, déjà concentré sur ce qu'il avait à faire. D'après Mama, l'homme serait là d'une minute à l'autre. Max s'agitait à côté de son mentor.

« Ça commence à être long, non ?
- T'exagères. »

     Il restait parfois des heures immobile, posté sur son perchoir, à attendre que la bonne personne passe. S'il ne pouvait pas rester en place deux minutes, cela serait sa première et dernière mission avec lui. Il baissa la tête. Enfin. Wei posa une main sur la bouche du nouveau pour le faire taire. Si l'inconnu voyait leur ombre en levant la tête, la suite serait compromise. En quelques sauts de balcon en balcon, il fondit sur sa victime. Derrière elle, son arme fit sourire sa gorge. Le feugh laissa le corps s'écraser contre le sol, prit une grande inspiration pour sentir les cotons imbibés de parfums au fond du bec. Le liquide s'écoulant au sol sous le cadavre le fit reculer.

« C'est génial ! T'es méga fort ! Et le corps ?
- J'y touche pas. »

     Il n'avait pour ordre que de tuer. Généralement il brûlait les restes, mais hors de question de le traîner jusqu'à une poubelle. C'était un tueur, pas un équarrisseur. Le brun gardait un minimum de dignité, probablement dû au fait qu'il n'était pas né dans les rues poisseuses de la capitale. Et puis tout ce sang encerclant ce type...  Il regarda Max lui faire les poches, les chaussures trempant dans le fluide. Il tourna la tête, toussa. Il calma un haut-le-coeur. Lui n'aurait pas pu. De plus, vu ses habits, il ne devait pas avoir grand-chose. Il attendit qu'il se recule et d'un simple claquement de doigts, le cadavre prit feu, arrachant un « whaou ! » de la part du wyyn.

« Maintenant on bouge. »

     Sans l'attendre, Wei disparut dans la ruelle voisine.


     Depuis ce jour, Maxwell suit son nouveau mentor. Le sor'cier supportait, ou du moins se résignait à emmener le plus jeune en mission pour lui apprendre quelques techniques. Il était souvent obligé de lui couvrir la bouche d'une main gantée pour éviter qu'ils ne fassent remarquer par la victime. Peu à peu, les rôles se mirent en place. L'un tuait, l'autre se chargeait du corps. Sans aller jusqu'à l'amitié, Wei tolérait la nouvelle présence à ses côtés. Il ne l'avait pas laissé entrer dans son appartement. C'était sa cachette. S'il en voulait une, il n'avait qu'à aller ailleurs. Deux personnes au même endroit risqueraient d'attirer des ennuis.
  Le brun continue ses allers-retours entre sa cachette et la demeure de sa sor'cière. Parfois durant ses périodes de repos, il repense à ce qu'il fait. Allongé sur son lit à moitié fait, les mains croisées derrière la tête, il regarde le plafond craquelé d'un air absent. Puis il ferme les yeux et hausse les épaules. Après tout il ne fait que son travail.

- il fut décidé que la paix l'emporterait -


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Arrivée en Arenaria : 17/07/2017
Localisation : La Taverne et Auberge de la Douce Mort, Quartier Sininen, Ceti
Fonction/métier : Serveur/Tavernier

CARNET DE ROUTE
◊ SAC: dague à rouelle offerte par ma mère à mes vingt ans, cape noire, gants en cuirs noirs, une aiguille violine d'un certain cactus coincé dans le ruban de mon chapeau haut de forme
COMPÉTENCES:


coupain !


Le mal se connaissant est moins affreux et plus près de la guérison que le mal s'ignorant.
Friend, if your brooding were any more impressive, women would swoon as you passed. They'd have broody babies in your honor.
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Arrivée en Arenaria : 06/11/2016
Fonction/métier : Architecte & associé d'Archi' - Sorc'ier

CARNET DE ROUTE
◊ SAC:
COMPÉTENCES:


RRRRRReeeeeeebiieennvvveeennuuueeeeee =D.

Bon courage pour la fin de la fiche.




Spoiler:
 

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Mer 2 Aoû - 21:13

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Arrivée en Arenaria : 01/01/2017
Localisation : Quelque part dans Ceti, dans sa parfumerie ou dans la ville.
Fonction/métier : Parfumière, créatrice d'eau de toilette.

CARNET DE ROUTE
◊ SAC: Un petit miroir, un rouge à lèvres, une plume ayant appartenu à sa mère, un petit carnet où elle écrit tout et n'importe quoi, puis un flacon vide de parfum.
COMPÉTENCES:


En voilà une fiche prometteuse
J'ai super hâte de voir ce que ça va donner en jeu rebienvenue chez toi héhé


S'élever, dans les cieux, dans la hiérarchie. Devenir quelqu'un, changer, évoluer, pour être meilleure. Avant tout, tout le temps. Toujours. Grandir, encore, toujours, ne jamais cesser. Qui m'aime, me suive.
l'air
me
porte.
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Mer 2 Aoû - 21:42

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Arrivée en Arenaria : 06/11/2016
Localisation : Dans les cendres de son atelier
Fonction/métier : Inventeur fou, et bibliothécaire car il faut bien manger

CARNET DE ROUTE
◊ SAC:
COMPÉTENCES:


J'adore ce début de fiche, c'est génial !

Rebienvenue parmi nous !


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Jeu 3 Aoû - 14:25

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Arrivée en Arenaria : 02/08/2017
Localisation : Probablement derrière toi
Fonction/métier : Officiellement, aucun. Officieusement, tueur.

CARNET DE ROUTE
◊ SAC:
COMPÉTENCES:


Merci les gens

Je me dépêche de finir ça


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Sam 5 Aoû - 18:57

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Arrivée en Arenaria : 15/04/2017
Localisation : Sans doute dans le temple de Naoidhean.
Fonction/métier : Prêtresse du temple de Naoidhean à Ceti.

CARNET DE ROUTE
◊ SAC:
COMPÉTENCES:





BIENVENUE BIENVENUE !!
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comme toujours, ta plume est superbe j'ai adoré te lire et découvrir ce nouveau personnage ! la psyché est génialement décrite, j'adore
Te voilà désormais citadin de Ceti ! Bienvenue en ville mon ami ! J'espère que tu te plairas dans la grande et belle Capitale que voici-ci ! En arrivant n'oublie pas de passer au palais pour te recenser, par là. On aimerait savoir ce que tu fais de ta vie et évidemment éviter qu'un clone ne débarque précipitamment.
Une fois que les Cinq t'auront fait remplir toute la paperasse, n'hésite pas à passer demander un logement, pour ne pas rester à la rue.
Puis, quand tu te seras installé et que tu auras fait ta pendaison de crémaillère, il sera utile d'ouvrir ton carnet d'adresse, pour que tu puisses y répertorier toutes tes connaissances et toutes les rencontres que tu as fait.

Si tu le souhaites et si tu l'as demandé, tu peux te faire parrainer. N'hésite pas à le harceler de question, ou aller voir le staff si jamais

On espère que tu te plairas en Arenaria, amuse toi bien parmi nous


- il fut décidé que la paix l'emporterait -


Cachés dans les profondeurs de l'océan, on entend les murmures de la déesse. Seront-ils assez courageux pour la retrouver ? Qu'importe la noirceur entourant sa cachette ? Trouveront-ils la lumière, même au plus profond de l'obscurité ? — .
croire,
s'étouffer
se relever
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Sam 5 Aoû - 19:18

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Arrivée en Arenaria : 02/08/2017
Localisation : Probablement derrière toi
Fonction/métier : Officiellement, aucun. Officieusement, tueur.

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COMPÉTENCES:


Yeaaaah ! Merci !


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Le pyromane des bas-fonds - Wei

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