Leçon du soir, bonsoir ! - avec O'Yana
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 Leçon du soir, bonsoir ! - avec O'Yana



que la grandeur des cinq éclaire notre chemin.
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Ven 4 Aoû - 0:10

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Localisation : La Taverne et Auberge de la Douce Mort, Quartier Sininen, Ceti
Fonction/métier : Serveur/Tavernier

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◊ SAC: dague à rouelle offerte par ma mère à mes vingt ans, cape noire, gants en cuirs noirs, une aiguille violine d'un certain cactus coincé dans le ruban de mon chapeau haut de forme
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Leçon du soir, Bonsoir !

La chaleur suffocante de l'après-midi ne réussit pas à pénétrer l'enceinte de la taverne. La petite pièce où je me trouve, reste fraîche, agréable et isolée du bruit environnant. En bas, mes parents s'occupent du bar et des clients venues quérir une once de fraîcheur entre les murs de notre galion. Moi, j'aménage la petite salle de lecture car ce soir ce n'est pas un rendez-vous galant qui m'attends mais une leçon particulière avec la belle prêtresse de Naoidhean. La nouvelle lubie de mon père, semble-t'il, est de m'instruire à sa culture à commencer par la religion si vaste.  Mais peut être aussi l'occasion d'en apprendre plus encore. La jeune femme venait d'Octantis et sa culture natale l'avait sans doute bercée avant de se joindre à celle de Ceti. Il espère ainsi renforcer ma connaissance dans ce peuple que je fréquente quotidiennement et améliorer ma capacité à analyser leur comportement.

Arpentant les étagères, je sors paresseusement les livres susceptibles d'alimenter notre conversation et les réorganise par thème : Créatures en Octantis, Naoidhean : la voix de l'océan, Mœurs et coutumes en Octantis, … Tant de livre sur ses origines, j'ai déjà eu l'occasion d'en lire ou feuilleter une partie d'entre eux mais loin d'avoir retenu toutes les informations qu'ils contiennent. Le sujet est vaste et nous ne couvrirons qu'une infime partie ce soir.

Tout en effectuant machinalement ma tâche, je laisse vagabonder mes pensées. La visite de ce soir m'angoisse, je rebute l'idée de me trouver seule avec cette femme que je ne connais que si peu. Ce n'est pas les quelques fois où je l'ai croisé à la taverne qui peuvent me renseigner sur sa personne. Systématiquement, elle conversait avec mon père et je ne faisais que leur servir des rafraîchissements. J'ignore s'il existe un salut propre aux femmes de son rang. Quelle attitude vais-je devoir adopter ? Que sait-elle de moi ?

N'ayant pas beaucoup dormi la nuit dernière, mon regard se fixe sur l'énorme coussin qui me sert lors de mes soirées lecture. A bout de force, baillant de tout mon soul, je m'effondre dans celui-ci. Après tout, Dame O'Yana ne doit pas arriver avant encore deux bonnes heures. Juste le temps de reposer mon corps meurtri par mon escapade nocturne et mon esprit encore encombré des événements récents. Le bercement de ma respiration alimente l'engourdissement général de mes sens. Lentement tout s'embu et mes rêves m'entrainent loin de la petite salle fraîche, je cours sur les toits, blessés, le sang s'échappe de l'estafilade qui me balafre le dos. Il faut que je tienne encore un peu, un peu plus et je serais en sécurité.

Soudain, je me réveille en sursaut, la porte et ouverte et  c'est sur les magnifiques pupilles vertes de la prêtresse que se pose mon regard. Non définitivement, je n'avais pas imaginé que c'est comme ça que je me présenterai  à la belle. Me dominant de sa hauteur, j'avale ma salive et essaye de détendre mes muscles encore tendus par mon rêve. Je m'étire et frotte mes paupières.

"Bonsoir, excusez-moi, je me suis laissé séduire par le confort de mon coussin."

Je me redresse, toujours assis mais plus présentable et plante mon regard dans le sien. Je me concentre sur ma respiration, clé indispensable pour retrouver mon calme.

@O'yana


- il fut décidé que la paix l'emporterait -


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Sam 5 Aoû - 18:04

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Arrivée en Arenaria : 15/04/2017
Localisation : Sans doute dans le temple de Naoidhean.
Fonction/métier : Prêtresse du temple de Naoidhean à Ceti.

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La matinée avait été particulièrement mouvementée pour O’yana. Chargée de surveiller le temple en l’absence de la Grande-Prêtresse, elle avait dû gérer les apprenties, les demandes des prêtresses du temple et les croyants qui étaient venus en grand nombre. En fin de journée, elle avait également dû prendre en charge plusieurs seselis, blessés, mal et s’occuper de les rassurer ou de leur donner quelques soins. Il y avait eu de quoi stresser et angoisser presque toute la journée, mais, malgré tout, elle avait réussi à garder son calme. Elle en remercia la déesse, priant sur son autel, avant de partir pour la taverne « La Douce Mort. » L’un des fidèles de Naoidhean l’avait invité à venir instruire son fils, pour qu’il en sache plus sur les mœurs de son père. Un geste qu’elle avait trouvé très beau et très digne de lui. C’était un homme passionné et instruit qui suivait les rituels du temple depuis plusieurs années, chose dont elle était très fière. Elle avait donc, évidemment, accepté avec plaisir sa demande. Ainsi, alors qu’elle sortait du temple, toujours vêtue de sa tenue de prêtresse, O’chas sur ses talons, elle se dirigea vers la taverne, bien décidée à arriver à l’heure.

La saison étant plus chaude, elle était vêtue d’une tunique plus ample et plus légère, d’un bleu marine reconnaissable, signant son culte. Ses cheveux avaient été remontés dans un énorme chignon ouvragé, décorés de cristaux et de coquillages étincelants. Sur son front, une chainette en argenté, s’accrochant dans ses cheveux, soulignait le bleu de ses yeux. Comme le voulait la coutume, ses lèvres étaient cachées derrière un fin voile ouvragé, décoré des insignes de la prêtresse. Sa tunique, ample, légère, portait sur la poitrine l’insigne de Naoidhean, une seseli assise sur un énorme roché, les cheveux au vent, le tout tissé en fil d’argent. Elle portait des sandales confortables et ouvertes, d’un noir profond, qu’on ne voyait pas, du fait de la longue tunique qui recouvrait ses pas. Ses yeux et ses lèvres étaient légèrement maquillés, rien de très extravagant. Elle portait, comme souvent, des bagues à ses doigts et quelques bracelets, lui donnant une allure un peu mystique qu’elle appréciait. Arrivant dans la ruelle de la taverne, elle laissa sa main s’égarer dans les poils de son domestique, accrochant sa toison blanche et avançant au rythme de ses pas. Sa présence la rassurait, elle appréciait bien trop cette grosse boule de poils pour s’en séparer, même l’espace d’une soirée. Bien sûr, s’il partait vaquer à ses occupations, elle ne l’en empêcherai pas, bien qu’elle s’inquiète toujours de le voir disparaître. La jeune femme passa la porte de la taverne, salua les deux propriétaires et, après une passionnante discussion avec le Père, monta à l’étage pour rejoindre le fils. Elle découvrit ce dernier dans la petite chambre qu’avait décrite le Père, avachi dans un fauteuil, endormi. Elle esquissa un petit sourire, se pencha en avant pour le réveiller et, avant d’avoir pu faire quoique ce soit, ses yeux s’ouvrirent sur son regard. « Je vois. J’espère ne pas vous avoir effrayé. » S’exclama la jeune femme, d’une voix douce et posée dont on pouvait sentir la sagesse et l’humilité. « Je peux ? » Demanda-t-elle en pointant du doigt un autre fauteuil.

« Votre Père m’a fait part de sa volonté de nous apprendre nos mœurs. » Commença-t-elle. « C’est une sage demande de sa part. » Elle esquissa un sourire sincère, continuant. « Mais vous, le voulez-vous ? » Parce qu’elle ne pouvait rien apprendre à quelqu’un fermé à l’idée d’apprendre.


Cachés dans les profondeurs de l'océan, on entend les murmures de la déesse. Seront-ils assez courageux pour la retrouver ? Qu'importe la noirceur entourant sa cachette ? Trouveront-ils la lumière, même au plus profond de l'obscurité ? — .
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Sam 5 Aoû - 20:24

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"Je vous en prie."

D'une geste cordial et gracieux, je l'invite à s'assoir auprès de moi. Son sourire ferait chavirer les cœurs les plus hardis et le son cristallin de sa voix apaise ma frustration à me trouver en si piètre position. Les dernières tensions musculaires disparaissent graduellement et les souvenirs de mon rêves s'enfouissent dans ma mémoire, je m'en préoccuperais plus tard.

"N'ayez aucun doute sur ma bonne fois Dame O'yana. Mon père m'a transmis l'amour des livres et je ne cache pas que baigner dans cette culture depuis 14 ans n'a fait qu'accroître mon intérêt pour son peuple. C'est avec plaisir que je suis là et non sous la contrainte."

Je lui rends son sourire tentant de rivaliser avec sa beauté. La sublime créature est aussi impressionnante que sa voix est douce. Je contemple ses apparats et m'interroge sur leur utilité. Tant de perles et de bijoux sont futiles sur une femme d'une telle prestance. Les fines étoffes la recouvrant me laissent tout le loisir de deviner ses formes harmonieuses et sensuelles. Le voile recouvrant partiellement son visage n'estompe en rien sa splendeur, bien au contraire, mon imagination m'emporte et dessine les lèvres les plus délectables à embrasser. Au moins, même si la leçon est un échec, je pourrais au moins me régaler de la compagnie.

"Peut être n'avez-vous pas souvent l'occasion d'être en présence de quelqu'un comme moi, j'entends par cela que je doute que beaucoup de Wyyn fréquente votre temple. Mon libérateur m'en a déjà souvent parlé et fait miroiter la magnificence de votre culte."

Très joueur, j'essaye par tous les moyens de déployer tout mon charme en présence d'une femme aussi grandiose. Ne vous détrompez pas, je ne cherche nullement à l'attirer dans mon lit mais je ne résiste pas à l'envie de moi aussi resplendir. Heureusement, j'avais eu la décence de choisir avec soin ma tenue : une chemise de lin, légère et blanche, un pantalon de coton noir, simple mais le tout forment un irrésistible mélange entre raffinement et nonchalance. Ma peau, plus blanche que jamais, laisse éclater le bleu iridescent de mes yeux. Mes lèvres finement dessinées et rosées esquissent le sourire le plus séduisant. Je ne doute jamais de ma beauté et aime jouer de cet atout quand bon me semble. Effectivement, de nature plutôt asociale, mon charisme m'aide à mieux maîtriser mon environnement, chose la plus importante à mes yeux. Je rayonne à l'idée de jouer avec elle-même si pour sa part, elle en sera potentiellement inconsciente. Me levant avec grâce, je lui demande :

"Souhaiteriez-vous que j'aille nous chercher de quoi grignoter et nous abreuver ?"

A peine ai-je proposé cela que ma mère apparaît furtivement et dépose un petit plateau sur lequel est posé une carafe de thé glacé et des petits biscuits chocolatés. Je hausse les sourcils surpris.

"Faite comme-ci je n'étais pas là. Je t'amène ce que ton père vient de préparer."

"Merci maman"

Elle sourit et sort de la pièce.

"Eh bien, voilà chose faite."

Je ris avec élégance avant de reporter mon attention sur la demoiselle. Cette fois, c'est moi qui suis debout et elle assise, elle paraît si délicate et si forte. J'attrape quelques livres et les présente à mon invitée avant de regagner le confort de mon siège.

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Dim 6 Aoû - 12:11

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Il l’invite à s’asseoir et la prêtresse n’hésite pas, sa tunique accompagna souplement ses gestes. Elle était ravie de voir que le jeune homme semblait désormais bien éveiller, O’chas quant à lui, s’allongea souplement aux pieds de sa maîtresse, comme si l’endroit lui appartenait. La panthère prenait une place conséquente, semblant se moquer totalement de gêner – ou non, le passage. Chose qui la faisait toujours sourire. C’était décidément un gros chat qui n’en faisait qu’à sa tête. « Bien. » Elle sourit, ravie de voir qu’il ne vient pas ici poings et pieds liés, ou « forcé » par l’amour qu’il porte à son père. De ce fait, l’enseignement sera réellement utile et pertinent, puisqu’il le fera de lui-même, pour lui-même et pour personne d’autre. Elle n’aurait pas voulu perdre inutilement son temps, d’autant plus quand il s’agissait d’un sujet qui lui tenait particulièrement à cœur et qui, aujourd’hui, modelait tout sa vie.

Elle sent le regard du jeune homme sur sa personne, mais ne s’en outre point, ses pupilles venant inspecter le jeune homme. Il semblait habitué à travailler et dégageait un certain charisme, pour un wyyn. Evidemment, elle n’était pas surprise de travailler avec un wyyn, bien qu’elle la première n’aurait jamais été nagée dans les eaux violettes de leur royaume, mais ils n’étaient pas des ennemis héréditaires, ce qui aurait bien sûr modifié sa façon de voir les choses. « Il est vrai que peu de Wyyn choisissent notre Culte, ce qui s’entend, évidemment. » elle n’allait pas non plus vénérer les dieux Wyyn, du fait de leur vie et mœurs différents. C’était pour elle évident qu’on se rapprochait d’une culture qui nous correspondait, mais les mœurs de la Capitale étaient bien différents. Chacun grandissait dans la diversité et la tolérance, d’autant plus ce jeune homme, élevé par deux races différentes. Il était la preuve même de la vie voulue par le Pacte et de ce fait, elle n’était pas tant surprise que ça de voir qu’il pouvait s’intéresser à la culture de son père et non pas forcément – de manière unique – à la culture de sa race. D’ailleurs, elle se doutait que la notion même de race devait être assez abstraite à ses yeux.
Au compliment sur son culte, O’yana ne peut empêcher un léger rire venir étirer ses lèvres et creuser quelques ridules au coin de ses yeux. « Magnificence ? Ca je ne sais pas, je sais juste qu’il fonde ma vie. Chacun se fait son propre avis à ce sujet après. » C’était un fait, elle ne forçait personne à aimer sa culture, comme elle ne se forçait pas à aimer la culture d’autrui. Chacun trouvait le bonheur à sa propre porte. « Avec plaisir. » Répondit la jeune femme à sa demande, mais à peine s’était-il levé, que sa mère apporta de quoi les sustenter. « Merci. » Répondit poliment la jeune femme, en se permettant de poser son regard sur les ailes – divines, qui s’élevaient dans le dos de la mère. Elle était très contente de voir la mixité sous un toit, mais elle ne s’y habituait toujours pas. Evidemment, a Ceti c’était quelque chose de courant, mais élevée en Octantis, elle n’avait jamais vraiment baigné dans cette culture, elle était devenue la sienne quand – des années plus tôt – elle avait choisi de travailler à Ceti. Chose qui, évidemment, n’était pas un choix aisé. Après, elle ne jugeait pas, elle estimait que chacun faisait ses propres choix et que le bonheur ne dépendait pas de la race qu’on possédait. Chacun pouvait se construire sa propre vie selon ses propres désirs, qu’importe le sang qui coulait dans ses veines. Il pose ur la table quelques livres, que la prêtresse prend délicatement. « Je vois que vous vous êtes déjà renseigné. » Elle sourit, tournant quelques pages avec respect. « C’est de bonnes lectures. » C’était toujours ça de prit, elle n’avait pas forcément grand-chose à lui recommander, si ce n’est de s’ouvrir à toutes les possibilités. La Déesse de l’Océan n’était pas forcément la Déesse la plus aisée à comprendre, une réalité qu’il fallait accepter. « Au fait, je me prénomme O’yana. » Débuta la jeune femme, avant d’enchaîner. « Avez-vous des questions particulières ? » Après tout, ça serait peut être plus simple de commencer par là.


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Lun 7 Aoû - 14:23

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La belle rit, elle semble si pure, si sincère, si innocente. Le voile qui dissimule ses lèvres ondule avec légèreté lorsqu'elle parle et m'envoute. Elle rayonne et fait paraître tout plus vertueux autour d'elle. Même moi je me sens d'humeur à sauver des princesses et le monde, aider la veuve et l'orphelin ou plus simplement courir dans les prairies au milieu des fleurs des champs. Me connaissant, la prairie serait sans doute le plus probable... Je délaisse ma rêverie pour reprendre contact avec la réalité.

"Danak, Madame."

J'incline révérencieusement ma tête pour la saluer. Aurais-je oublié mes bonnes manières ? Je reporte mon regard sur les livres et leurs couvertures aux couleurs passées. Certains livres de mon père pourraient faire rêver les plus fervents collectionneurs par leur rareté et les sujets qu'ils abordent. J'effleure leur couverture miteuse mais imprégnée de savoir. Chez mon maître, les seuls livres que j'étais autorisé à toucher étaient ceux que mon tortionnaire voulait que je lui lise, unique raison pour laquelle j'avais eu le droit à une éducation, certes minimale, mais où j'appris à lire parfaitement. Il disait que le son de ma voix le détendait. Rien que de repenser à ces têtes à têtes, je frémis de dégoût. Chassant de mon esprit ce souvenir douloureux, je reporte mon intérêt sur la prêtresse.

"C'est mon père qui m'a conseillé ces lectures pour commencer mon instruction. Cependant, j'avoue être totalement dépourvu de sens religieux. Si mes questions vous semblent impertinentes ou offensantes, n'hésitez pas à me le dire je ne suis juste pas très versé en croyance et je m'en excuse au préalable."

Depuis mon assise, je saisi la carafe et nous verse chacun un verre de thé glacé, je tends le sien à la belle Seseli et commence à siroter le mien en réfléchissant aux aspects de sa culture qui ont attiré mon attention lors de mes lectures. Je porte le breuvage aux fruits rouge à mes lèvres et me délectent de la sensation fraîche qu'elle me procure.

"Pourrait-on commencer simplement avec son histoire… j'assimile mal la nature profonde de cette femme que vous vénérez. J'aimerais aussi comprendre si la place de la femme dans la société Seselienne a un rapport avec elle. Après je ne peux pas m'empêcher de comparer votre culture qui place les femmes en avant avec celle Newid et pour autant c'est un Dieu qu'ils vénèrent …."

Je me surprends, les questions se bousculent dans ma tête et je ne m'imaginais pas me sentir autant à l'aise avec elle, sans doute sa douceur n'y est pas pour rien. La divine créature me berce de ses explications et j'écoute. Sa passion est communicative et je bois chacune de ses paroles. Paradoxalement, je me sens l'envie de me cliver, comme toujours, l'asociale en moi tolère difficilement d'être en présence d'un être qui me domine, ici par sa culture, et de sentir que je ne maîtrise pas totalement mon environnement. J'enfoui ce sentiment et espère qu'il restera terrer jusqu'à la fin de notre entretien. Dans ces situations, je me concentre sur ma respiration pour retrouver mon calme.  Pour dissiper ce malaise passager, je détourne les yeux.

Mon regard se pose sur le félin qui s'étale à nos pieds. J'hausse un sourcil surpris par sa nonchalance et son dédain. La prêtresse se déplaçait-elle toujours en compagnie de son animal ? Prudemment, j'avance ma main près de son museau et m'arrête à une certaine distance pour lui laisser le temps de sentir mon odeur. Qu'il soit Newid ou véritable animal, j'avais lu qu'ils reniflent leur environnement pour  se familiariser et aviser de leur conduite.

"Il est sublime, je doute qu'il vous vient d'Octantis, les chats ne doivent pas être très à l'aise au milieu de toute cette eau !"

Je vide la coupelle des petits gâteaux et y verse un peu d'eau pour mon invité à quatre pattes. Je pose la soucoupe devant lui, désolé de ne pas avoir pensé plus tôt à lui proposer à boire.

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Jeu 10 Aoû - 17:35

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Danak. Le nom sonne à ses oreilles et ne lui semble pas familier. Elle tâche donc de le noter dans un coin de son esprit, se doutant que l’oublier ne serait peut être pas une bonne idée. « Ce sont en effet de bons ouvrages lorsqu’on commence à s’intéresser à la Déesse. » confirme la jeune femme, appréciant de voir qu’il avait eu une once de curiosité avant de la rencontrer. « Je ne m’en offusquerai pas, ne vous en faites pas. » Sans doute qu’il ne serait pas l’homme le plus indélicat qu’elle eut rencontré, de part déjà sa présente excuse. Elle savait parfaitement que peu de citadins avaient un sens religieux, il fallait pour ça déjà s’intéresser à la religion, puis ensuite développer une véritable croyance. Parfois, c’était difficile, voire même infaisable pour certains. Tous n’étaient pas fait pour diffuser les enseignements de la Déesse et elle l’acceptait pleinement. Chacun avait sa voie. « Merci. » Une fois qu’il lui eut tendu le verre de thé glacé. Elle y trempe ses lèvres et avale une gorgée du breuvage, après avoir glissé l’ustensile sous son voile. « Hm… Je crains que vous vous méprenez. » Léger sourire sur le coin des lèvres, elle poursuit.  « Pour commencer, les Newid sont un peuple ayant choisi de mettre en avant un sexe par rapport à l’autre, en l’occurrence, la femme. » Son ton est doux, posé, chantant. « Chez nous, les sexes sont complémentaires. Que ce soit pour la reproduction, ou pour la vie quotidienne. Nous savons parfaitement que certaines actions ne pourront pas être faits par une femme ou pour un homme et il n’en découle aucun jugement. Notre société n’est ni matriarcale, ni patriarcale, nous sommes – sans doute – la société la plus équitable de ce côté là. » Léger rire qui s’échappe de ses lèvres, une once de fierté venant ponctuer ses dires. « Nous ne jugeons pas la capacité ou l’intellect d’une personne à son sexe, mais à ses actions pour réaliser ce qu’il à faire. Ainsi, à la différence des Newid qui mettent toujours une femme en avant, délaissant les hommes, nous n’avons aucune préférence de sexe. Nous mettons en avant celui qui mérite de l’être. » Et c’était une valeur qu’elle trouvait très noble, magnifique. « Concernant le sexe de la divinité, je ne pense pas qu’il y ait un quelconque rapport avec le fonctionnement de la société. Chez nous, en tout cas, il n’y en a pas. » Etant donné qu’ils vénéraient une femme, mais choisissaient l’équité des sexes. « Il faut comprendre que nous vénérons Naoidhean car elle est l’enfant qui a donné les seselis. » elle laisse un instant le silence s’installer entre eux, avant de poursuivre. « Fruit donné par l’océan et par les âmes qu’il abrite, Naoidhean est née de l’eau elle-même, en ayant la capacité de donner la vie et de transmettre des enseignements. C’est la figure de la Vie et de la Maternité, qui peut autant être Douce que Terrible, selon la nécessité. C’est ça que nous vénérons, mais ça ne veut pas dire qu’un homme soit dénué de sens maternel, ça veut juste dire qu’elle est née avec le corps permettant de donner la vie, celui de la femme. » Là encore les seselis avaient décidé de ne pas mettre en avant un sexe, sous prétexte qu’il avait des capacités que l’autre n’avait pas. « Il s’agit de capacités morphologiques et anatomiques qui ont été définies bien avant notre naissance, nous ne pouvons donc pas réduire un individu au sexe qu’il possède et qu’il n’a pas choisi. » C’était pour elle une évidence même. Ses yeux océans se posent sur le jeune homme. « Concernant l’histoire de Naoidhean, on raconte qu’elle était l’une des premières à être venues sur la terre. » Sa voix, de compteuse, envoûte la pièce alors qu’elle compte l’histoire qu’on lui a apprise à maintes reprises. « Elle est venue alors que le ciel frappait les eaux de l’océan, un orage éclatant en plein milieu d’un univers calme et dénué d’humanoïdes. L’eau se serait alors agitée, révoltée contre ce contact qu’elle n’aurait pas demandé. La brume se serait alors levée et, de l’agitation de la mer serait née notre Déesse. » Une pensée à cette dernière s’envola, alors que la jeune femme continuait. « Des siècles plus tard, alors que son corps prenait forme et lui donnait la capacité de donner naissance, par elle-même. On raconte qu’elle a les deux organes reproducteurs, lui permettant ainsi de donner naissance. » C’était assez flou, même dans les livres qui comptaient les histoires et légendes de la Déesse, cette dernière ne semblant pas vouloir détailler cette partie de son corps. « Elle a donné naissance au premier seseli dans l’océan et son baiser lui a donné une nageoire, elle fit de même pour le second, qui devinrent alors les parents fondateurs de notre race. » Ca pouvait paraître très étrange, elle le savait parfaitement, mais ce n’était pas un fait qui la dérangeait.

Le jeune homme s’intéressa alors à O’chas, l’animal à ses côtés, un vrai pacha qui s’était étalé de tout son long. « Merci. Il s’est perdu dans la ville et je l’ai accueilli après qu’il se soit présenté au temple de la Déesse. » Il était alors devenu un véritable compagnon de vie. Elle laissa un rire cristallin s’échapper de ses lèvres. « En effet, il n’appréciait pas vraiment de venir dans ma maison les premiers temps, puis après il s’y ai fait. » Tellement fait qu’il lui arrivait de jouer avec elle, alors qu’elle remontait à la surface de la porte aquatique de sa demeure.


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Dim 13 Aoû - 22:09

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J'écoute avec respect les dires de la jeune femme. Son discours est pertinent, structuré, je sens sa passion, sou dévouement et aussi sa douceur à travers chaque tournure de phrases. Plus encore, je suis impressionnée par sa capacité à me donner encore plus envie d'en apprendre. Malgré sa croyance, elle reste humble, terre à terre et une incroyable pédagogue. Au gré de son explication, le visage de la prêtresse s'anime et retranscrit ses émotions donnant vie à chacun de ses mots.

Je me laisse tomber en arrière, me reposant sur mes coudes qui s'enfoncent allégrement dans le moelleux de mon coussin et ma tête bascule en arrière. J'ai tendance à prendre une attitude nonchalante mais contre mon gré mais n'est pas cela qui fait tout mon charme ? Mes doigts pianotent sur ma cuisse pendant que le fils de mes pensées se détache, une petite ride apparait sur mon front et le bleu de mes yeux fixent aveuglément un point devant moi avec obstination. Inconsciemment, mes réflexions deviennent des mots, des phrases et bientôt ma propre théorie sur la question.

"C'est une façon de penser que j'apprécie grandement, être juger pour la valeur de nos actions, chacun à notre échelle … surtout quand on vient d'en bas. On garde un espoir d'un jour avoir notre petit impact sur l'histoire. J'aime mieux penser que chaque action remis dans son contexte prend toute son importance."

Mon seul problème avec la religion, ce sont les lacunes qu'elles comportent, à combler avec la croyance personnelle, mais étant doté d'aucune, les lacunes restent des lacunes. Vide et froide face au pragmatisme qui dicte ma vie. Au final, la seule personne en laquelle je crois c'est moi-même, je suis ma source sûre, fidèle à moi-même. Je balaye de la main mes pensées et la laisse finir sa course dans mes cheveux pour me concentrer à nouveau sur les explications de la prêtresse. Elle semble passionnée, elle est transportée par son récit et son amour pour la divinité. Je suis impressionnée qu'on puisse porter autant d'intérêt a des faits qui ne seront jamais prouver. La magie a beau être puissante, comment une femme peut elle faire naître des gens d'un baiser? Et même si cela est vraie, alors elle ne devait être rien de plus qu'une puissante sor'cière. C'est évident. Je n'ai que partiellement baigné dans le culte d'Ilyr, mon Maître étant un fervent croyant lorsque la religion lui permettait d'organiser des grandes fêtes où il pouvait se pavaner. Mais peut importe le dieu, peut importe la race, tous les cultes me font tiquer.

"Mmh, je comprends. Est-ce qu'à Ceti, la vision du culte diffère de celle d'Octantis ? La ville peut dénaturer bien des choses, je me demande si les cultes sont atteints aussi."

Sans doute, mon expérience personnelle de la ville sur ma propre existence ne me permet pas d'être objectif. Je ne retiens pas un début d'énervement pointé. Je porte bien mon titre de lunatique, mes sentiments ne demandent jamais vraiment mon avis et se contentent de pointer le bout de leur nez et de me faire virer : le moindre sujets où je me sens investis, un regard de travers, un sourire bienveillant. Je suis une véritable éponge. C'est aussi mon grand damne mais qu'y puis-je ? J'aime m'emporter. Je jette un œil sur le félin qui ne souhaite pas prendre part à notre discussion,  c'est limite s'il s'est déjà assoupi. Sa vision me détend, il ne faut pas que je m'emporte, je soupire et ferme les yeux quelques secondes.

"Vous faites tout de même un sacré duo …."

- il fut décidé que la paix l'emporterait -


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Il tombe en arrière, reposant sur ses coudes qui s’enfoncent dans le moelleux de mon coussin et sa tête bascule en arrière. Il a une attitude nonchalante, ses doigts pianotant sur sa cuisse et ses yeux se fixant dans un point qu’O’yana ne visualise pas. « C’est tout à fait ça. Si vous prouvez que vous en êtes capables, on se moque du nom que vous portez ou du sang qui coule dans vos veines. Ce n’est pas ça qui nous intéresse, bien au contraire. » Elle haussa les épaules. « Je ne comprends pas trop l’idée de juger quelqu’un sur des caractéristiques dont il n’est pas responsable, que ce soit par sa naissance ou par un accident. » En réalité, elle trouvait ça même très effroyable et décevant. Pourquoi un être féminin ou masculin devait être jugé comme inférieur, alors qu’il n’avait rien demandé ? Il n’y pouvait absolument rien. Encore, être jugé inférieur parce qu’on a démontré l’être, ce n’est qu’un juste retour des choses et ça, elle l’entendait parfaitement. En fait, c’était la seule chose qu’elle entendait en réalité, le reste, ça n’était pour elle que des élucubrations dénuées de sens.

A la question du jeune homme, elle hoche la tête. « Plus ou moins. » Un sourire vint fleurir sur son visage, alors qu’elle se lance dans des explications. « Déjà, il y a beaucoup moins d’eau ici qu’à Octantis. » Elle éclate d’un rire léger. « De ce fait, c’est plus difficile pour nous de réaliser les rituels et célébrations liées à notre Culte. Par exemple, la Célébration de la Nuit de la Naissance par exemple. C’est très difficile à réaliser. Nous sommes censées tous prendre forme seseli dans le plus grand bassin d’eau, illuminant les bas-fonds le plus possible. » Elle soupira à la mention de cette célébration, sans doute l’une des plus belles qu’elle avait eu l’occasion de voir en Octantis. « Ici c’est beaucoup moins impressionnant, d’autant plus que nous sommes peu nombreux. En Octantis, toutes les îles mettent en place les lampions qui illuminent les bas-fonds et la nuit resplendit d’en-dessous, c’est fantastique à voir. A Ceti c’est quelques bassins du quartier Sinien, tout au plus. » Elle haussa les épaules. « C’est normal d’un autre côté. On ne peut pas favoriser les cultes dans une ville qui se veut multiculturelle. Donc on laisse une petite place à chacun, en espérant que tous se fassent à la place qui leur est offerte. Nous acceptons la situation et faisons le maximum avec les moyens donnés. » Et a vrai dire, ils ne s’en plaignaient pas.

Un nouveau rire franchit la barrière de ses lèvres. « Vous avez totalement raison. » Elle avait de bons souvenirs à propos d’O’chas et de toutes ses frasques. « Vous n’imaginez même pas la tête de la Grande Prêtresse quand il a voulu jouer avec les poissons qui se baignaient dans l’un des bassins du Temple. J’ai bien cru qu’on allait la perdre ce jour là ! » Elle éclata d’un rire frais, léger, se perdant dans le Bureau. « Il fait partie de moi désormais, je ne me vois plus sans lui à mes côtés. Assez étrange, d’autant plus que nous n’avons pas beaucoup de liens avec les animaux de notre peuple en Octantis. » A vrai dire, elle n’avait pas vu de seseli se lier de la sorte à ceti non plus.


Cachés dans les profondeurs de l'océan, on entend les murmures de la déesse. Seront-ils assez courageux pour la retrouver ? Qu'importe la noirceur entourant sa cachette ? Trouveront-ils la lumière, même au plus profond de l'obscurité ? — .
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"J'aimerais beaucoup assister à l'un de ces rituels ou célébrations…  malheureusement je ne veux pas non plus faire mon voyeur, cela serait impoli. Et je ne suis définitivement pas un grand amateur de rassemblement."

Je secoue la tête en signe de négation, plus pour moi-même. De toutes façons, me mêler à une telle foule… quoique je le fais bien pour aller cavaler lors des soirées mondaines mais bon, je ne vais pas aller séduire un Seseli pendant leur fête, je risquerai bien de me faire lyncher… par mon Libérateur aussi d'ailleurs… Je souris en imaginant la tête qu'il ferait. Quelle tête ne dois-je pas faire alors que je reste ainsi perdu dans mes pensées ? Elle revient sur son compagnon.

"Dun côté, à Ceti, avec tous les Newid qui rôdent, je n'oserai trop devenir amical avec un animal au hasard sans être sûr qu'il ne se transformera pas l'instant suivant en humain."

Alors que beaucoup considèrent les Newid comme une race sympathique, j'ai tendance à plus m'en méfier. Je n'apprécierai pas être pris en traître par un animal sans savoir auparavant qui il est réellement auparavant. Ma nature suspicieuse reste cela dit étendue à tous les peuples sans discernement. Finalement, je pars toujours du principe que je ne vais pas aimer quelqu'un, c'est plus simple. Et c'est souvent le cas. Je repense à ce qu'elle vient de me dire sur le jugement des autres. Je m'en détache. Je juge réellement les gens en refusant catégoriquement de me dire que je ne vais pas les apprécier ou au contraire j'atteins juste un paroxysme où plutôt que de laisse mes préjugés l'emporter, je préfère partir défaitiste. On peut dire ce que l'on veut, tout le monde juge, même inconsciemment. Mes yeux se portent sur la jeune femme. Et elle, que pense-t'elle de moi? J'ignore toujours si mon père lui a parlé de mon passé, pas que nous nous en cachions. Bien au contraire, il est très fier de moi et de ce qu'il a su accomplir avec moi malgré les troubles que j'ai rencontré. Même si l'ombre de mon Maître plane toujours, j'ignore s'il serait capable d'essayer de me retrouver après toutes ces années. Je soupire. Cette discussion commence à m'entraîner loin dans mes souvenirs et dans mes doutes et je n'aime pas l'engourdissement de mal être que cela génère dans chaque parcelle de mon corps. Je secoue mes épaules et change de position comme pour m'en débarrasser et finis par me faire craquer les jointures des doigts. Finalement, le fond de colère revient très vite à la charge et c'est difficilement que je la dissimule. Je finis par lâcher le fond de ma pensée.

"De toute façon, qu'on le veuille ou non, nous jugeons. Nous sommes faits de préjugés, le plus important reste d'être conscient de ceux-ci et de se rendre compte quand nous ne sommes pas objectifs."

Mon intonation est sèche et froide. La belle n'y est pour rien, mais mes émotions sont têtues et je ne me contrôle pas vraiment ces derniers temps, très irritable. C'est gratuit, je n'ai juste pas envie de me réprimer. J'essaye toutefois de reprendre un ton moins agressif. Je ne souhaite pas altérer nos relations d'autant plus que cela serait impardonnable aux yeux de mon père.

"Excusez-moi. Ce n'est pas contre vous."

Ne voulant pas faire planer un silence de gêne, je poursuis :

"Pourquoi avez-vous quitté Octantis si le culte y est plus merveilleux là-bas ?"

Je regarde la jeune femme et espère ne pas avoir trop manqué de respect avec mon irritation si soudaine.

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Mar 29 Aoû - 19:07

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Elle penche la tête sur le côté, un léger sourire dessiné sur ses lèvres. « Je suis ravie de l’intérêt que vous portez à notre culte et si jamais nous réalisons un rituel public, je serais heureuse de vous y croisez. » Les rassemblements étant réservés aux fidèles, il était très rare de croiser des races autres que les seselis ou des non croyants dans les temples. D’autant plus quand il s’agissait de rites sous-marins, réservés donc aux personnes en capacité d’y accéder. Eclatant d’un sourire léger, la jeune femme trouve drôle l’idée qu’on préfère se méfier d’un animal, sous prétexte qu’en réalité il pourrait être humain. « Vous savez, ce n’est pas parce qu’il peut être humain la minute d’après qu’on ne peut pas être proche de lui. » Haussant les épaules, elle trouvait ça naturel d’offrir un peu de bonté et de gentillesse aux personnes qui l’entourait, animales ou non. « Et puis, je doute fortement qu’O’chas soit un humain. » Cette dernière était même persuadée qu’il était totalement animal. « Vu son comportement et vu le temps qu’il est à mes côtés, un humain se serait très certainement lassé. Il aurait même, probablement, déjà révélé son identité. » De toute façon, ça lui importait peu. Très peu. « Bien sûr, le jugement est presque instinctif dans une société. Ce n’est pas pour autant qu’il faut s’y laisser avoir. » Elle n’allait pas, en tant que croyante, lui apprendre à céder à ses pulsions et péchés, mais plutôt à s’en détacher. Quoiqu’il en dise dans tous les cas. Elle joua un instant avec le voile sur ses lèvres, avant de prendre une nouvelle gorgée de thé. Il était délicieux, elle préférait donc le boire lentement, pour en profiter le plus longtemps. Les émotions du jeune homme ont pris le dessus, le temps de prononcer, d’un ton froid et sec, ses propos. Elle ne lui en tient pas rigueur et, sans chercher à en savoir plus, ne pipe mot. Qu’il pense, dise ou ressente ce qu’il veut, elle était là pour répondre à des questions, non pas pour se mêler d’une vie qui ne lui appartenait pas. S’il souhaitait se convertir, alors elle se ferait un plaisir de lui donner soutien, aide et conseils. De toute façon, c’était là son rôle de prêtresse. « Aucun problème. Nos émotions peuvent être assez fluctuantes. » L’océan dont sa race venait avait également ses humeurs et, tout bon seseli savait quand nager et quand éviter de faire trempette. L’eau était incontrôlable, fourbe et recelait beaucoup de secrets, de mystères et de dangers. Intarissable, incompréhensible, le moindre remous pouvait se montrer périlleux. A cela, les émotions étaient très similaires. C’était donc tout naturellement qu’elle apprenait à nager en eaux troubles à force de fréquenter diverses races et divers caractères.

Réfléchissant un instant, la jeune femme boit une nouvelle gorgée, avant de prendre le temps de répondre. « Je ne l’ai pas quitté à cause du culte, en vérité je l’ai quitté Pour le Culte. » Elle esquisse un léger sourire, posant ses yeux sur le jeune homme. « C’est très facile pour les seselis de pratiquer notre religion au sein d’Octantis. Tout est à portée de main, quitter la déesse est presque difficile chez nous. » Un sourire nostalgique étira ses lèvres. C’était de beaux souvenirs qui lui restait de sa contrée natale, elle ne regrettait pour autant pas d’être partie. « Je suis venue ici pour aider les seselis qui devaient, ou qui choisissaient de partir, de pouvoir conserver leur culte et une culture commune, dans un endroit dénué de culture. Qu’ils aient un point de repère et qu’ils puissent continuer à mener la vie qu’ils menaient, sans trop de dépaysement. » Elle était venue aider, venue rappeler la présence de la Déesse, même au sein d’une Capitale non seseli. Parce que Naoidhean, jamais, ne les quittait.


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Jeu 7 Sep - 0:21

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Son trop-plein d'amour pour son culte vient à m'en écœurer, sans doute ma mauvaise humeur passagère qui m'enveloppe et engourdit toute possibilité d'une quelconque empathie. Bien que, je ne puisse pas vraiment dire que j'en sois réellement doué, même en temps normal. Je ne réprime pas une légère grimace. Heureusement, son rire cristallin calme les flux tumultueux de colère, alimentés par mon lunatisme légendaire. Je caresse machinalement les fines cicatrices qui se dessinent sur mes lèvres pour me détendre. Je ne sais que répondre concernant ses propos  sur les Newid. Définitivement, le fait d'être humain s'impose comme une clause excluant le rapprochement, en tant normal, bien que l'exception qui confirme la règle soit d'actualité. On ne peut pas dire que j'ai grandi dans un environnement où l'on puisse faire confiance aux autres. Même entre esclaves, c'était marche ou crève. On n'avait pas le luxe de s'aider entre nous, mon statut de préféré n'ayant pas aidé, j'étais exclu d'office des complots avec les autres de mon rang. Tout en pensant à mon passé, je me demande quel genre de vie elle mène en dehors de son rôle de prêtresse. Je n'arrive pas à saisir si elle a vécu des grands malheurs dans son existence pour pouvoir avoir autant envie d'aider les gens qui traversent la même chose. Ou au contraire, le fait de n'en avoir jamais vécu lui donne l'envie d'adoucir celle des autres qui galèrent quotidiennement. Je jette un regard suspicieux à l'énorme félin. Il dort paisiblement aux pieds de sa maîtresse. Insouciant.

"Vous placez votre bonté et votre confiance en beaucoup de concepts que je crains, la religion, les gens."

Je hausse les épaules en signe de résolution. Ce n'est pas comme si j'allais changer d'avis aujourd'hui.

"Oui, je sais pertinemment que de la peur peut naître des comportements absurdes, mais j'en ai besoin maintenant. Je ne pense pas que ma vie me permette autre chose."

Je lève les yeux au ciel, j'ignore comment elle va me répondre, mais je redoute ce qu'elle peut dire. La force de ses paroles remet en question mon chemin de vie, ce que je n'aime pas. Ma routine me protège. Il me faut toutefois être prudent sur l'attitude que j'adopte avec la jeune femme. Cela-dit, elle reste très ouverte même à mes critiques et mon comportement plutôt chatouilleux. Je soupire. Mon père m'a parlé de la colère de Naoidhean. Je suppose que de ce fait, leur culture leur enseigne à tolérer que nos humeurs peuvent être changeantes. Mais si elle avait idée de la tempête qui se déchaîne constamment en moi. Je ne maîtrise rien depuis mon plus jeune âge. Ce qui m'a valu de nombreuses réprimandes. Il n'y a finalement qu'envers les clients de la taverne que je me retiens, par dévotion pour mes parents et leur commerce. Mon respect pour eux est mon phare. La petite lumière qui calme mon tempérament sanguin et agressif.

"Si vous saviez, je me retiens, mais mon tempérament peut être terrible. Encore une fois, en aucun cas cela n'est dirigé contre vous, j'ai juste du mal à me contrôler, même si mon père a pris beaucoup de son temps pour que mon comportement - passe - en société."

Je le sais que je ne suis pas irréprochable. Je soupire et essaye de penser à un moyen de détourner la conversation pour ne pas nourrir ma mauvaise humeur.

" Pourriez-vous me décrire une journée-type d'un prêtresse de votre rang ? Juste pour me faire une idée de votre rôle dans votre culte, dans votre société en général ?"

Peut-être que si je me concentre sur des faits simples sans rentrer dans le côté ésotérique, ma bonne foi refera surface… Autant tout de suite me mettre à sa croyance que croire en ma bonne-foi. Hahaha.

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Dim 10 Sep - 20:14

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Alors qu’il reprend la parole, expliquant sa méfiance envers bien des domaines, c’est une bonté et une gentillesse infinies qui se dessinent sur le visage de la prêtresse. « Le passé et le vécu n’aident pas toujours à faire preuve de confiance envers les autres, ou envers des préceptes parfois très abstraits. » En soit, elle ne savait rien du jeune homme, rien du tout. Mais elle se doutait bien que sa méfiance et son manque de confiance n’étaient pas tombés du ciel. « Je n’ai pas eu un vécu très sombre, ni particulièrement difficile et je pense que ça me sert, autant que ça me dessert. D’un côté j’ai une empathie naturelle, non forcée, d’un autre, je ne comprends pas forcément tout ce que les autres endurent et je dois travailler sur moi pour ne pas faire preuve de remarques déplacées, ou d’incompréhension. » C’était un travail quotidien. L’ignorance de la souffrance pouvait, inconsciemment, lui faire minimiser les conséquences de cette dernière sur le quotidien de ceux qui en avaient souffert. Elle le savait et essayait de ne pas faire ces erreurs. En soit, c’était particulièrement compliquée, puisqu’il pouvait s’agir d’un schéma inconscient et qui, par définition, se voulait incontrôlable. Peut-être qu’avec le temps et la pratique elle viendrait à ne plus faire d’erreurs, mais elle en doutait fortement, n’étant qu’humaine après tout. « Peut-être que pour le moment vous ne voyez que cette solution. » Elle est douce, compréhensive, essaye de comprendre le raisonnement du jeune homme. « L’avenir vous permettra peut-être de voir les choses différemment. Que ce soit en bien, ou en mauvais. » Il ne pouvait pas rester coincé dans une philosophie de vie, sous couvert d’un passé tumultueux, dangereux, voire particulièrement nocif pour lui. Elle savait que c’était facile à dire, mais il pouvait aussi évoluer. Changer. Seul, ou à l’aide d’autres personnes. Tout n’était pas blanc ou noir, les nuances de gris qui constituaient leur existence étaient infinies et il y avait toujours – en tout cas elle le croyait – un moyen d’éclaircir des nuances peut être trop sombres.

Les paroles s’enchaînent et avec elles, une confession du jeune homme. Elle laisse un temps s’installer, un silence non stressant, non angoissé, non méfiant, juste un temps de silence pour encaisser les paroles qu’il a prononcé, pour réfléchir à ce qu’elle pourrait dire, ou faire. Un instant, elle pensa poser sa main sur celle du jeune homme, pour le rassurer. N’ayant aucune connaissance de son passé et de ses difficultés à gérer les contacts physiques, elle préféra éviter, ne souhaitant pas amplifier des humeurs qu’il ne connaissait pas. « Naoidhean et l’océan sont fluctuants. Changeants. » Elle eut un léger sourire. « Peut-être que vous êtes plus proches de la Déesse que vous ne l’imaginez. » Laissa-t-elle entendre, mystérieuse. « Ne vous excusez pas de ce que vous êtes. J’imagine que ça doit être assez compliqué, mais ce n’est pas votre faute. » Elle haussa les épaules, ce n’était qu’une évidence pour elle. « Peut-être que l’activité physique vous canaliserai ? Ou la méditation ? » Elle était plus sceptique sur la deuxième proposition, mais elle la proposa tout de même. De toute façon, elle n’y perdait rien, n’est-ce pas ? « Je peux essayer. » Répondit la jeune femme, souriante. Elle était ravie de voir qu’il s’intéressait à son culte. Evidemment, la méfiance pouvait être de mise, mais à quoi bon ? Au pire des cas, il rejetait les croyances qu’elle avait et la soirée s’écourtait. Au meilleur, il venait au Temple voir de quoi il en retournait réellement. Elle n’y perdait rien. D’autant plus qu’elle le faisait avec grand plaisir. « Ma journée commence généralement vers le coup des huit ou neuf heures, tout dépendant de mes obligations. Parfois ça commence plus tôt, si c’est un jour de fête ou de célébrations, mais ce n’est que quelques fois l’an. » Elle avale une gorgée de son thé et poursuit. « Ensuite, je fais mes ablutions, je nage pendant une heure ou deux et je me dirige vers le temple. » Il aurait été étrange qu’en tant que seseli, qui plus est prêtresse, elle ne partage pas la mer avec sa Divinité – les prêtresses ayant choisies la forme humaine étant (à sa connaissance) inexistantes. « Une fois aux temples, j’accueille les croyants si certains sont déjà là et j’écoute leurs confessions, ou leurs demandes s’il y en a. J’allume les cierges, range ce qui doit être rangé, puis je réalise les premières prières du matin au pied de la Statue centrale. » Elle sourit un instant, c’était un moment de calme et de sérénité. « Nous prenons notre repas ou bon nous semble, donc parfois je mange à l’extérieur, d’autres fois sur le lieu de notre Culte. » Une caresse sur O’chas et la voilà repartie. « L’après-midi, il y a généralement quelques cultes, je peux en réaliser certains, bien que certains incombent directement à la Grande-Prêtresse. En ce moment je forme une Apprentie et lui apprend donc tous les engrenages de notre profession et l’entraîne à écouter, à conseiller, à trouver dans les livres des solutions. En fin d’après-midi, nous nous baignons entre seselis et nous rejoignons les profondeurs des bassins de la ville, parfois même les lacs l’entourant. On réalise un ou deux rituels (tout dépendant du jour de la semaine) afin de se rapprocher de la Déesse. » Elle sourit, c’était un instant de complicité complet avec les fervents croyants qui se déplaçaient, un instant qu’elle appréciait énormément. « La fin de la journée se fait avec la lecture de nos écrits, la modification et la correction de certains. Nous répondons également au courrier et rentrons à la nuit tombée. Certains dorment au Temple, personnellement j’ai mon appartement dans le quartier seseli. » Son récit presque achevé, elle boit une nouvelle gorgée d’eau. « Il m’arrive parfois d’aller au domicile de certains pour des prières, des soins, des attentions particulières, ou simplement parce qu’ils ne peuvent pas se déplacer. Je peux également aller prêcher ou faire des courses pour les rituels. C’est assez variable. » La routine n’était pas si installée que ça, au final. « Je ne suis pas hautement placée dans notre Culte, mais ça me convient. » En tout cas, pour le moment.


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Lun 11 Sep - 1:30

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Je retiens mon envie de la saisir par les poignets et de lui montrer ma vraie nature. Cette petite chose si fragile, si innocente. Une envie de la briser me fait trembler les mains. Je serre les poings pour dissimuler le tumulte qui s'empare de moi. Si je me retiens d'une telle violence, je n'empêche pas un certain rictus se dessiner au coin de mes lèvres. Que peut-elle effectivement bien savoir d'une vie difficile ? Je ne préfère pas la regarder dans les yeux de peur qu'elle voit mon instant de folie passagère à travers mon regard, plus glacial que jamais et pourtant si brûlant d'une rage inconsidérée. Je baisse même la tête, presque gêné que mon corps laisse autant transparaître mes états d'âme. Elle m'achève en parlant de méditation. Je réprime un rire infernal et me mords la lèvre inférieure en contrepartie. Bientôt, un goût de sang m'envahit la bouche. Je le tète et l'aspire pour me détendre. Le liquide chaud au goût de fer me calme lentement, mais sûrement.  Elle entame sereinement son récit sur sa journée, ne se doutant pas de ce qui se trame à quelques centimètres d'elle. Heureusement, l'immense félin ramène un peu d'ordre dans mes esprits et, en me concentrant sur ma respiration, j'arrive à retrouver un certain apaisement. Finalement, elle arrive sans mal à me détailler sa journée parfaite. Après plusieurs minutes à l'avoir laissé parler sans l'interrompre, j'ose reprendre la parole.

"J'aimerais beaucoup suivre un de vos cours passivement que vous donnez à votre apprentie. Je suis curieux de voir comment le culte se transmet."

J'ai réussi à maîtriser ma voix et la laisser paraître assez neutre. Au pire, elle confondra mon accès de colère violent avec mon engouement pour son culte. Je ressens tout de même un besoin de revenir sur les paroles formulées par la jeune femme. Peut-être pour justifier mon attitude.

"Si je puis me permettre et revenir sur ce que vous m'avez dit précédemment. Que cela soit clair. J'aime être instable émotionnellement. C'est la société qui ne le tolère pas. Même si je refoule tout en mon for intérieur, je me sens vivant de pouvoir passer par tant d'émotions. Votre divinité me plaît de plus en plus si elle est capable de permettre à un être tel que moi d'être toléré."

Je lève enfin mon regard vers elle, toujours un peu fiévreux, mais définitivement libéré de l'accès de rage qui m'a soudainement frappé. Je prends un air très sérieux alors que je me remets à parler à la prêtresse.

"Je pense que définitivement, vous gagneriez à souffrir"

Je souris avant de continuer mes explications.

"Cela ne vous permettra pas de comprendre les autres, jamais on ne comprend l'autre même s'il vit la même situation, nous sommes tous différents. Juste histoire de vous comprendre mieux vous-même. Enfin, ce n'est que mon humble avis et uniquement forgé sur ma propre expérience."

Promis je serai sage. Je caresse songeur mes lèvres et les fines cicatrices qui les traversent. Ma lèvre inférieure et maintenant légèrement fendue par le coup de dent que je lui ai infligé quelques minutes plus tôt. Joueur je ne peux pas m'empêcher d'ajouter :

"Si cela vous intrigue sur ma méthode pour "canaliser" mon énergie, j'aime profiter des plaisirs charnels. Je ne dis pas que cela marche à chaque fois, mais cela me permets tout de même de me libérer de certaines pulsions autrement plus… compliquées à gérer."

Un sourire plus carnassier que ce que je ne l'aurais voulu se forme sur mon visage.

"Je suis désolé, mais votre trop grand calme me rend nerveux. C'est très perturbant d'autant plus que vous me décrivez sentimentalement proche de votre divinité. Je ne sais pas comment interpréter que vous êtes l'exact opposé."

Je me lève nerveusement et reprends le pichet de thé pour nous resservir. J'en profite pour me dégourdir et évacuer les dernières tensions qui persistent dans mes membres. J'avale d'une traite le nouveau verre que je viens de me servir pour me remettre les idées en place. Mon calme revient à la normale et j'apprécierai qu'il y reste.

"J'ai besoin de me dégourdir, que direz-vous de continuer la leçon en nous promenant dans le quartier. Il doit y avoir des symboles religieux que je n'ai sans doute jamais remarqué qui ornent le coin."



Je lui tends ma main pour l'aider à se relever.

- il fut décidé que la paix l'emporterait -


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Mer 20 Sep - 18:53

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L’ambiance change, devenant plus angoissante, plus étrange. Son humeur est apparemment modulable à l’infini, comme s’il était incapable de s’arrêter sur une humeur particulière. En soit, elle n’en est pas trop surprise, bien au contraire, m’enfin, elle n’allait pas non plus lui apprendre à se gérer. « Malheureusement, l’apprentissage de notre Religion est réservé aux apprenties et nous n’autorisons pas à ce qu’un inconnu, quel qu’il soit, puisse assister aux transmissions entre un maître et un apprenti. » Elle sourit. « C’est une relation particulière qui doit être protégée. Nous n’acceptons donc pas d’intervenant extérieur au Culte au sein de cette dernière. »

Elle le laisse parler, l’écoute. « Je ne vois pas pourquoi vous vous justifiez. » Un sourcil se hausse, surprise. Quel est l’intérêt de rappeler sa façon d’être, si ce n’est pour couvrir un certain mal être ? S’il en est fier, tant mieux, mais qu’il s’en vante n’est pas réellement intéressant. Enfin, elle n’en dit rien. D’autant plus quand il vient à parler d’être toléré ou non, ceci n’a rien à voir avec une quelconque instabilité mentale. Mais ça, il n’avait pas l’air de le comprendre. « Même en vivant une même situation, nos ressentis et nos interprétations sont différentes. Donc si je vous suis, nous ne comprendrons jamais nos interlocuteurs. » Elle soupire. « D’autant plus que j’ai ma part de vécu. La souffrance n’est pas la même pour tout le monde. Chacun à son seuil de tolérance et a sa propre vie. Ne mésestimez pas cette dernière. J’ai bien dit que je n’avais pas eu un vécu très sombre, ni particulièrement difficile, surtout comparé au votre. Ça ne veut pas dire que je n’ai rien vécu. » Son ton est plus froid, plus distant. Elle n’appréciait pas sa façon de dire les choses, comme si c’était une morale. Craignant de mal interprété les choses, elle s’abstint de tout commentaire. Son interlocuteur étant différent de biens d’autres, elle n’était pas sûre de le comprendre pleinement. « Non votre méthode ne m’intéresse pas, surtout quand vous avez un sourire aussi dérangeant sur le visage. » elle sourit, froide. La dague qu’elle a sous sa jupe n’est pas très loin et pourtant, elle ne fait aucun geste. Les rues sont dangereuses, même pour une prêtresse. « En soit, vous faites ce que vous voulez, mais si ça vous soulage… » Elle ne termine pas sa phrase, haussant les épaules comme simple conclusion. « Donc pour vous, les émotions et les sentiments sont la même chose ? Je vous prierai de ne pas faire d conclusions hâtives. » Petit sourire furtif. « J’ai une façon d’être. La déesse en a des milliers. Etre proche de quelqu’un, ou s’en sentir proche, ne veut pas dire que d’autres ne peuvent pas l’être, ou qu’on lui ressemble. » Elle soupire. Il n’est pas fait pour la Religion. Loin de là. « Bien au contraire, je n’aurai jamais eu la prétention de me croire semblable à Naoidhean. »

La jeune femme se lève à son tour après la proposition du jeune homme. « Avec plaisir. » Elle ouvre alors la marche, saluant au passage les tenanciers, dont le Père qu’elle croise régulièrement sur le temple de la ville. Par où commencer ? Le quartier était bien différent quand on avait les yeux d’une seseli, mais ça, il ne pouvait pas le comprendre. Alors elle commença par l’emmener vers des bassins sacrés, cachés parmi d’autres, dont les pierres étincelantes dans le fond, clamaient leur statut. « Vous voyez les pierres blanches, opalescentes ? » On aurait dit des étoiles tombées dans l’eau. « Ce sont des vœux de naissance. » Elles n’étaient pas nombreuses, mais certaines étaient ternies, brillant plus faiblement, quand d’autres étaient bien plus brillantes, plus récentes. « Ce sont les proches ou les parents, voir les deux, qui les offrent à la déesse. On lie une pierre à un enfant et son érosion représente sa vieillesse. » Il y avait donc des rumeurs, des légendes, des croyances, sur ce qu’impliquait l’érosion plus rapide d’une pierre par rapport à une autre, mais rien n’était écrit dans les écritures seseli à ce sujet.


Cachés dans les profondeurs de l'océan, on entend les murmures de la déesse. Seront-ils assez courageux pour la retrouver ? Qu'importe la noirceur entourant sa cachette ? Trouveront-ils la lumière, même au plus profond de l'obscurité ? — .
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Ven 29 Sep - 1:47

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Si mon sourire la dérange, grand bien lui fasse d'ignorer ce qui se trame dans ma tête. Je chasse ses pensées glauques de mon esprit. Je suis juste fatigué et me laisse emporter par mes émotions. Jamais une très bonne combinaison. Je secoue la tête en signe de négation pour moi-même cherchant à faire sortir de ma tête ses pensées grâce à mes à-coups. Non, non, elle ne comprend pas, je ne sais juste pas comment deux personnes aussi différentes pourraient se comprendre. Sa divinité semble éloignée d'elle, je ne parle pas de ressemblance, juste d'être proche, d'établir un lien avec quelqu'un qui ne nous ressemble pas justement. J'abandonne, je ne trouve pas les mots adéquats pour m'exprimer, c'est frustrant. Elle accepte ma proposition et se lève auprès de moi. Elle a bien raison, le quartier pouvait très bien être différent lorsqu'on à les yeux d'un Seseli, mais je n'ai les yeux de rien. Aucune culture à laquelle m'identifier. J'ai beau avoir été forcé un minimum d'apprendre sur ma culture Wyyn, mais rien ne m'a rattaché à ces pratiques que je suspecte déformé par mon Maître. Il n'est sans doute pas la meilleure référence pour connaître réellement le culte d'Ilyr. Je croise Abysse qui me jette un regard suspicieux. C'est lui qui se charge de mon éducation sociale. On peut dire qu'il a fait un travail colossal, mais il reste sur le qui-vive des qu'il s'agit de créer des liens avec des personnes qui ont un impact sur nos vies. Je sais qu'il a beaucoup de considération envers la jeune prêtresse, enfin en tout cas c'est ce qu'il laisse transparaître.

A peine sortie qu'une bourrasque de vent nous surprend. Cet air cinglant me ramène à la raison et fait taire une bonne fois la colère qui commençait à bouillonner. Je soupire, m'arrête quelques secondes pour en profiter et suis la jeune femme à travers les ruelles éclairées. Je m'agenouille devant le bassin, regardant les petites pierres illuminer le fond comme un ciel étoilé.


"C'est poétique et triste à la fois. Cela veut dire que les parents peuvent voir s'éroder précocement la pierre de leur enfant ?"  

Je regarde, hypnotisé par celles dont la lumière a déjà commencé à décliner. Cela signifie-t'il qu'ils sont en train de mourir. Je me demande si mon peuple possède des coutumes similaires concernant les enfants. Bien que cela ne risque pas de concerner des pierres au fond des bassins de Cephei, l'eau violette n'en laisserait pas passer la lumière de ce genre de pierres fluorescentes. J'effleure la surface de l'eau de mes longs doigts faisant se rider la superficie. Les ondes exercent à leur tour une fascination sur mon être. C'est presque un murmure qui s'échappe de mes lèvres involontairement lorsque je recommence à parler.


"Il n'existe pas quelque chose de similaires pour juste les êtres chers en général? …"  

Bien sûr, je pense à quelqu'un en particulier, je ne crois pas vraiment en ce genre de rituel, mais cela ne coûte rien d'essayer. Je me sens stupide vis-à-vis de mes convictions terre à terre. Toujours agenouillé, je me recroqueville pensif devant l'étendue d'eau, perdu dans mes pensées. La jeune femme me propose de passer à notre prochain objectif me tirant ainsi des méandres de mon esprit. Un peu brumeux, je tourne mon regard vers elle avant de me relever. Je n'ai peut-être aucune affinité religieuse, ni même simplement ésotérique, mais ce soir, je me sens prêt à douter si la jeune prêtresse m'emmène dans des endroits pareils. Je marche à ses côtés, sereinement.
J'ignore tout de l'opinion que se forge la jeune femme à mon propos. Peut-être devrais-je m'en soucier si je ne veux pas décevoir mon Libérateur. D'autant plus qu'il saura me le faire regretter.

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Sam 21 Oct - 19:09

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« Des fois ça arrive oui. » Elle haussa les épaules. « C’est assez triste, d’une certaine façon. D’une autre, nous disparaissons tous un jour ou l’autre. Nous préférons nous concentrer sur les instants présents. Ces pierres nous rappellent de toujours le faire. » Elle soupira. « On peut continuer à rester focaliser sur sa présence et sur son évolution, se demandant comment changer les choses, comment les rendre meilleures, ou comment les faire évoluer différemment. On peut choisir de s’inquiéter constamment, comme on peut décider de passer outre. De profiter du temps qu’il nous reste. Parce que c’est tout ce que nous avons avec nos proches. Du temps. » Parfois trop court, parfois trop long. Parfois mal utilisé. Elle savait très bien que Danak était sans doute resté sur ce qu’il disait plus tôt. Peut-être qu’il avait juste abandonné, dans l’espoir qu’elle ne revienne pas dessus. Peut-être. Peut-être pas. Elle avait bien envie de lui montrer que les seselis n’étaient pas si différents de la prêtresse et ce qu’il prenait pour de la différence, viscérale, n’était qu’une apparence. Elle avait envie de lui rappeler que sous n’importe quel court d’eau, se cache un bas-fond plus ou moins visible, plus ou moins profond, plus ou moins dangereux. Qu’on ne sait jamais ce qu’il se cache dans les abysses des bas-fonds. Qu’il ne sait pas ce qu’il se cache en elle. Bien loin des yeux avisés d’une Capitale, réservé aux yeux de sa déesse. Qu’ils ne comprennent pas comment deux êtres différents pouvaient être proches, c’était une chose. Mais qu’il n’accepte pas cette possibilité, en était une autre. Totalement différente.
Deux personnes différentes pouvaient venir à s’entendre, du fait de leur différence. D’autres ne pourraient jamais, justement du fait de ses différences. Tout était toujours possible. Tout le temps. Les possibilités étaient infinies dans leur monde et dans le prochain. C’était à lui de le voir. Mais s’il était asocial et si les relations sociales lui paraissaient compliquées, comment comprendre une relation qui ne prenait place dans aucune dimension ? Qui ne résonnait que dans certains cœurs ? Qui n’était visible que par certaines personnes ? C’était une conception difficilement abordable pour de nombreuses personnes, mais plus encore pour celles qui avaient des difficultés sociales. « Nous avons l’habitude de récolter des bijoux, des perles, des trésors dans les cours d’eau que nous fréquentons. On se les offre, on se les confie, on les lie par la magie. Parfois on s’échange des écailles. Parfois on fait des bijoux avec l’écaille d’un être cher. » Elle esquissa un léger sourire. « Lors des baptêmes, les deux parents fournissent une écaille et un trésor qu’ils veulent offrir à leur enfant. La déesse bénit le fruit de leur union et le jour où il le désirera, l’enfant pourra choisir de le porter et de le lier à sa propre magie. Ca renforce nos liens et nous donne une place dans une société plus vaste. Plus grande. Dans une société religieuse et magique. » Parce qu’ils avaient toujours liées les deux dimensions.

Finalement, elle hésite encore, jusqu’à le faire venir dans les profondeurs du quartier seselis. Sur leur chemin, les architectures diffèrent encore et encore. Les bâtiments propres à Ceti disparaissent du paysage et, avec le temps, les maisons se font rares. Des étendues d’eau, vastes, avec des ilots éclairés de toute part, prennent place dans le décor. Les quelques bâtiments visibles, composé de jis, matériau insensible à la chaleur, opaque, mais laissant passer la lumière, rappelle à tous la beauté d’un royaume bien loin de la Capitale. Trônant sur les petites iles, à la fois immergés et émergés, certains présentent sur leur façade des cristaux, des perles, des coquillages, des trésors en tout genre. Bien moins chargés que ceux de son royaume d’origine, la différence est flagrante. Brouillonne. Bien moins organisé que les bâtiments de la Capitale. Beaucoup plus fantaisistes. « Vous ne compreniez pas tout à l’heure ce que j’essayais de vous dire. Vous me trouvez très différente de la déesse et vous pensez que je ne vous comprends pas. » Elle haussa les épaules. « C’est votre droit. » elle se dirigea vers un plan d’eau, sombre. Suffisamment sombre pour qu’il soit impossible d’y distinguer le moindre poisson, ou d’imaginer qu’il puisse avoir un fond dans le court d’eau. « Je reviens. » Et sans rien dire de plus, la jeune femme se déshabilla, ses jambes, dans des craquements distincts d’os et dans des déchirements de tissus, se transformèrent en une magnifique nageoire noire (quelques écailles se veulent argentées, dans leur intégrité ou simplement sur leur pourtour), débutant à sa taille et se terminant par des flagelles argentés. Ses mains étaient désormais bien plus palmées qu’avant, des branchies s’ouvrirent sur les côtés de sa gorge et une troisième paupière vint protéger ses yeux, reconnaissable à sa membrane plus blanche. Sa poitrine, lâche, n’était vêtue que de deux coquillages sur ses tétons. Elle laissa tomber ses cheveux – devenus aussi sombres que sa nageoire, rangea rapidement ses vêtements sur le bas-côté et glissa dans l’étendue d’eau. « Envie de faire un petit plongeon ? » Demanda-t-elle à son invité du soir. Contrairement à ce que l’on aurait pu penser, sa mutation n’était en rien douloureuse. Avant elle l’avait été, mais en acceptant sa nageoire, la déesse l’avait privé de ressentir toute douleur.


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Dim 22 Oct - 21:12

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Je soupire, pas contre elle, contre moi-même. Je ne vais pas lui dire que, moi aussi, je ne me comprends pas. Je suis un agglomérat de pulsions, des bonnes, des mauvaises, des bizarres. Elles ont depuis toujours guidées ma conduite, ne connaissant que cela. Je porte tantôt un jugement critique, empreint des pires préjugés et la seconde suivante je deviens un être réfléchi, sans aller jusqu’à tolérer mon prochain, j’arrive à le concevoir comme pouvant avoir des valeurs différentes des miennes. Parlons-en de mes valeurs. Gris, noir, blanc, tout est éphémère, tout se met en branle, s’écroule, se reconstruit, c’est anarchique. Une rencontre un peu particulière et mes méninges réévaluent l’entièreté de mon existence. La seule constante jusque là était mon aversion pour les êtres humains, mais même cela est depuis peu bousculé. Ce soir avec la belle prêtresse dont les propos me travaillent, demain avec mon bel ami Newid qui fait vriller mon cœur et hier avec la garde Feugh à la sincérité déconcertante.

Je la laisse me guider jusqu’aux abords de la ville, plus naturel, plus proche de ce que, je suppose, doit ressembler Octantis. Les grandes étendues d’eau me détendent. Je ne suis pas au bout de mes surprises. La femme qui m’accompagne se déshabille et se transforme sous mes yeux. C’est somptueux. J’ai eu l’occasion de voir mon père effectuer ce tour, à chaque fois je n’en suis pas moins impressionné. Je ne sais pas ce que pensent les autres races de la capacité à disparaître des Wyyn, personnellement, ce sont les facultés métamorphes des Newid et des Seseli qui me fascinent le plus. Je ne fais absolument pas états des bruits d’os brisés et autres craquements sordides qui en résultent, l’entrée aquatique de la Douce Mort m’octroie souvent l’occasion d’assister à ce genre de transformation, il faut bien dire que je préfère mille fois lorsqu’il s’agit d’une belle femme ou bel homme, plutôt que les pochtrons habituels. Si elle est splendide sur terre, elle est digne de la beauté divine une fois sa forme sirène achevée. Mes yeux ronds me trahissent et je ne peux retenir de commenter le spectacle qui vient de s’offrir à moi.

« Vous êtes magnifique, c’est avec plaisir que je me joins à vous. »

Pour la première fois, j’hésite. Pourtant, je me suis déjà dévêtu maintes et maintes fois, mais la belle prêtresse, sous sa forme aquatique, m’intimide. Je cède, espérant que l’obscurité dissimulera les scarifications multiples et autres stigmates porteurs de mon histoire. J’ôte méticuleusement mes vêtements et me laisse engloutir par les eaux fraîches. La soirée s’avère de plus en plus délectable.

« Où m’emmenez-vous ? »

Pas tant que je sois suspicieux, mais il vaut mieux être trop prudent que pas assez. Surtout que vu les circonstances, je suis dans de bien mauvaises dispositions pour me défendre si un problème survient. Sous l’eau, c’est la prêtresse qui aura tous les avantages.
Je croise son regard, elle sourit. Elle rayonne sous cette nouvelle forme. Bon, pour une fois, je me laisse porter par le courant autant littéralement que figurativement. La jeune femme sera mon phare dans les eaux sombres de Ceti alors que la lune seule nous confère un halo faible de lumière blanche.

Elle disparaît de la surface. J’inspire et plonge à sa suite. Je ne vais pas me décrire comme un excellent nageur, surtout en présence d’une Seseli, mais je me débrouille. Mon père aurait sans doute mal vécut d’avoir un fils qui ne sache pas nager. L’eau est fraîche, moi qui suis d’ordinaire le premier à rejoindre les eaux chaudes des bains publics, j’avoue être légèrement engourdi par la température. J’ai beau ouvrir mes yeux, dans un premier temps, je ne vois rien, lentement, mais surement, mes pupilles finissent par s’habituer à la faible luminosité environnante.


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Lun 30 Oct - 17:40

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Ses yeux ronds trahissent sa surprise, ou sans doute l’étonnement face à sa nageoire. Elle n’en sait trop rien. Ce qu’elle retient pourtant, c’est qu’il n’a pas semblé choquer par les os qui se sont brisés, les tissus qui se sont déchirés et par le changement de jambes en nageoire. Elle est surprise de voir qu’il a sans doute dû voire les transformations de son père et rassurée en même temps. Une autre transformation pour retrouver ses jambes et lui courir après n’était pas dans ses plans. Et encore moins courir nue après lui. Clairement pas. Alors tant mieux s’il était habitué à cette première forme, elle en était ravie. La suite, elle espérait, serait une surprise. « Merci. » Doux sourire, elle n’en dit pas plus. De toute façon, rien d’autre à dire. C’est très gentil de sa part de lui faire part de compliment, comme c’est très surprenant ses changements d’état émotionnel. Elle n’est pas sûre de bien comprendre ce qui se trame dans sa tête, ou dans son cœur, et ne préfère donc pas porter de jugement à ce sujet. C’est bien trop compliqué pour qu’elle se permette de dire quoique ce soit. Et puis, là n’est pas son rôle. Elle le sait pertinemment. Ce soir, elle va juste lui faire part de quelques traditions, de connaissances sur le peuple de son paternel. Evidemment, elle ne va pas lui conter les secrets d’un peuple qui tente de les cacher, mais elle peut lui donner l’occasion de se rapprocher d’une culture. Elle a décidé de ne pas se gêner et a muté. Quand ce dernier fini par la rejoindre, elle prend note mentalement de l’état de son corps, mais ni son visage, ni son comportement ne laissent indiquer quoique ce soit. Si un jour il veut se confier à elle et lui en parler, il le fera. En attendant, elle n’a rien à dire. Doux sourire, elle ne dit rien et l’entraîne dans les courants marins. Elle y voit sans doute – très certainement même – bien mieux que lui. Distinguant les différents courants qui s’offrent à elle, reconnaissant ceux qui iront plus vite, de ceux qui la ralentiront. Ils ne nagent pas très longtemps, O’yana s’assurant qu’il a toujours suffisamment d’air pour la suivre, à mesure qu’ils s’enfoncent sous l’eau. Ses branchies, sur les côtés de son cou, lui permettant de respirer sous l’eau, sont indispensables pour la seseli, mais le wyyn n’en possédant pas, elle ne peut pas se permettre de se tromper d’itinéraire. La surface se fait de plus en plus lointaine, à mesure qu’ils s’enfoncent sous la ville. C’est alors, qu’en face d’eux, sur quelques mètres, une douce lueur se met à briller. Tantôt blanche, tantôt rouge, tantôt verte. Ils se dirigent vers cette dernière O’yana accélérant à grand coup de nageoire. Elle sent qu’il vint à court de sa réserve d’oxygène. N’ayant pas prévu de l’assassiner, elle préfère continuer, plus rapidement, pour s’assurer de sa survie. Au fur et à mesure qu’ils avancent, un cercle de lumière, puis des lumières de plus en plus nombreuses, apparaissent. Une crique, finalement, se dessine sous leurs yeux. Bien loin de la surface, bien loin de la ville, un temple sous-marin prend naissance sous leurs yeux.
Petit bassin entouré de roche brune, parfois noire, il laisse transparaître la surface et la possibilité de retrouver la terre ferme, ainsi que la plage. Faite de galets. Le temple lui, se trouve à la fois sur terre, comme sous l’eau. Une statue de la déesse sur ses deux jambes figure sur la plage et deux figurent sous l’eau. L’une montrant une femme sublime, aux formes voluptueuses et à la nageoire semblable à celle d’O’yana bien que plus large, plus grosse, et faite de toutes les couleurs, ainsi que d’une multitude de joyaux et de cristaux (sources de la lumière qui a éclairé leur chemin). Une seconde est à l’exact opposé de la déesse. Créature hideuse, affreuse, effrayante, elle est une facette que les seselis cachent et gardent pour eux. Le rappel incessant que l’océan n’est sûr pour personne. Elle remonte un instant à la surface, rejoignant le wyyn en sortant sa tête de l’eau. Une fois qu’elle l’a retrouvé, elle se rapproche de lui, de quelques coups rapides de nageoire. « Est-ce que ça va ? »


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Mar 31 Oct - 2:32

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Alors que les profondeurs nous engloutissent un peu plus à chaque mouvements de nos corps, je prends sur moi pour contrôler autant que possible l’oxygène qu’il me reste en réserve. Elle se tourne fréquemment et j’aperçois furtivement son visage. Mes yeux pas très bons à l’air libre s’avèrent encore plus médiocres sous l’eau et je ne peux qu’à peine deviner ses traits. Le temps s’écoule lentement lorsque les abimes nous contemplent. Je finis par sentir la pression induite par le manque d’air. Mes poumons me hurlent de reprendre mon souffle, je n’ai malheureusement que du liquide à leur proposer pour le moment. La belle accélère, mon faciès doit trahir le manque. Je ne remarque que très tardivement les lumières vers lesquelles me guide la jeune Seseli. Je donne plus de forces à mes gestes comprenant l’itinéraire. Je laisse plusieurs bulles s’échapper de mes lèvres lorsque je devine le temple qui se dessine petit à petit devant moi. Une splendeur digne de ce peuple si raffiné. Je retrouve enfin la solidité du sol et surtout l’air. Je prends une grande inspiration et mets un temps à reprendre mon souffle. Mes poumons me brûlent suite à cette absence prolongée d’oxygène. Je ressens aussi de léger vertige et me laisse un moment pour récupérer avant de répondre a la prêtresse. Nu comme un newid, je prends conscience des splendeurs qui m’entourent et finis par lui donner une réponse tardive et distraite.

« Oui, oui, je suis solide. »

L’entraînement très régulier que j’impose à mon corps m’octroie le privilège de bénéficier d’une endurance raisonnable. Je reste bloqué sur le visage de la terrifiante représentation de leur déesse.

« C’est… je n’ai aucun mot qui me vient… Merci de m’avoir amené ici. »

Je plante mes yeux bleus glace dans ceux de la jeune femme, réellement reconnaissant de m’avoir fait découvrir un tel joyau enfoui dans les profondeurs de Ceti. Je doute que beaucoup de personne extérieur à leur culte se soit déjà rendu ici. Je ne peux pas m’empêcher de me sentir prisonnier. C’est une peur irrationnelle, j’essaye de me convaincre que je ne crains rien et que dans tous les cas, je sais me défendre. Mais voilà, je suis nu, loin de la surface, dans un environnement que je ne maîtrise pas.

« J’ai besoin de m’asseoir. »

Je me pose un peu perdu. Entre la beauté du lieu et mes peurs soudaines, je me retrouve confronté à l’habituel tumulte. Je me plonge dans la contemplation du lieu pour que mes pensées me quittent par elle-même. A force de réfléchir, je porte instinctivement ma main gauche sur les fine cicatrices qui barrent mes lèvres et les redessine avec la pulpe de mes doigts.

« Pourquoi m’avez-vous amené ici ? »

Elle comble amplement ma soiffe de découverte et ma curiosité envers le peuple de mon père. Je lui pose donc cette question en espérant qu’elle amènera encore plus de réponse à des questions que je ne me posais même pas. Si ce soir je ne m’attendais à rien de particulier, je finis par ne plus savoir où ranger toutes les informations que la prêtresse accepte de partager avec moi. Pour une raison inconnue, je repense au félin qui l’accompagnait. Le pauvre va se demander où sa maîtresse se trouve.




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Jeu 2 Nov - 18:31

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Arrivée en Arenaria : 15/04/2017
Localisation : Sans doute dans le temple de Naoidhean.
Fonction/métier : Prêtresse du temple de Naoidhean à Ceti.

CARNET DE ROUTE
◊ SAC:
COMPÉTENCES:


« Tant mieux. » Elle sourit, rassurée. O’yana se sent bien. Apaisée. Ici, même si elle n’est pas à Octantis, elle pouvait si croire. Réellement. C’était un endroit apaisant, calme, preuve de la croyance de son pays. Pendant qu’il se remettait de ses émotions, elle replongea, allumant – grâce aux cierges magiques – les bougies présentes sur les statues. Remontant à la surface, pour revenir vers Danak, elle planta ses yeux dans ceux du wyyn. « Mais de rien. Notre culture est diverse et variée, mais je n’avais pas les mots pour vous expliquer ce qui vous tracassait, alors je me suis dit que des images parleraient pour moi. » Haussant les épaules, sa nageoire se mouvait sous l’eau, créant de fines vaguelettes autour d’eux. Stabilisée dans l’eau, elle était bien. Dans son élément. C’était plaisant. Rassurant. Ressourçant. Elle ne savait pas comment expliquer le sentiment qui la prenait, au creux de ses tripes, lorsqu’elle se retrouvait dans de tels lieux. C’était un petit paradis dans la Capitale. Un petit lieu de plénitude. De bonheur intense. Dont les sensations n’étaient pas partageables, non explicables. Un lieu qu’elle conservait précieusement et qu’elle avait eu – subitement – envie de partager. Non pas pour qu’il se ressource et se sente bien dans sa peau, mais simplement pour lui montrer qu’elle n’était pas juste douce et patiente, que Naoidhean n’était pas qu’une seseli aimante et protectrice. Que comme toute mère, elle possédait sa propre sauvagerie et sa propre colère. Qu’elle pouvait se montrer dangereuse, mortellement dangereuse d’ailleurs. « Je vous ai emmené ici pour vous dire qu’une apparence n’est pas révélatrice d’une personnalité, d’un caractère. » Sourire sur le visage, elle poursuit. « Je suis différente, tout en ne l’étant pas, de ma déesse. Je partage certains de ses qualificatifs et bien plus que vous ne pourriez l’imaginer. Le contrôle, la méditation, se ressourcer, sont des choses qui nous permettent de nous poser et de voir le monde autrement qu’à travers nos sentiments et nos émotions. En tant que prêtresse, je me dois de conseiller et d’éclairer les croyants, mes émotions n’ont rien à faire là-dedans. Je dois donc m’en débarrasser, le plus souvent possible. » Faisant quelques mouvements de brasse, elle se plaça sur le côté gauche du jeune homme, immergée, de profil. « Naoidhean est douce et aimante. » Montrant du doigt la statue représentant sa forme humaine, elle poursuivit. « Elle sait écouter, rassurer, conseiller, éclairer. » Montrant l’autre représentation, elle continue. « Mais la violence de sa rage, de sa colère, ou de sa douleur face à la violence d’autrui n’est comparable qu’à celle d’une mère secourant ses enfants. Etre capable de se maîtriser et de faire preuve de calme ne veut pas dire qu’on ne ressent rien d’autre, qu’on n’est pas indomptable, dangereux, sauvage. » Replaçant son regard sur Danak, elle se retenait de franchir une nouvelle limite de son peuple, alors elle ravala la dernière mutation qu’elle aurait pu faire. « On a tous une part sombre ou difficile en nous, chacun la gère à sa façon. Ca ne révèle rien de particulier, juste qu’on a fait un choix et qu’il nous appartient. » Haussant les épaules, elle n’était pas sûre qu’il ait compris ce qu’elle souhaitait lui dire, mais au moins elle avait essayé.


Cachés dans les profondeurs de l'océan, on entend les murmures de la déesse. Seront-ils assez courageux pour la retrouver ? Qu'importe la noirceur entourant sa cachette ? Trouveront-ils la lumière, même au plus profond de l'obscurité ? — .
croire,
s'étouffer
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Ven 3 Nov - 5:50

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Arrivée en Arenaria : 17/07/2017
Localisation : La Taverne et Auberge de la Douce Mort, Quartier Sininen, Ceti
Fonction/métier : Serveur/Tavernier

CARNET DE ROUTE
◊ SAC: dague à rouelle offerte par ma mère à mes vingt ans, cape noire, gants en cuirs noirs, une aiguille violine d'un certain cactus coincé dans le ruban de mon chapeau haut de forme
COMPÉTENCES:


Ce qui me tracasse… Je suis un foutu livre ouvert ? Faut dire que ce soir, c’est une catastrophe, je passe par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel sans rien pouvoir retenir. J’ai l’impression qu’à chaque fois que j’ouvre la bouche, je tire à pile ou face pour savoir comment lui parler : doux comme un agneau, plus venimeux qu’un serpent. Je soupire, un peu d’humilité ne ferait pas de mal. Surtout en ce lieu où je me sens soudainement bien insignifiant.

« Pardonnez-moi mon attitude désinvolte de tout à l’heure. »

Je baisse les yeux. Si la belle Seseli se sent dans son élément, je suis redescendu au plus bas de mon moral. C’est vrai, je l’ai jugé sur son apparence de jeune prêtresse à l’air innocent et aux paroles trop bonnes pour avoir connu la moindre péripétie dans sa vie. Mais qui suis-je pour m’être permis un tel comportement. Se contrôler, voir le monde autrement qu’à travers ses sentiments. J’ai un frisson qui me parcourt l’échine. Pour moi, la seule époque où je devais faire abstraction de mes sentiments, sont mes années en tant qu’esclave. A part la peur que je réprimais, il n’y avait de toute façon pas beaucoup d’autres sentiments à gérer. Paradoxalement, je suis touchée par ses propos, mais n’y adhère pas. Je ne peux m’envisager en tant qu’individu sans l’expression de mes sentiments, même si clairement, je me mets des bâtons dans les roues tout seul avec une telle mentalité. Elle se meut et vient à côté de moi. Sa présence me rassure. Je finis par m’habituer à la prêtresse. Elle m’explique les deux visages de sa déesse. Pas très étonnant, mais le second me parle bien plus.

« Je me reconnais bien plus dans ce second visage, il m’arrive rarement d’être impassible… sauf cas exceptionnels, mais je dois me préparer à l’avance et puiser dans mes ressources pour me maintenir. »

Je soupire. Mon discours est pauvre comparé aux connaissances qu’elle m’apporte. Je la regarde en retour.

« Je sais que vous ne me jugez pas, c’est juste que le choix est parfois compliqué. »

Je lève les yeux au ciel… enfin, au plafond… j’essaye de trouver une manière délicate d’amener les choses, sauf que jusque-là j’ai enchainé les comportements hautains, arrogants, et autres qui me font dire qu’elle a vraiment une patience en or pour m’avoir autant supporté sans broncher.

« Pour faire simple, jusqu’à mes seize ans, j’ai dû réprimer tous mes sentiments et quand je dis que c’était un devoir, je ne plaisante pas, l’autre alternative aurais pu très littéralement me couter la vie. »


En parlant de cela, je montre machinalement toutes les cicatrices qui couvrent mon corps. De la simple coupure à la brûlure. Je suis une œuvre d’art.

« Je ne me cache pas derrière cette expérience pour justifier mes aléas émotionnels, quoique sans doute, mais inconsciemment. Disons plutôt que je sais d’où cela vient et je ne veux pas travailler dessus. Du coup je rejoints votre avis sur le choix. Aujourd’hui, j’ai le choix, je ne dis pas que je fais le bon, loin de là, mais je fais celui qui me laisse faire l’opposer de ce que j’ai vécu auparavant, je ne sais pas, peut-être pour rétablir l’équilibre. »

C’est terrible, à chaque fois que j’ouvre la bouche pour expliquer ce qui me trotte dans la tête, j’ai non seulement l’impression de m’embrouiller mais en plus de n’avoir aucune vraie constance dans mon argumentation. Tout ce que je dis est plat, facilement démontable.


Le mal se connaissant est moins affreux et plus près de la guérison que le mal s'ignorant.
Never again will I be dishonored
And never again will I be reminded
Of living within the world of the jaded
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Mer 15 Nov - 11:09

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CARNET DE ROUTE
◊ SAC:
COMPÉTENCES:


Doux sourire sur le visage, la prêtresse hausse les épaules. « Ce n’est pas grave. » Et ça ne l’était pas. Chiant par contre, mais elle ne se permettrait jamais de se laisser aller à de tels jugements. Chacun avait sa façon d’être. Elle n’était pas là pour la juger. Et puis, elle ne pouvait pas façonner les êtres qu’elle côtoyait à son image. Certainement pas. La diversité de caractère et de personnalité forgeait l’originalité de leurs royaumes, elle ne pouvait pas s’en plaindre. Absolument pas. « Oh, vous voyez de l’impassibilité dans l’autre ? » Elle ne voyait pas la même chose que lui. C’était intéressant. « Je n’y vois qu’une douce sagesse. De l’amour dans ses regards, de la voluptuosité dans ses formes, de la tendresse. J’ai l’impression que rien de grave ne pourra jamais m’arriver à ses côtés. J’ai tendance à y voir une femme très belle, maternelle, rassurante. Comme l’ilot sur lequel se raccrocher en cas de tempête. » Elle haussa les épaules. « Mais peut être qu’elle est juste impassible. » Peut-être après tout. Personne ne savait vraiment ce que l’auteur de la sculpture avait voulu transmettre, chacun y allant de sa propre interprétation. C’était en ça que résonnait l’art. chacun y voyait ce qu’il voulait y voir. Sans se gêner de le penser ou de le dire. Parce qu’il n’y avait aucune gêne. Tout était normal, naturel. « Personne ne vous demande d’être impassible. » Elle continua. « Il faut juste que vous compreniez que si pour vous canaliser vos émotions est difficile, pour les autres, les recevoir en pleine face l’est également. Il n’y a jamais un coupable dans une relation, que des parts de responsabilité partagée. » Tous avaient du travail à faire sur eux-mêmes, d’une façon ou d’une autre, pour permettre à l’entièreté de la population de vivre ensemble. De se supporter. D’accepter les différences. La tolérance ne s’apprenait pas dans un livre, mais en cultivant une image de soi, des valeurs, en travaillant sur des détails qui pouvaient avoir leur propre importance. « Je me doute. » Elle sourit. « Avec le temps, peut-être que d’autres perspectives s’ouvriront à vous. » Elle ne doutait pas qu’il pouvait encore changer de mentalité. Qu’il pouvait apprendre d’autres choses, d’autres façons de s’exprimer, de se contrôler – si tant est qu’il le désirait. Ou de moduler ses émotions afin d’atténuer leur impact. Tout était dans le travail. Comme elle pouvait apprendre, dès aujourd’hui, à rester ouverte, mais pas trop, pour éviter un contre-coup émotionnel trop important. Trop douloureux.

Finalement, lentement, mais sûrement, le wyyn finit par s’ouvrir. Ses cicatrices, visibles, à n’importe qui, n’ont pas attisé sa curiosité. Son corps porte son histoire, comme sa peau à elle est marquée par ses écailles. Chacun son fardeau. Il n’a pas besoin d’être visible pour en être moins douloureux, ou vice versa. Ainsi donc, elle n’aurait jamais osé lui poser de questions à ce sujet et, d’une certaine façon, estimait ne pas avoir à le faire. S’il souhaitait se confier, il le ferait. D’une façon ou d’une autre, à un moment donné ou à un autre. Elle n’en doutait pas. Pas une seule seconde. « Ou pour profiter de ce que vous n’avez pas eu. Vivre pleinement. Vivre entièrement. Vivre sans se soucier du reste. Embrasser votre vie et ses difficultés, ressentir pleinement tout ce que vous vivez, même si ça implique de souffrir parfois, d’être instable ou être incompris. » C’était une façon de voir les choses, de les accepter. Être sensible permettait de voir tout un panel d’émotions. De situations. De choses que l’on n’aurait pas forcément eu l’occasion de voir ou de sentir en se fermant au monde. C’était une façon de faire. La bonne ? Elle n’en savait rien. Lui seul saurait si elle lui convenait, s’il pouvait mûrir et vivre avec.


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Leçon du soir, bonsoir ! - avec O'Yana

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